‹ Théologie de la natureChapitre 102 sur 119 · CHAPITRE tll. 53i · texte numérisé non relu

CHAPITRE tll. 53i

réellemefat verîibraux; ces hémisphères étadt te siège des facultés purement intellectuelles, qui n'ont pas besoin d*orgànes spéciaux extérieurs f)0ur être exercées.

Les fonctions sensitives, ad contraire, s'ëxerçaht dans certains organes parlicdliers , oht toutefois aussi dans le l*erveau des reiifletnehts (ilus ou moins forts, dans lesquels siège proprement lèsent; et où naissent tes nerfs cfui y transmettent lés sensations perçues datis ces organes, podr lès communiquera l'individu, ou; comtiie on dit, au Moi ; jredflemehts qui, en conséquence, président à ces sens.

La facMtè lotomotrit^e, au moyen de laquelle Yindividu a , parsd volonté, le poiltoih de faire contracter plus ou moins tel ou tel muscle, aflh de tttettre certaines parties du corps en niouvettient, payait également résider dans certaines parties du cerveau, d*où tiendraient ses nerfs; pour se rendre de 1&, chacun dans le niuscle qu1l doit fkiré contracter.

Il (BSt plus probable toutefois, et diverses observations tendent k le prouver, que la faculté locomotrice de chaque région du corps résidé plus parlicutiè^ement dans la partie de la moelle épinière, la base du cerveau comprise, répondant ^ cette région par lés nerfs qu'elle produit; c'est-àdire que les mouvements des muscles de la tète dépendent des nerfs crâniens,; et que ceux des autres parties du corps ont leur siège dans la moelle épinière proprement dite ; mais que de part et d'antre, Tincitation volontaire dont chaque partie de l'ensemble de ces organes centraux du système nerveux a besoin pour agir, a son foyer exclusivement dans le cerveau, et probableibent dans les hémisphères; d'où résulte que, sitôt que cette partie, siège de la volonté, cesse de fonctionner, les ihouvements volontaires cessent; et le corps est en tout ou en partie paralysé; c'est-à-dire que si les muscles sont, ainsi que cela me parait, des organes comparables à des électro-aimants ; les nerfs locomoteurs y répondraient aux fils conducteurs du fluide galvanique; les ganglions de la moelle épinière où ils nais^

sent , feraient les fonctions de pile galvanique , et le cerveau celui d'agent excitateur intelligent.

Enfin, les fonctions automcUiqueSy celles exercées, au contraire, sans que le moi en ait connaissance, et sur lesquelles ]a volonté n*a en outre aucun pouvoir, résident, ainsi que je Tai dit, dans le système nerveux sympathique formé d*un certain nombre de Ganglions ou masses nerveuses isolées , ordinairement assez petites, formant une série de chaque côté de la colonne vertébrale ; ces ganglions communiquant entre eux et avec les nerfs venant du cerveau et delà moelle épinière par de nombreuses branches nerveuses; mais Ton n'a pas encore pu s*assurer si cette communication est réelle ou simplement apparente, ni comment elle a lieu.

J*ai dit que TEsprit résidait dans l'encéphale, ou qu'il y avait du moins son centre d'activité , d'où il agissait par les nerfs sur tous les organes du corps soumis à son empire. Les fonctions sensitives et volontaires dépendant des facultés intellectuelles, il n'y a pas de doute que les parties de l'encéphale d'où elles tirent leur puissance ne soient en communication avec celle qui préside spécialement à Tintelligence; et comme celle-ci réagit , il est très-probable que c'est plus spécialement dans cette partie aussi, que TEsprit doit plus particulièrement avoir son siège.

J'ai fait remarquer, en outre, que les hémisphères formaient dans l'homme et les Mammifères plus de la moitié supérieure de la masse du cerveau , et que ne produisant point de nerfs, on admettait , avec beaucoup de raison, que c'était là le centre , où résidait Y Esprit ou le Moi.

Cette portion supérieure de l'encéphale étant proportionnellement plus volumineuse dans ï Homme que chez aucun Mammifère , il semble déjà indiquer par là qu'elle est le siège de l'intelligence.

Elle a dans son ensemble la forme d'une demi-sphère, d'où le nom qu'on lui a donné, et se trouve partagée longitudinalement en deux moitiés par une profonde'scissure qui

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la traverse jusque vers sa base, où les deux parties qu'on appelle plus spécialement les Hémisphères^ sont unies par une large commissure.

Ces deux masses sont ensuite encore subdivisées k leur surface en saillies arrondies , irrégulièrement contournées sur elles-mêmes en de nombreuses Circonvolutions , qui ont ceci de remarquable, que c'est précisément dans Y Homme , l'espèce de Mammifères la plus intelligente, qu'elles sont les plus nombreuses , et plus prononcées que chez aucune autre, et moins marquées encore dans les classes inrérieures: comme si le degré d*inlelligence était en quelque sorte proportionné à la surface de cette partie du cerveau.

Ces deux hémisphères communiquent \i leur base, chacune principalement par un gros pédoncule avec une masse centrale inférieure, impaire, nommée le Pont de Varoles, et celle-ci , ^ son tour, postérieurement par un gros prolonge* ment ou lUoelle allongée^ avec la Moelle épinière qui en est la continuation , en se prolongeant dans le canal vertébral.

Sous la partie postérieure des hémisphères , se trouve une autre masse, la seconde en volume, ou Cervelet^ dont on ne connaît pas encore les fonctions avec certitude, ne produisant également pas de nerfs , mais seulement deux pédoncules qui pénètrent dans le Pont de Yarole.

Outre ces quatre parties principales , Tencéphale en présente encore d'autres plus petites et de moindre importance placées sous les hémisphères , et dont je ne parlerai point ici , leur description étant sans but dans le présent ouvrage.

C*est de la face inférieure de la partie centrale de Tencéphale, et surtout des pédoncules du cerveau , du pont de Yarole et de la moelle allongée que naissent les divers nerfs de la tète , et entre autres les deux nerfs Olfactifs ou de Todorat, les deux nerfs Optiques ou du sens de la vue, les Trijumeaux ou nerfs du goût, et les nerfs Acoustiques ou du sens de Touïe. Quant aux nerfs du Tact ou de la sensibilité générale , ils naissent par autant de paires qu'il y a

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de vertèbres, en s^ceompagn^ipt le$ perfe qui président aui mouvements volontaires.

Tous ces nerfs se rendent dans les divers organes auxquels ils sont destines, en se subdivisant plus ou moins pour y servir ii la fonction que ces organes remplissent* C'est-à-dire que les nerfs sepsitifs y perçoivent rimpression que les corps étrangers font sur ces organes et les traosmettent au cerveau, pour les y soumettre au jugement de TEsprit, et que celui-ci communique, ^u moyen des ner{s moteurs ou volontaires, aux mu&c|e^ soumis à sa dominatioQ le commandement de se contracter, conforiqément 2) cet|ç même incitation pour réagir selop )es prcopstances sur le monde extérieur.

Ce double effet peut être parfaitement comparé ^ celui qui a lieu ds^ns un télégraphe électrique au bout duquel seraient placés deux fortes d'agents, les uq$ préposés pour signaler au chef du gouvernement, au fQoyen du fil électrique , tous les faits qui opt liep dans la région soumise k ^ surveillance, q( |es autres ayant au contraire pour foncUoos d'exécuter jes ordres qu'ils reçojvept dq inême pouvoir central ; double communication qui s'exécuta ^yec I4 foéme rapidité pept-é^^*^ que cell^ de ce mémç té)é^r^pbe, ({ont (çs effets peuvent, diiop, §e trapsmettre avep mjq vîtessçde 45,000 lieues par secopcje.

La comparaison que je f^is ici est t^lefqept justç que , d'après les observations et les expériences q\i*qn % faites, il existe la plus grande analogie eptfe le fi^iie nerveux qu*on suppose parcourir les nerfs, et les fluides électriques et galvaniques.

C'est ainsi que Y Esprit , qui préside ^ j'unit^ de gouvernement qu*on nomme d'ordinaire le Sloi, perçoit et apprécie les effets que les corps étrangers foqt §^^ t$}|e partie du corps, et qui lui sont signafés avec les caractères que chaque fait présente, soit par les ner(s du tact, çoi^ pi^r ceux des sens spéciaux localisés dans certains organes seiiienaent, en

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mène temps que l'Esprit agit sur les muscles volontaires suivant sa décision, eu leur transmettant par les nerfs mo* teurs, dont chaque fibre musculaire parait recevoir un ra-i muscule, comme ag^int indépendant de tous les autres , Vobligation de se contracter de la quantité voulue ; quantité tellement précise , que, pour produire un mouvement déter<r miné de moins d'un centième de miUimitre , plusieurs mus* c|es y contribuant, quoique chacun soit composé de plusieurs milliers de fibres , dont l'étendue de contraction est diPrente pour chacune: cette étendue dépendant de la longueur de chaque fibre, qui varie considérablement, et sou degré d'inclinaison sur le tendon commun qui les reçoit toutes dans chaque muscle (1), précision qui dépasse tout efifort d'imagination; tandis que, dans d'autres cas, cette même contraction est non-seulement très -incertaine, mais même eutî^rement involontaire cbes les personnes non exercées à tel mouvement, ou affectées de tremblement contre lequel tout effort de la volonté est impuissant ; différepcei^ qui dépendant non du pouvoir de l'esprit, mais de l'état des appareils nerveus et tnusculaires sur lesquels car lui-ci agit» eu rentrant dans les conditions relatives dans lesquelles se trouvent les esprits des diverses espèces aninaales , et fournit ainsi une présomption de plus en faveur de la similitude des esprits de tous les animauii, sans en e|;cepter l'espèce bumainOe

D'après l'étude qp'on a faite du système nerveux, on a trouvé quç tout^)^ paires deuerfs racbi^iens étaientformées k leur naissance sur la moelle épinière de deux racines , une plus superficielle CQRStituaut la partie ^^nsitive, et uuq plus profonde, formant 1^ partie motrice; que ces deui: racines se

confondaient bientôt eu un seul tronc • probablement en s'accolât siippleogiept Vuue k l'autre, sans précisément confondre leur substapce; et que ces troues composés ainsi de

(0 Voye» i^mfM n« S et \i,

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deux parties distinctes vont ensuite se distribuer partout ; les nerfs moteurs en se rendant dans les noiuscles où ils se terminent; et les tactiles dans les organes qu'ils rendent sensibles , et spécialement dans les téguments qui constituent proprement dans toute leur étendue , (e réceptacle da sens du toucher, appelé de là le Sens général. Là, chaque extrémité nerveuse arrivée à la surface où elle est en 'rapport avec les corps étrangers , se trouve revêtue d*une espèce de coiffe d'une substance légèrement résistante, constituant ce qu'on nomme une Papille nerveuse , enchâssée dans les téguments et recouverte par Tépiderme qui la garantit du contact immédiat des objets extérieurs ; papille bien distincte à la vue simple dans Tintérieur des mains et surtout au bout des doigts, ainsi que sur la langue. C'est à travers cette enveloppe que les nerfs éprouvent les impressions sensitives que les corps étrangers exercent sur eux, et qu'ils transmettent ensuite au Moi qui les apprécie.

On a fait de nombreuses conjectures sur la partie du cerveau qui pouvait être le siège tout k fait central de l'agent intellectuel de V Homme et des Animaux ; on Ta assez naturellement placé dans quelques-unes des parties médianes, mais toujours sans preuves certaines ; en6n on pensa que ce devait être plus spécialement dans les hémisphères; d'abord par la raison que ces deux masses cérébrales sont , ainsi que je l'ai déjk dit, surtout très-développées dans V Homme y qui se distingue par sa haute intelligence, et, en second lieu , en ce que ces mêmes hémisphères ne produisent aucun nerf, ce qui semble indiquer qu'il préside à une fonction qui n'en a pas besoin ; fonction qui ne peut guère, en conséquence, être autre que celle de l'intelligeDce et du jugement moral. Mais à quoi sert alors le Cervelet , qui , très-volumineux aussi , ne produit également pas de nerfs ? On a bien formé diverses conjectures k ce sujet , mais toutes sont restées sans démonstrations suffisantes. Gall a pensé que c'était la partie qui régissait les fonctions gêné-

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