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ratrices ; d'autres , que c'était le siège de la régularité des mouvemeuts, etc.
Quant ^ ridée que les hémisphères sont spécialement le siège de l'intelligence , cette opinion étant fondée sur cette expérience faite plusieurs fois, qu'en comprimant même légèrement le cerveau par un moyen mécanique, chez des personnes dont une partie du crâne a été enlevé, ces personnes ont k rinslant perdu connaissance, sans éprouver du reste aucune douleur par TefTet de cette compression , sont revenues de suite k elles en recouvrant leurs facultés intellectuelles aussitôt que la compression cessait. Mais d'autres observations semblent aussi prouver le contraire ; celle , par exemple , où des personnes blessées à la tète ont eu le cerveau plus ou moins fortement entamé sans que pour cela leurs facultés intellectuelles en aient été altérées. II n'en est pas de même des moindres blessures faites au cervelet, ou k la moelle allongée , qui tuent subitement.
Les Physiologistes sont allés plus loin. Ayant remarqué que non -seulement chez Y Homme, mais aussi et surtout chez les Animaux, où les parties constituantes de l'Encéphale sont plus distinctes , les divers nerfs des organes des sens , prenaient leur origine dans des renflements plus ou moins volumineux du cerveau ; ils ont pensé avec beaucoup de raison que ces renflements étaient les sièges spéciaux de ces sens , qui devaient être d'autant plus actifs et plus subtils , que ces renflements étaient plus développés ; et partant de cette première base , ils ont pensé aussi , et cela encore avec beaucoup de probabilité , que de même toutes les facultés organiques , les intellectuelles comme les autres , devaient avoir chacune ainsi , dans l'encéphale , un centre d'activité d'où leurs organes tiraient leurs nerfs; et que ces centres devaient être également d'autant plus développés que les fonctions qui y ont leur siège sont plus énergiques ; mais il s'agissait, en définitive, de trouver le lieu de chacune de ces parties de l'encéphale qui préside k telle ou telle
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foDcfioD. C'est latbépri^ de cQtte compositiop de Tenoé* phale et des facultés résidant dans chacune des parties, qui forment ce derqier, qui constitue ce qu*on a noqipné le Système de Gall^ ou la science de h Phr^login (1), dool i\ a déjà été question plus ))aut.
Les Appareils sensitif^, au mojen desquels les ^^P^tix se mettent en rapport av^ le n^onde extérieur, sont, comme tout le monde sait, ^u nQa)|)re 4^ cinq (^ans Vespèce humaine ; m^is j*ai d^a f^it remarquer plus haut , page oQ , qu'il existait de frës-fqftes présomptions, fondées sur ro|)servation des faits, soit apatomiques, soit physiologiques , qpi foflt penseï* que df| fPoins çerta^us animaux ci|e diverses classes , en posg^di^pt encore ([autres c|ont noqg ne pouvop^ concevoir ni ^ dl^Rft^UtQP » ^i l'^ctiç^t « pi^r cela même que nous n^ les ^vops point; pas plus qu'il ne serait possif)|e ^ uq ayepg(e 4ç pai^fancq ^^ concevoir par loi* même la fonction 4e |^ y^Ç $> |a p^turç des couleurs ; sens k rexistcqcç ^fiqqel il croit tout^fpi^ p^r Içs expérience^ qu'il faif ç|]r les clairvoyants. C'est pfir l'un dfi ces segs, \\ npqs inconnii^, que certaip^ g|[ifpiqifx^ |^§ piç^Aux sprtQuf , et, à ce qui paraît aussi , |ç Çbflen , opt çqpnaiss^qçç , malgré le grand éjoignement 4^ \^, direç(ipi) dan§ Iciquelle ^ trouvent le^ lieux auxquels ils ^Qnt att^ç^iés, soit par jnç^inct, soit par tout autre sentingfeja^ (poral. \\ suffira de rappelc^r ici ce$ fai^ , ^ieq cpnp\;s 4^ tout Iç fpep4e « où l'oi^ epip|oie 4es Qiseî(u:f bons vejlj^rs, et 4*or4inaire 4çs Pigcofi^, pour porter 4^^. ^^^i^ft? ^ ^^ tr^s-grapdes distapçes , à plus 4ç cççt lieues ; çïpérjepcfîç où il suffit de transporter 4ans le lieu 4'où ils doiyefft revenir ^n ou plusieurs de ces oiseaux qui ont des petits qu*j)3 soignent, ^.e sentin^ept d'affection qu'ils ont P^P^ l^M^ prc^éniture , les disposant a revenir à leur nid; ils preppent, aqssilôt qu'ils ççnt feoiis en liberté, immédiatement la directiop fj^'Vendroi^ pu ^
(1) Vof ^ la nçte n* 2;.
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trouyeiH ces olqets de leur afTection , eo parcourant ce graud espace en uq teuaps felleipeqt court, qu'Qp e^t obligé d*std* mettre qu'ils s*y rendent avec la plus grande célérité et en ligne droite.
Cornaient expliquer ce remarquable résu|ta( où qes P^'geons, qui n'ont jamais quitté le voisinage ()e jeur colombier» et qu!on a transportés daps des caisses closes , à de si grande^ dislances, ont cependant une si parfaite connaissance del^ direction du lien Q^ ils veulent se rendre, qu*aussitOt \\^ y vqnt? Ce ne sont évidempi^pt pfis jes sens de 1^ vue , ({g rouïe ou de Todorat qui peuvent jes guider ^ travers un gi grand espace ^ et Ton est bien forcé d'adpet^re qu'ils ont popr cela un ipoyei) particulier 4*aprcs lequel ils se d|* rigent; moyen qui ne peut é(fe qu'pn sens que nous ne poss^ons pas.
C'est au moyen (}e ce ^néipe çep§ que \ç% mrondfilles , p\ autres piseaux voyageurs , se dirigent 44n? jcur? longues pérégrination^ , où ils se rendent ^ tous les cbai)gcmen)s ^e saisons à des milliers de ]ieue$ ^e disf^Qçe dans le^ lieux et jusqu'au même nid qu'ils ont autrefois construit , et qu'ils savent retrouver lors même qu'il n'est poi^^ en vue. plusieurs fois j!ai pris plaisir à voir partir d'une seule volée, dans )es premiers jours de septembre , toute§ |es bîroqdelles (]^ la localité , dont la troupe prenait cbaque foi^ p^^f^itentent la direction du Sud , sans dévier le moins d||t qop^e d|e |a route qui devait les condfiire jusqu'au centra; de l'Afrique , où elles avaient une seconde patrie.
C'est pab le sentihiint instinctif p^ i,k nécessité du
VOYAGE, ET AU MOYEN DE G£ SIXIÈME SENS, QUÇ L'^TfbRNEL QlEU A, DANS SON INflFFAPLE BONTÉ, ACGOnDÉ A CES Ql^^AUX, qu'il a PRÉVENU XEUR DESTRUCTION DANS LE PAYS Qu'lLS QUITTENT À l'approche DE LA MAUVAISE SAISON, OÙ tOUt
moyen d'existence leur man(;|uerait ; et |es y fait revenir par l'amour de leur patrie, et les inconvépients du pays qu'ils habitent.
C'est également par l'effet d'un sens spécial , qu'on peut expliquer comment les animaux sauvages reconnaissent les qualités toxiques des plantes au milieu desquelles ils doivent saisir celles qui leur sont destinées pour nourriture , sans jamais en manger de malfaisantes. Ce sens nous parait devoir offrir une grande analogie avec celui de TOdorat, mais il n'est sans doute pas le même; du moins tel que nous le connaissons ; car on ne conçoit pas comment toutes les plantes venimeuses, dont l'odeur est si différente pour nous, puissent avoir constamment, et dans tous les climats, la même odeur pour les animaux.
Or, nous ne connaissons chez les Animaux supérieurs aucun organe qui, soit par sa disposition, soit par sa forme et les nerfs qu'il reçoit, puisse donner ces indications; d'où nous sommes même obligés d'admettre que ces différents sens n'ont point d'organes spéciaux extérieurs k l'encéphale; et que ce ne peut être que dans quelque partie de ce dernier qu'ils doivent résider. Mais encore lequel? C'est-îi-dire que, jusqu'à nouvelles découvertes, nous sommes obligés de ranger ces facultés dans la classe des instincts : ce qui n'avance en rien la solution de la question , vu que le comment reste toujours inexplicable. Si l'on voulait s'abandonner aux hypothèses , et vouloir chercher la solution de ces questions dans cette série de phénomènes qui constituent la Science mesmérienne , où l'on dit qu'on peut avoir connaissance des faits qui se passent k grande distance, aussi bien que des propriétés des substances ; sans doute, on y trouverait l'explication des actes dont je viens de parler , et dont la réalité n'est plus mise en doute par personne; mais nous devons, pour porter un jugement , attendre que les phénomènes du Mesmérisme, de cette haute physiologie, soient en euxmêmes mieux prouvés comme faits.
Nous verrons aussi plus bas qu'il existe chez certains animaux inférieurs, tels que des Insectes, des Organes qui, par leur composition, doivent nécessairement servir à
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quelque sens différents de ceux dont nous sommes nousmêmes pourvus.
Le sens du Toucher^ généralement répandu dans toutes les parties du corps où aboutissent des nerfs du système céphalo-rachidien , est toutefois plus spécialement localisé dans les tégpments par lesquels le corps se trouve en rapport immédiat avec les objets extérieurs , dont ce sens doit signaler Texistence k Tanimal , lorsque ces objets viennent à rencontrer ce dernier; en lui faisant connaître leur degré de résistance, leur température , ainsi qae l'action destructive qu'ils peuvent exercer sur lui. Ce sens, surtout très- subtil aux bouts des doigts et de la langue , y acquiert un degré remarquable de finesse par Texercice auquel on soumet, sous ce rapport, ces parties, plus propres k cet usage que tout autre, par là forme et la mobilité qu'elles ont reçues, et qai leur permettent d'explorer activement les objets.
Tant que le sens du toucher ne transmet k l'agent intellectuel que les impressions produites facilement sur le corps par les objets extérieurs , ce sens reçoit simplement le nom de Tact , terme qui désigne ainsi ce sens k Y éiaX passif. Lorsqu'au contraire Tintelligence réagit pour questionner en quelque sorte les papilles nerveuses sur la nature de l'objet avec lequel elles sont en rapport, en commandant k l'organe portant ces papilles de les promener sur cet objet, afin qu'elles puissent l'examiner sous ses diverses conditions, ce sens devenu actifs prend plus spécialement le nom de Toucher*
Ce sens se trouve en outre k un certain degré de finesse h la partie de l'Homme et des Animaux qui appuient sur le sol POUR qu'ils y aient la conscience de là disposition et
DE la forme de ce MÊME SOL, AFIN d'aSSURER LES MOUVE- MENTS DE LOCOMOTION.
En classant les sens localisés d'après leur analogie avec le toucher, le premier doit être celui du Goût, dont le siège se trouve dans toutes les parois de la bouche, mais plus spécia-
!U3 TfliOLOGIB Dfi U AaTURS.
iënieût Si la surface de la langue, in votle db palais, et ao palais lui-même, où viennent se subdiviser k Tinflai les derniers râmuscules de ))lusleurs nerfs (|ui paraissent jouir de la (acuité, qui leur est d* ailleurs exclusivement propre, de t)ercevoir cette sorte de sensations , nerfs qui s'y terminant comme ceui du toucher, dans des papilles placées à la surface de ces organes , et qui empêchent le contact trop direct des substances avec les nerfs eux-mêmes; papilles très-riolhbreusëé et fori distinctes sur là langue , et moins au voilé du palais et aux joues, oili les sensations gustatives sont en ebet de plus eb plus faibles.
La langue seule reçoit trois espèces de nerfs : le Lingual, V Hypoglosse et le Glossopharyngtm. Le premier parait être celui dans lequel réside la sensibilité tactile, le second est le nerf moteur, et le troisième préside au sens du goût. Quoique ce soit par ce dernier sens qu'on perçoive les impressions gustatives des siibstaifices , on est ce|)endaht généralèMent dahs Terreur h ce sujet, donnant d'ordinaire le même nom de ^oût à de nombreiises perceptions <jui ne soiit réellement qiie des effets d'odorat. Lé véritable Goût , ()ui n'est perçu (Jue dahs la cavité buccale , fait connaître certaines quaKtés des substances , tant que èes dernières sont solubles dans la salive , comme agissant par là d'une manière spéciale et efficace sui* lés papilles de l'appareil gustatif par une espèce d'effet chimique. Telles soiit les qualités Sucrées , Salines , Alcalines , Acides , Amères , Caustiques et Astringentes ^ mais non pas les Aromatiques^ signalées par les particules volatilisées des substances; sensations qui accompaghèiit assei généralement quelques autres des qualités vfainiënt gustatives perçues dans la bouche, tandis qu'ellesmêmes sont perçues dans les fosses nasales au moyen des vapeurs qui s'exhalent des substances placées dans la cavité buccale ; vapeur qui , pénétrant dans le nez par les arrièrenarines, y font éprouver une sensation d'odorat qu'on confond avec le goût par l'effet de la grande proximité du siège