‹ Théologie de la natureChapitre 28 sur 119 · CHAPITRE UI · texte numérisé non relu

CHAPITRE UI

qu'elle ne jouit pins , chez les quadrupèdes , que de la faculté de pouvoir se plier en arrière, et , dans le sens opposé , elle n'atteint plus que la direction droite avec Tavant-bras , et un peu plus chez les espèces les plus souples, telles que tous les digitigrades; et même déjà chez les Singes^ y compris YOrang-outang et le Chimpanzé , cette extension au delà de la direction droite est fort peu considérable.

Enfin, les doigts sont, chez tous les Mammifères quadru)»èdes, constamment fléchis en avant pour former la base de sus-station du membre , k Texception toutefois des Orangs^ qui ne marchent que rarement à quatre pattes sur le sol horizontal.

Quoique toutes les parties du membre soient au fond exactement les mêmes que chez l'homme , modifiées seulement POUR ÊTRE EN HARMONrE AVEC LEURS NOUVELLES PONCTIONS, LES DIFFÉRENCES QU'ELLES PRÉSENTENT SONT, DANS CETTE INTENTION MÊME , PARTOUT ADMIRABLEMENT CAL- CULÉES. Nous avons vu , en parlant de l'épaule de l'homme, que l'omoplate était principalement unie au thorax par le musde Graud-denlelé , qui, en forme de large lame, em éventail tronqué au sommet , s'attache par le petit côté au bord dorsal de l'omoplate, et, par sou côté opposé, au moyen de neuf digitatious, k la partie latérale du thorax, et sert principalement k porter l'omoplate en dehors , en la faisant glisser k plat sur les côtes.

Dans les quadrupèdes, cette forme et cette disposition deviennent bien plus importantes, et y montrent le véritable BUT DANS lequel CES MUSCLES ONT ÉTÉ ÉTABLIS AINSI.

Le corps de l'animal , étant posé en avant sur les membres antérieurs, appuie sur ces deux muscles comme sur une large sangle soutenue par ces derniers, formant deux piliers entre lesquels il est suspendu. Par ce mode si nvGÉNiEUX d'appui, le corps a non-seulement une grande solidité sur ces membres, mais les secousses qu'il peut éprouver dans les mouvements de locomotion saccadée, tels

que le trot, le galop » et surtout le saut, où ranimai tombe de tout son poids sur ses pieds, sont gonsidéeablbment AMORTIS PAR l'élastigité DE CES MUSCLES, que Tanlmal contracte préalablement dans cette intention, et qu'il ne relâche qu'en cédant k la force du choc. Outre cette fonction^ en quelque sorte passive, les muscles grands-dentelés ont encore celle de soulever le corps lorsqu'il est appuyé sur les deux membres, ou d'abaisser l'un de ceux-ci lorsque le corps n'appuie que sur celui du côté opposé , et enfin ils contribuent efficacement aux mouvements de Tomoplate , en la faisant tourner sur son plat , selon la partie du muscle qui se contracte, et agissent ainsi très-activement dans la marche.

Chez beaucoup de mammifères , et spécialement dans le Chat^ le muscle grand-dentelé est même pour cet effet beaucoup plus large que chez l'homme, s'étendant par set digitations tout le long du cou , en les fixant aux apophyses transverses des vertèbres de ce dernier.

Par ce moyen , ce muscle n'acquiert pas seulement une plus grande puissance, mai^ il agit aussi sur le cou qu*il

CONTRIBUE puissamment A MAINTENIR RELEVÉ, EN AinANT

ainsi a soutenir Même la tête.

Quant aux autres muscles moteurs de l'omoplate , ils sont également en grande partie les mêmes que dans l'espèce humaine , quoique souvent modifiés dans leur forme et leur disposition ; toujours conformément a la nouvelle fonction DES membre^. - *

L'apophyse acromion , si forte chez l'homme , où elle sert de point d'articulation à la clavicule , et de principal appui de bas en haut à la tête de l'os du bras, disparait graduellement chez les mammifères quadrupèdes k mesure que ces usages cessent de plus en plus. Chez tous , la cavité articulaire de l'omoplate se trouvant au-dessus de la tête de Vos du bras , c'est contre elle que cette dernière appuie dans ia marche et la station, et Tacromion, devenue de là sans usage, se réduit à un simple prolongement épineux, suffi*

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