‹ Théologie de la natureChapitre 5 sur 119 · CHAPITRE nUOEISR · texte numérisé non relu

CHAPITRE nUOEISR

4* L'ArrRACsnoif (i), par laquelle les particules ou atomes des corps tendent à se rapprocher les unes des autres , soit dans la même masse dont elles font partie , soit d'une masse \ l'autre.

5* La CAPAaTÉ poira le Calorique; propriété qu'ont tous les corps de retenir entre leurs atomes une quantité plus ou moins grande de calorique ; élément dcmt la nature n'est d'ailleurs connue que par ses effets : tels que la dilatation des corps que cette interposition produit et la sensation de la chaleur qu'on en ressent, ainsi que plusieurs autres résultats encore, dus k cette même interposition.

& L'Électricité , le Galvanisme et le Magnétisme , trois propriétés qui paraissent avoir de très-grandes analogies , et qui consistent dans la faculté plus ou moins grande qu'ont certaines substances de pouvoir, d'une part-concentrer en elles une quantité variable d'un fluide accidentellement répandu partout, mais dont la nature est encore inconnue , et qu'on désigne sous les noms de fluide électrique ^ galvanique et magnétique; ou bien de pouvoir leur servir d'agent conducteur.

De ces différentes propriétés essentielles de la matière , il en résulte plusieurs antres, soit comme simples modifications, soit comme conséquences nécessaires, et produisant des effets détierminés réglés par des Lois capables de pouvoir être exprimées par des formules mathématiques , d'où découle la nécessité absolue que ces effets doivent avoir lieu, sans qu'on soit obligé d'admettre pour cela l'intervention d'une puissance intellectuelle quelconque.

C'est ainsi que le principe de Viterniti de la matière emporte avec lui la conséquence rigoureuse que cette matière peut subir une foule de modifications , sans pouvoir jamais être détruite.

(1) Voyei la note n* 5.

éO TRtoam »B LA ffAfURB.

Vimpéf^trahttUé et la fore^ A'in$rtiê par letqneUêa la matière résiste ^ tout ^rpa gui tend il la déplacer ponr prendra ss^ place , déterminent lej mouvement dana le eorpa déplacé par l'effet du choc qui résulte de cette rencontre; mouve^* ment réglé par une loi qui veut qu*il aoit reetiligne, et se faa^e avec une vitesse telle » que h ^rp$ mo&ila pwcaiêrê de$ upaees i§au^ en t$mpê tgmêw.

D'après une autre loi également mathématique , tout corps sollicité ^ h fois k suivre la direetion de deux mouvements différents , prend la direction unique , moyenne » entre les deux directions initis^les ; et eela de manière qu'en temps égaux, cette direction et l'étendue parcourue sont repré-t sentées par I9 disposition et 1^ longueur de la diagonale d'un parallélogramme , dont les côtés adjacents représentât les directions et les vitessea proportionnelles des deux mouve«« ments primitifs ; d'où ce parallélogramme prend le nom de parallélogramme des forcer (1).

Vaitractian présente à son tour divers effetf « dont eh^ cun offre des phénomènes particuliers « tous soumis k des lois rigQureuf&ement déterminées. Quant k la propriété ea général, elle est soumise k la loi universelle, qui veut que les corpn $' attifent avec wf force prop^tionnelle à l^rs fMme^ et m raUa^ inverse des carrés des dif^tawes,

Il résulte comme conséquence mathématique de ces deux lois , que lorsque les deux corps ne sont pas en contact , leur $^ttraction réciproque détermine en eux un mouvement l'un vers l'autre, avec une vitesse accélérée telle que lea dîst^inces parcourues en temps égaux sont proportionnelles aux cl)iffres primitifs ci-après : 1, 3, 5, 7, 9, 1| , etc. ; d'où résulte comme conséquence que les distances parcourues dan^ des temps déterminés depuis le eommencement du mQi]|veme9t jusqu'au mcim^t où le corps mobile est censé s'arrêter, distances dont la somme égale celle de tous ces es-

(1) Voyei la note n* 27.

paces ffr^àùjBH^m p«pcevii«, sont MtpiëiMlées par leB mrris des nopi^bni» primitifs entiars 1, 2, 3, 4, 5,.... etc., c'est^«4ire par i, 4, 9, 10, 25,... eto., vu que dans la série (l£^cbiffre8ipipairs:l+3»4;+6=8;+7ai6;+es:

25 , eu;. P*où r^olle que, si up cerps est attiré par un aulfa, tel qi^e ){i T€fr$ , ce que d^ns le discours ordinaîre on appelle tfimber , pe corps , qu'en terne de physique on appelle ipi corps gtav$ , s'en apprqphera on tombera dans la pre^mière seconije d'uqe distance é(;ale k i ; dans la seconde SttiTante , il parcourra upe dîstaqce 3 ; dans la troisième seconde 5 fois la preipière , et aiiisi successivement en paiv courant des espaces représentés par les distances 7, 9, ii y etp. Sans 1^ deux premières secondes, il tombera d'une distance 4» dans trois d*une distance 0, etc., tout cela n'étant qu^ des conséquences forcées de la loi de la gravitation universelle.

Lorqu'au contraire les cprps qui gravitent l'un vers l'autre 9Pot en contaet , ils se presseqt a?eo toute la force 4e leur attraction, p\fà les poipts de cmtact des malécules par les* quelles ils se touchent soqt assez qomhrem , il en résulte une SltRctipQ si fqrte qu'on a de h peine à les séparer ; et alors ils W^\ 90 qu^of) nomme adhérenU ; et si l'union est entiè* rement intime entre tontes les molécules , Tattraction étant la plus grande, il en nait la coAéston parfaite, où les deux par* fies ne fprment plus qii'qne seule fla$$B ou un seul Corfukn

Tant qpe ]^ matière n'agit qq$| par son attraction , il ne f^ulte dn rapproc)ieniept de ses particules que la simple iiiKlp{ûérat|on 4e çelles-cî formant la m^tsse ; nifijs les atomes Cpnstituapts peuvent être rapprochés dans divers sens , d'oi fésultep^ 4es cohésions diverses dont la plus parfaite peralt ayoir Uen , lo^squ^ ç^ «tomes s'aypisin^nt le plus près, par çe^ tains ^e lenrs côtés*

Qr cnuigie |^ atppes on len paftionl^ les plus petites da

la matière sont tellement ténus^ Qu'ils reftent imperceptibles même avec le secours des microscopes les p}?^ puissaq^ ,

13 THioiiOCIB DB hK NATURB.

dont le poOToir a^mpliatif est de pivs de deux mille fois le diamèlre , ou huit milliards de fois le volume , on ne peut faire que des conjectures sur leur grandeur, leur forme et leur disposition dans chaque espèce de corps ; mais les effets produits donnent toutefois à penser que ces atomes ont dans chaque substance , sinon des formes particulières, du moins divers pôles , où leur activité d'attraction est différente; de manière que leur action Tun sur Feutre varie suivant qu*ils s'avoisinent par telle ou telle surface ou pôle. Cette opinion trouve u&e très-belle démonstration dans la formation des matières cristallisées qui se présentent constamment sous des formes géométriquement régulières , et d(Hit les diverses variétés qu'offre la même espèce dé substance , se laissent parfaitement ramener, soit par la théorie mathématique, soit même mécaniquement k une seule forme simple , qu'on considère, avec beaucoup de raison , comme celle de la molécule primitive (i).

Ne pouvant pas entrer ici dans tous les détails de la théorie de la formation des cristaux, je me bornerai k un seul exemple, simplement pour faire comprendre cette théorie aux personnes qui ne se sont pas occupées de l'étude particulière de la cristallographie , et surtout pour faire concevoir la disposition des molécules les unes à l'égard des autres dans les corps solides.

Supposons que cette molécule primitive, c'est-k-dire la particule la plus petite possible d'une substance, ou en d'autres termes Yatome ait la forme d'un cube présentant trois axes qui traversent son centre en formant des angles droits entre eux , et dont les pôles sont au milieu de chacune des six faces du cube ; admettons aussi , ce qui en effet parait certain , que ces molécules s'attirent entre elles suivant l'analogie, ou plutôt suivant l'opposition des pôles semblables , ainsi que cela a lieu dans l'aimant. Si ces mo-

(1) Voyez la erUUMographie de Haut.

CHAmilS PRBMIKII. i3

lécales se trouyent dans des conditions favorables , surtout pour ce qui a rapport k leur liberté de mouvement , tel que cela a lieu lorsqu'ils sont à Tétat de dissolution dans un liquide , elles se rapprocheront par Teffet de leur attraction , et s'ajusteront parfaitement les unes aux autres par leurs faces y ou plutôt suivant leurs pôles , ce qui revient au même , en adhérant avec une telle force les unes aux autres , que leur masse commune formera un corps solide , absolument comme des pierres de taille cubiques forment un mur; et le tout constituera , lorsque l'assemblage n'est point troublé» soit un autre cube beaucoup plus grand , soit tout autre corps susceptible de pouvoir être construit mécaniquement avec des cubes, tels que des parallélipipèdes carrés , et souvent allongés en longues aiguilles ; corp squi , vu la régularité de leurs formes, reçoivent le nom de Cristaux.

Mais il arrive aussi que les molécules , en s'appliquant par couches contre un cube plus ou moins grand déjà formé, n'atteignent pas complètement les bords de ses six faces , restant à chaque arête, en retraite d'une ou de plusieurs rangées, mais toujours régulièrement, suivant l'analogie de ces arêtes; d'où nait, dans l'ensemble du cristal formé, diverses autres formes géométriques , telles que des Pyramides , des Octaèdres réguliers , des Dodécaèdres rhombdidaux ou pentagqnaux, ainsi que plusieurs autres encore (1), toutes parfaitement déterminées par le calcul.

Dans d'autres substances , dont les atomes sont différents du cube^ il naîtra en conséquence, mais toujours de la même manière, des cristaux de formes différentes qui servent k les distinguer.

C'est ainsi que malgré la rigoureuse régularité des cristaux et leurs formes si variées, il n'est aucunement néces- «ûre d'admettre qu'une intelligence suprême ait jamais présidé k leur formation, qui ne dépend, comme on voit,

(1) Voya la note n» 9.

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