PARTIE DES parois DE LA CAVITÉ PUISSE FACILEMENT SUIVRE
LE FÉMUR , lorsqu'il se fléchit en arrière , la rotule est liée
AU bord antérieur de la tête du TIBIA PAR UN LIGAMENT
d'une forge PRODIGIEUSE, Capable de résister k tous les ' efforts, et cependant assez flexible pour plier selon le besoin. Des bords de cette rotule , part ensuite une large expansion fibreuse, formant les parties latérales de la capsule qui enveloppe l'articulation , en s'insérant sur ses bords aux os unis dans le genou ; tandis qu'à son. extrémité supérieure , la rotule donne attache aux vigoureux muscles extenseurs de la jambe, dont les tendons réunis se confondent avec la capsule en la renforçant considérablement.
D'après la courte description que je viens de faire de l'articulation du genou , on voit qu'il doit rester entre la partie inférieure de la rotule, le tibia et les condyles du fémur, un espace triangulaire plus ou moins grand , suivant le degré de flexion de la jambe. L'arc des condyles n'étant pas une portion de cercle , mais celle d'une spirale , l'axe de mouvement des condyles se retirant en arrière , k mesure que la flexion devient plus forte ; de manière que cet espace varie à ia fois de grandeur et de forme. Mais il a été également
REMÉDIÉ A cet INCONVÉNIENT, EN PLAÇANT DANS CETTE CAVITÉ UNE MASSE FIBRO-GRAISSEUSE TRÈS-MOLLE, qui SO
moole par là facilement sur elle dans Ses changements de formes , en la remplissant constamment; masse attachée par tonte sa face antérieure aux parois de la capsule jusqu'au bas de la rotule, et liée par de petites expansions fibreuses, d'une part au fémur dans le fond de sa gorge de poulie.
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et d*autre part, aux cartilages interarticalaires qu'eHe suit par \\k dans leurs mouvements d'avant en arrière , de ma« nière ï rester constamment contiguê au tibia et au fémur.
La partie antëro-supërieure de la capsule devant nécessairement être très-flexible et l&che, afin de pouvoir céder aux mouvements fort étendus de la rotule , glissant le long de la gorge du fémur, cette capsule aurait t>u facilement s'engager, lors de l'extension du genou , entre cet os et le fémur qu'elle unit , s'y trouver pincée , et causer par Ik , non* seulement le danger de pouvoir ainsi être froissée et détruite, mais encore celui d'entraver le mouvement et de causer de vives douleurs. Mais cette circonstance aussi
À ÉTÉ PRÉVUE PAR LE CRÉATEUR , QUI VOULANT QU'iCI , COMMB PARTOUT AILLEURS , TOUT FUT PARFAIT , A PRÉVENU CET ACCI- DENT , au moyen d'un muscle spécial fixé k la partie infraantérieure du fémur , d'où il descend le long de cet os poor insérer ses fibres k la partie supérieure de la capsule , qu'il tire en baut chaque fois qu'elle se rel&che , et I'empéchk AINSI DE PÉNÉTRER ENTRE LES OS. Dcs musclcs scmblables se retrouvent d'ailleurs partout chez les animaux, où le même inconvénient réclame leur emploi.
Dans la partie postérieure de l'articulation du genou du Chat et autres Mammifères quadrupèdes , mais non chez l'Homme , se trouvent , dans le même but , encore trois osselets , fort petits , il est vrai , contenus dans l'épaisseur de la capsule articulaire, qu'ils soutiennent en s'appuyant sur les condjles du fémur; osselets rappelant la rotule pour la fonction. Deux de ces osselets sont contenus dans les tendons d'origine des deux muscles Gastrocnimimê , là oà ils adhèrent k la capsule du genou ; et le troisième dans le teildon d'origine du muscle Popliti , pour les soutenir. L'usage de l'os poplitaire est d'autant plus nécessaire que le tendon croisant très-obliquement la fente formant la jonction de l'os de la cuisse avec le tibia, il pénétrerait sans cela facilement dans cette articulation.
CBAPITRB m. 16V
Ces trois osselets D*existent point dans l'homme , ou ïvb SERAIENT INUTILES, VU que les mouvemonts étant fort lents chez lui dans Tarticulation du genou, la capsule, sufli^ samment soutenue par les parties avoisinantes , a assez de temps pour se retirer. C'est encore un de ces cas oà Torga* nisation de VHomme est moins compliquée que celle des animaux.
Aux articulations, au contraire^ où les capsules sont naturellement soutenues par divers organes qui y adhèrent, tels que des ligaments ou des tendons fixés aux os formant les articulations, ces osselets, ainsi que les muscles spéciaux rétracteurs des capsules, étant inutiles, n'existent pas : les muscles des tendons dont je viens de parler remplissent sui&samment cette fonction; ce qui montre , avec la dernière évidence , que leur présence est due à une véritable intention de la part de l*int£lli«^
SKNCB SUPRÊME QUI LES A ÉTABLIS, CHACUN A PART, SELON LE BESOIN , DANS LE BUT Qu'eLLE S'eST PROPOSÉ.
J'ai fait remarquer plus haut que la jambe renfermait , ecmime l'avant^bras, son analogue par rang, également deux 08 , dont l'un , ou le Tibia , très-fort , soutient k lui 6enl tout le poids du corps ; tandis que le second , ou le Péroné , placé au côté externe , parallèlement au tibia , n'est qu'un os grêle, sans aucune fonction essentielle dans les Mammifères , si ce n'est de contribuer à former l'articu* lation du pied , qui pourrait tout aussi bien ne l'être que par on seul os. Cela est même si vrai que, dans les espèces inférieures , telles que le Cheval et les Ruminants , le péroné est réduit à de simples rudiments : et s'il est plus développé dans les Mammifères* supérieurs, et entre autres chez Y Homme t il est probable que ce n'est, en principe, que pour conserver encore mieux chez eux l'analogie existante entre les deux paires de membres , conformément à la loi de la gradation que ces os suivent d'une paire k l'autre.
Quoique le Pied (PL II , /S9. I ^v xy) soit bien évidem-
ment l'analogue de la main, il en diffère cependant notablement dans sa première partie où le Tarse ^ l'analogue du carpe , son représentant dans la main , se compose de mênie de plusieurs os , placés sur deux rangs ^ mais autrement disposés et conformés, leurs fonctions n'étant plus les mêmes. En effet, la main devant essentiellement servir dans Y Homme, ainsi que chez les Singes , à saisir les objets , tandis que le pied a plus spécialement pour usage de servir k la station , à la marche et à la course , celui-ci ayant de plus grands efforts à faire , tandis que la main a besoin de plus de souplesse , il était nécessaire que l'un des os du Tarse , celui du Talon , formât un plus fort prolongement en arrière que ne le fait le Pisiforme, son analogue au carpe, afin de constituer un bras de levier plus puissant , capable de servir à soutenir tout le poids du corps dans la marche. Il en est de même du second os ou Astragale^ sur lequel s'articule la jambe. Et à la main , son représentant où le Scapboïde devait se joindre à l'avant-bras par une articulation mobile en tous sens ; tandis qu'au pied , le mouvement ne devait avoir lien que d'arrière en avant , et fort peu vers les côtés , le premier de ces mouvements étant le plus essentiel dans la marche et la course; pendant que les flexions latérales fort étendues étant sujettes aux grands inconvénients de la fatigue et de l'entorse, ont du être évitées. •
Quant au pied, il aurait pu, comme, en effet, celui de la plupart des quadrupèdes , n'appuyer sur le sol que par les orteils , ce qui est facilement possible chez ces derniers , qui ont dans la station au moins trois membres appuyés sur le sol, et dans la marche au moins deux, mais pendant un instant seulement; tandis que chez Y Homme ^ la station n'étant que sur deux pieds , elle aurait eu une trop petite base si les pieds ne touchaient au sol que par les orteils ; d'où il
était PLUS CONVENABLE DE LES FAIRE APPUYER PAR LA PLANTE
ENTIÈRE, AINSI QUE GELA EST en effet. Cet avantage une fois établi , la Nature créatrice , toujours si parfaitement