‹ Théologie de la natureChapitre 62 sur 119 · COMMB INUTILES, ET ENSUITE COMME CHARGEANT LA PARTIE · texte numérisé non relu

COMMB INUTILES, ET ENSUITE COMME CHARGEANT LA PARTIE

POSTÉRIEURE DU CORPS ; circonstance défavorable k la station et surtout au vol.

Les muscles extenseurs et fléchisseurs des cuisses , ainsi que les principaux moteurs des jambes, prenant presque tous leurs points fixes sur le bassin, la Nature, en prolongeant ce dernier fortement en avant et en arrière de Tarticulation de la cuisse , y a trouvé , ainsi que je Tai déjà fait remarquer ailleurs , non^seulement le grand et savant avantage de fixer les vertèbres lombaires, mais aussi celui de

POUVOIR FAIRE AGIR CES DIVERS MUSCLES SOUS DES ANGLES PLUS GRANDS QUE CHEZ LES MAMMIFÈRES, ET LEUR FAIRE GAGNER PAR LÀ EN PUISSANCE CE QU'eLLE A PU LEUR EN- LEVER EN RÉDUISANT LEUR VOLUME , ET PAR CONSÉQUENT EN DIMINUANT LEUR POIDS, SANS LEUR FAIRE RIEN PERDRE DE LEUR

FORCE DÉFINITIVE. Ccs muscles. Organisés ct conformés, du reste , comme leurs analogues chez Thomme et les autres Mammifères, agissent aussi comme eux sur les mêmes parties qu'ils sont destinés k mettre en mouvement

Quant à Tënsemble du système musculaire , il est considérablement réduit chez les Oiseaux ; d'une part , en ce que le tronc étant fort peu mobile dans ses diverses parties , surtout dans celles de la région dorsale , les muscles qui devraient les mouvoir sont ou complètement supprimés, ou du moins rudimentaîres : c'est ainsi que les extenseurs dé la colonne vertébrale qui ont peu d'efforts k produire , cette partie étant presque immobile , ne sont plus que de simples vestiges; et ceux qui chez les Mammifères forment ces grosses masses, soit sur le sacrum , soit sous les lombes, ont complètement disparu. Mais ce n*est pas seulement parce

QUE CES ORGANES SONT INUTILES QUE LA SaGESSE CRÉATRICE LES A SUPPRIMÉS , MAIS SURTOUT POUR DUilNUER LE POIDS DE LA PARTIE SUPÉRIEURE DU TRONC , QUI EUT , SANS GELA , INFLUÉ SUR LA POSITION DU CENTRE DE GRAVITÉ DU CORPS, EN LE

3S4 TRJôtOOf^ M lA tCAlURfi.

tAïajLNV HCMONtER ; ce qui eût ëlé , ainsi que nmie l*avoti6 tu ,

FORT DÉFÀVORàBLE À l'ÉQUOIBRE DANS GB VOL. Il eU eSt dc

même pour les muscles fixés k Tomoplste. Quant k ceux du cou , cette partie du corps bbvant au

OONf HAIRB Éf RB FORT MOBILE EN TOUTES DIRECTIONS , SANS AVOIR À PRODUIRE DE GRANDS EFFORTS , SES MUSCLES SONT EN CONSÉQUENCE FORT NOMBREUX , MAIS GÉNÉRALEMENT FAIBLES ; POUR NB PAS AUGMENTER LE POIDS DE CBTTB RÉGION DB LA COLONNE VERTÉBRALE , BT POUR QUE LEUR ACTION SOIT PLUS LIBRE , TOUS CES MUSCLES SONT BEAUCOUP PLUS ISOLÉS, JUSQUB BAN» LEURS MOINDRES CBEFS, QUE CHEZ LES MAMMIFÈRES.

RiftD n'est bean , sons ee rapport , comme TeBsemble de la dîspositioB des muselés du oou d^un oiseau , te) que le Cygm^ doBi ie cou est loBg et très^ mobile; ces organes kiisaant entre eux de grands intervalles rempKs d^air, ressemblent par leur entrelacement, k un magnifique ouvrage de vannerie. Tous ces iQnscles sont an fond les analogues de eaux des MammiiSères , quoique souvent considérable* ment modifiés , soit dans leur composition , soit dans In manière dont ils sont disposés; et cela toujours suivant les

EFFETS qu'ils BOIVENT PRODUIRE , Ot , OU Blême tCmpS , CON- FORMÉMENT À LA LOI DE ORADATION qu'ils SUlVOUt k trUVOrS

tout l'IÇmbrancbbment des Animaux vertébrés.

Pour ce qui est des mnsoles moteurs des tarses et des orteils, ils ont été l'objet be noDiptcATiONs ASSBX notables , TOUJOURS CONFORMÉMENT À LEURS FOMCTIONS. GOB

parties des membres pesant plus partienlièremenl snr Tex* Irémité postérieare du eorps, ont et do là n'av^ qu*nQ très-léger poids, el ne contenir en oonséquence qiie le BMins de muscles possibles : même aucun , ainsi que eetn n Ueu eo eiiet chez les espaces privées de Torteil interne ; el là où ce dernisar existe, le seul BMisde placé m tarse q«l serve k le mouvoir est il très^faible.

Tems les muscles, tant DM^teurs du tarse que des or* teils, k Texception du aenl grèln inleriiode la enisse, OM

en coBséqneiiee lear partie cbarnae placée k la jambe.

Les tarses et les orteils ne devant jouir d'aucan monvement latéral , lenra muselés ont été réduits aux seuls extenseurs et fléchisseurs de oes parties ; et sont de ]k h la fois moins nombreux et plus simples que chez les Mammifères ; en même temps que leurs tendons , qui seuls se prolongent le long des tarses , vont se fixer aux diverses phalanges des orteils qu'ils sont destinés k mouvoir, en se comportant, dans le principe , comme lenm analogues chez les Mammifères : c'est-à^dive que parmi les fléchisseurs des orteils , eeax qui s'insèrent wk premières phalanges sont perforés par ceux qui se rmdent aux phalanges suivantes ; et comme il y a pkis de trms de ces osselets aux orteils externes , les tendons intermédiaires sont d*abord perforés, et un peu plus loin eux-mêmes perforants, pour arriver aux phalanges terminales.

C'est au nombre de ces fléchisseurs des orteils que se trouve ce muscle gréle interne de la cuisse , si remarquable par sa disposition , dont j'ai défk parlé plus haut , page 349, M moyen duquel les oiseaux qui se perchent peuvent, sans faire le moindre eflbrt volontaire , et sans se fatiguer, rester longtemps fixés sur le sommet des arbres, et s*y abandonner au sommeil, sans risquer le moins du monde de tomber.

La Classi des Rbptilbs , qu'on considère généralement eomme la troisième du Règne animal , me paraît devoir an eontraire être la seconde , faisant par son organisation , presque sous tons les rapports, naturellement suite aux Mammifères : son premier Ordre , celui des Sauriens, formant enauîte le passage de ceux-ci aux Oiseaux, qui doivent en conséquence constituer la troisième classe.

Les ReptUea sont d'ailleurs éminemment transitoires entre tous les YBMtBaÉs , se liant par divers rameaux à toutes les anties daasea de ostle pren^ère gmde division des Ani^i

356 THiOLOGlS DB LA NATURE.

Ils forment trois Subdivisions ou Ordres , intimement enchaînés entre eux par la dégradation plus ou moins lente et souvent insensible des différentes Familles qu'ils for^ ment; mais dont les types, pris à part, offrent cependant des modes d'organisation parfaitement distincts.

Le premier de ces Ordres, celui des Sauriens, comprend les seules espèces de tout le Règne animal qui se lient directement par leur organisme aux Mammifères, étant de même essentiellement quadrupèdes et marcheurs , et offrant la même subdivision dans les grandes parties ou régions qui constituent leur corps; et même, dans chacune de celles-ci, leur organisation est à peu près semblable à la leur ; ce qui n'a lieu nulle part. C'est ainsi que leur tronc se subdivise de même en six régions successives , autant que possible comme dans celui des Mammifères : c'est-^dire en Tête , Cou , Thorax , Lombes , Bassin et Queue ; chacune composée des mêmes organes constituants que chez les Mammifères , auxquels ils ressemblent en même temps bien mieux que les Oiseaux , animaux faisant suite aux Sauriens. C'est ainsi que la Tête des TubinamMi ^ le genre de cet ordre qui forme immédiatement la transition aux Mammifères, présente seule dans sa composition , la plus grande analogie avec celle de ces derniers ; au point de ne laisser aucun doute sur les parties qui se correspondent de l'une à l'autre; tandis qu'il serait impossible de reconnaître ces rapports, en comparant directement la tête d'un Oiseau à celle d'un Mammifère ; mais cela devient très- facile en interposant la tête de plusieurs Sauriens successifs; et il en est à pea près de même pour la plupart des autres organes.

Le Cou et le Thorax ont absolument la même forme et la même composition. Si aux Lombes^ les côtes se répèlent dans beaucoup d'espèces , comme chez les Oiseaux , ce n'est toutefois que sous la forme de simples rudiments; de manière que cette région du corps conserve également plus de ressemblance avec celle des Mammifères. Il en est de mteie

CHAPITRK IJI. 357

do JBoMtn , qui présente plas de similitude avec celui de la première de ces classes. Enfin la Quetie, d'ordinaire beaucoup plus développée » pour se préparer k devenir si volumineuse chez les Poissons, conserve toutefois la plus grande ressemblance avec celle des Mammifères.

Quant aux quatre Membres , leur composition , leur disposition et leur fonction sont également celles qu'ils ont chez les Mammifères, k quelques légères modifications près, amenées plus particulièrement par la gradation générale qu'ils suivent; encore ici ces parties sont-elles parfaitement intermédiaires entre celles des Mammifères et des Oiseaux.

Ce qui est surtout remarquable, sous ce rapport, ce sont la forme et la fonction que présente la paire antérieure chez les Ptérodactylus , genre fossile de Sauriens volants, faisant directement la transition des Sauriens aux Oiseaux.

Dans cette identité presque parfaite avec les Mammifères , sous le rapport des Organes du mouvement, il ne reste presque rien de remarquable à signaler ici , comme méritant une mention spéciale chez les Sauriens; relativement au sujet que j'ai k traiter dans cet ouvrage, j'aurai seulement k citer plus tard , en parlant des autres vertébrés , les analogies et les transitions que ces animaux présentent pour arriver k des formes ou k des rapports remarquables que le

CeÉATEUR a établis , DAMS SA SAGESSE , POUR PRODUIRE LES EFFETS QUI S'ACCOMPLISSENT CHEZ LES AIUMAUX PLACÉS PLUS

LOIN DANS l'échelle DES Êtrbs : résultats déjk souvent préparés longtemps d'avance chez les Sauriens, dont nous avons k nous occuper ici. Quoique ces modifications commençantes ne soient encore d'aucun effet remarquable chez eux , elles nous donnent toutefois la preuve de la science transcendante , AINSI QUE DE LA SUBLIME PRÉVOYANCE QUI RÈGNE PAR- TOUT DANS LE PLAN GÉNÉRAL QUI A PRÉEXISTÉ A LA CRÉATION.

J'ai déjk dit que , dans l'ensemble de leur organisation , et spécialement par la forme et la constitution des parties de la tète, les Tvbinambiê se rapprochaient infiniment des

358 TBiouMIiB 1» u raturb.

Mammifèbes en général; mm il èlistd aussi de grandes ressemblances pour la fornié dd reste du corps , dans la Gomposition do squelette, entre les CAtacës sofjPFLUuas et les IchihyosaunM et Pïeêiosduruê , detiï genres fossiles de TOrdre des SAURiBits, animant qui ayant vécu dans la mer, paraissent atolr également éti des Ètmis , eomme les Cétacés , par lesquels ils rejetaient l'eau qu'ils Saisissaient par la bouche.

Les Sauribixs se lient ensnite aussi aux Oiseaui par les Pierodactyluê , autre genre fossile i dont les noiembres antérieurs étaient munis d'un membre aliforme senorblable h eelui des Chavfces^Simris « et oflï*aient du reste la plus grande ressemblance atec les Oiseaut par la fdrmè et la disposition du squelette ^ la seule partie eotinuë de ces remarquables animaux.

Ces animaux marchaient k quatre k Tlnstar des ChauTes- Souris, mais en différaient dans leurs ailes , en ce que, chez ces dernières , le pouce des mains conserve seul les dimensions ordinaires pour servir k la marche, tandis que les quatre autres doigts sont prodigieusement allongés pour soutenir entre eux une grande partie de la membrane des ailes. Chêfl les Pterodaeifthêê , m contraire, les quatre doigts internes conserrèrent leur longueur ordinaire et servirent ï la marche ; et ce n'est que le cinquième , qui , fort allongé, coranM cbes les Chautêê-Simrié , sérviftt h soutenir la membrane aliforme4

C'est aussi aux Siunnits seuls qtfè Se rattache la singulière Classe des Chélohisks , qtt'on a toujours placée près d'eux dans la même Clause , mais qtie f ai cm devoir en séparer*

Enfin les Reptiles se relient aux Poissons cartilagineux par l'intermédiaire des Lêpido$irm de TOitfmn des BatraciERs qui fait suite aux Sauriens.

Les Sauriens, placés en télé de li Classe des Réptilm, sont immédiatement «fuivia, d'une part, de rùhWit des

cftAfiTRft nu 359

Ot^hiDieiiii , bu tulgail^ebietit des SfeiiPÈNts , auxquels i\n passent lliMii«tbtei6elit pftr là âlStiàrlHtm gi'àduelle diM membres; et$ d*èyire pM-, i\i soilt étaitîS dif*S BAfiiÀotlsH^ vMdILëSi q^i lëM i^ftsénibteUt épledeitt béHUMup.

Les RBfTitËBi el fildé st>^islémefit FOhbftÈ des %At^ RIENS, occupent Ki&si le ceHfrê 6b VEkmMkntÈnt^ ii^ Amkkxn ttRTÊBftâS attt dWëfëes CliîsëëS dOt}^èl 118 s« rdttMhétit H la fbiS (!).

Cet ordre des BavrietiS, ^i Mttlprttid te qti'bi! ^W ai^peler les R^pitM teu^èun, 8è eonUbue aibsi dtrëëte-

meflt ))ar hm iétié d^èspèees Ofii les quatre mèAbrës toto-

moletlrs s'fltté»dêÉt ^aâtiëltetnèfi^t jtlS4«*àù polut dé dibpanotre énflii C6m{^lëtemeilti dfe iUttuièrë à IftlSeef èes adimaDit nMuits exelusÎTëmetlt ad trôtlc; cOuditibn Où ils Tormëfit, par cette ab^nëë même dësmetubres, lé Sëëofld Oruhë de la Classer celui des OpuiDiené ou BÈRp«M<r»i àtiiiUftUl ^di, éMigés de \}k dé ^ampair knt lëiir tehtre*, èonstitueiU lèi^ Rëpum KMr ëlëëlléttce -, èti ptéhOit idi ëë tèritid ûnm bdH aceeptioti purement Àdjéttltè.

€ëttë nottvettè cMditldiK ; f^riVtfitt ëës «fiftiAdt de tëuteH les fàetlltéë httbéhéés dfrëëtellbëtlt dttx ^tiatrë tnëmbres, iMll« de ft éofiSidëriiblëAëBt 8tir tôtfctëë lé» Adtres fbnëUbtIs

orgMiques dëpèndam {lltts èd moitis dirëëtemeht de èës dertiiers; dC^aùtS àulQëif)» lI sbfttmi t^ftettitettce bil

OVIÉAtÈÙR A KÈ)fË6ti t<ikk ëbl^NS^tlOlt, EÈ Db^!VA!fT À ë«8 RisitAUQUABtiflS ÀlfrutrAiti Mf IMtÉÀ^ AUlIlAAlfLfiS «E SAttS-'

I^AIIIH f^ARFMtWÉENf À Vb«(< tiEtfiê ÈBSbtirS t itfbtBKS Ob !ldis ftlOflVbJirS ËROdUti b^ NÔ«rl(ftËtJS«S I^RËUVfié NOh-SËbLËiR!Vt

DR L*tfltbtbiftt« «Ab«Bbi M ti*Êt«É StfM«Mfl ^ k Aïs Atrsât bË SA foùtÈ'ilciEMbE «V M SON MËf^FAbLtr bb^'fS.

Cette gràbde traUWbrbtbtibb dd ëbHptf ^dë t)r^b(«bt les sërpettts est d'àdtUttl ptfl§ ^ëflidf^dblèj difèih rëttlOtlteflt

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J60 THIOLOGIB DR LA KATURB.

modifications successives qu'offre déjk toute la série des Sauriens , que gettb condition toute particulière ▲ été

PRÉPARÉE LONGTEMPS d'aVANCB PAR LA MARCHE DE GRADATION QUE SUIT l'organisme; GRADATION CALCULÉE AVEC UNE RI- GOUREUSE PRÉCISION JUSQUE DANS LES PLUS PETITS DÉTAIU DE LA COMPOSITION DU CORPS DE CES ANIMAUX.

C'est ainsi que privés de membres , il a été donné aux serpents de pouvoir progresser en appuyant successivement chaque partie de leur corps sur le sol , en agissant absolument comme si chacune était un pied par elle-même; c'estk-dire que leur tronc, tout en conservant dans ses diverses parties la même composition essentielle que chez les Mammifères et les Sauriens, se divise en autant de parties successives à peu près égales , qu'il y a de vertèbres , et dont chacune de ces dernières forme , avec les deux côtes qu'elle porte, un de ces éléments faisant les fonctions de membres ambulatoires. Or comme les déplacements d'arrière en avant ne peuvent être que fort peu étendus , en même temps que le corps doit trouver par l'effet de son poids un appui suffisant sur le sol , pendant que telle ou telle partie de ee dernier est soulevée et portée en avant , il a fallu que ces parties fussent fort nombreuses , afin qu'il y en eût toujours beaucoup plus d'appuyées que de soulevées. C'est, bu égard

k CETTE NÉCESSITÉ, QUE LE CORPS DE CES ANIMAUX A REÇU CETTE FORME SI ALLONGÉE QU'ON LUI CONNaIt, Ct qui, RU

premier aperçu , ne semble être que l'effet du simple hasard. Le corps du serpent étant allongé sur le sol, l'animal commence, lorsqu'il veut se porter en avant, par soulever successivement plusieurs de ses parties les plus antérieures, en les poussant en avant , et après leur avoir fait parcourir ainsi un petit espace, il les appuie de nouveau pour soulever de même et toujours successivement, celles qui suivent, en les rapprochant des premières , en continuant de cette sorte jnsqu'k l'extrémité postérieure du corps, terminé par une queue plus ou moins longue, et d'ordinaire aussi grosse à

CHAPITRB III. 361

8a base qne le tronc; ce qui existe déjk par prévoyance comme moyen préparatoire, chez presque tous les sauriens ; surtout chez ceux qui avoisînent I*ordre des Ophidiens. Ce premier mouvement exécuté, l'animal ne soulève de nouveau l'extrémité inférieure de son corps pour faire ce qu'on pourrait appeler le second pas, que lorsqu'il sent que la portion suivante est déjà suffisamment appuyée , afin d'offrir un solide point de résistance, et ainsi de suite.

Tel est en principe le mode de liicomotion des serpents , et qu'on retrouve du reste chez tous les autres animaux rampants, à quelque classe qu'ils appartiennent; môme chez les espèces pédifères où les membres très-nombreux sont toutefois si courts que l'animal est obligé de glisser en avant, en appuyant sur le sol par son ventre, ainsi que nous le verrons plus tard en parlant de l'organisme de ces animaux.

Le rampement des serpenis se fait bien de la manière que je viens d'indiquer, lorsque l'animal ne veut avancer que fort lentement , par un mouvement progressif qu'on pourrait , poor cette lenteur même, comparer à la Marche; tandis qu'il emploie d'autres moyens plus expéditifs quand il veut avancer promptement, par un mode de locomotion semblable k la Course y souvent exécuté avec une rapidité étonnante, et presque inconcevable, quand on considère les moyens que ces animaux emploient à cet effet. Pour cela, le serpent fait avancer rapidement par le moyen indiqué, une partie notable de l'extrémité antérieure de son corps, mais en la dirigeant pins on moins obliquement de côté , et l'ayant appuyée , il avance de même la seconde partie , qu'il allonge dans toute son étendue; et comme elle devient trop longue pour n'occuper que l'emplacement qu'elle avait avant, il la place aossi obliquement, mais en sens contraire de la première, et ainsi successivement pour les autres parties du corps , en faisant faire des inflexions alternatives à droite et à gauche à son corps.

RiBN h'BST beau comme la composition OKGANIQUB QUE

36t THÉOLOOii DK la ftATURV.

l'ÉTRB dt}l»R£liB k ÉTABLI CHËt LES SBUI^EKT^ l^bUlt iT - TEINDRE i DÂN3 tES ANtMAUÎ I^tilYÉS DE lÎEMbtifeS , LEd bÈUl RÉSULTATS QUE JE TlËNS D'InDIQUISR POUR LËUR^ ifÔtTEfllS^S

PROGRESSIFS AMBULATOIRES , et Cela ^artoot datts le tAikAnisme de la t^lodtie TêHébfAle et dés Mdsclës qui râtëoitapftgnebt

Ëb étttdiftnt l'anatomie de rhoknmè et des autres Mammifères, on est déjà fortemetit pottë à l'âdttliraUoti eti voyant Tarrangettient si savant et si comtillqué dès os et des dlOscles de là région vertébrale de leiir corps ; tnals étt le cotnparailt à ce qui est chez les Ophidienë , cela né parait plus qn'uné mesquine imitation itlcomplète tiial dcbévéê dé leur organisation ; VU t]Ué IR plupart des orgaties de celte région du corps des MâtbMifères Manquéttt, od soàt hors d*état de pouvoir bien fouctiônùe^.

Ayabt étudié , il y à O^jS lotlgteiitp^ , l'orgaiilisàtion de là Vipite et de là CoulknWi, les deui espètes qu'ob peut considérer Comme les types dés serpents Venimeux et fion venitneiix, j*ài été bbligé, pà^ des catisës qui ii*6bt pas dépéndd dé mbi, de Idisëfer éè tfatait ibachevé, biëft qué j'espère encore poutdîf le tërmîbè? î j'éprbdVè donc le Hf regret dé tie pas pouvoir lé mettre sbUs les yeux fltl lefetetir pour lui faire admirer t0dt èe qd*ll y à dé mérvelllettï datas ce Ddàgniflque ouvragé âorti des maiuâ étï Créateur, ofivràgé auquel jatuais peribtihë ti'à daigné regarder.

Obligé de me borner à Uè èiter ici que trës-sômtÛàirèthBflt ce qu'il y a de plus saillant dàUâ ce ëhèf-d'œuvrè d'orgâbl^ tion , dont il est impossible dé donbër uué idée suflSsâfite saus le secours de bonàbretises âgdres , Je ne ferai qti*lndi^ quér les objets les plus rettiar(|uableâ de ce mécanisme, pour engager les Naturalistes k y porter leur attentidù, plutôt que pour en faire éômpreudre la disposition et lë^ effets.

Les membres ayant disparu , et lé thorax devant jouir d*une très^grande mobilité dans chacune de ses {tarifes, tant pour permettre Mu allôfi^itiënt que pour flifcUiter ées

CBAnTRB au

flexions en tous sens, la région ne cou« étant nsTMira INUTILE, A EN dONSÉQUBNOB ÉTÉ suppÉiBfÉft ; e'est-k-dîre qu'elle est rtfdaite k une ou deux yertèbres génënilement différentes des autres , pour faciliter les mouvements d6 la tête; et les premières venant après ^ quoique partant déjil des côtes , ces appendices y sont toutefois plus courts que sur les vertèbres suivantes de la région tboraciqua , également pour faciliter les mouvements de la télé.

Je viens de dire que le thorat devait être trèS*-mobile dans tontes ses parties ; mais comme la mt)biHté des eûtes permet plus ou moins la compression de cette région du corps par Tair extérieur^ lorsque le vide est formé dans rintérieuj' pour y attirer ce gaz ambiant, aat in^onvênisnt

A été diminué dans son BFFBT i EN DONNANT AU THORAX , fit PAR CONSÉOUBNt AU POUMON QU'iL RfiNFBRttB , UNS PLUS

GRANDE ÉTBNDUB BN LONQUBUR ; do manière que nislgré la légère compression dont je viens de parler^ le volume d*air qui y pénètre est au moins aussi grand que ebes les SttUtlens ; les uns et les autres étant du resié des animaux k saàgfroid, qtii respirent moins que h» Mammifères et les Oiseaux I dont le sang est chaud*

Mais ce n'est pas pour ce motif Setil qde lé tborat des Serpents a été si fortement allongé , et même prodigièusetbent dans certaines espèces ; la Céuleuwè ordiiialhs de notf e pays ayant plus de dêuœ centê paires de côtés, et le Èod devin plus de diux cent tinquanté, tandis que l'hotnme n'en a que douze; mais c'est surtout gommr pRiNCfpAti AOENts de là Locomotion QVE LB8 VBRtÈÈRlSS Et LEURS APPENDICES ONT TANT ÉTÉ

multipliés; les c6ies ^ quoique cachées sous les tégutneuts , faisant les fonctions de leviers , par lesquels raniiiial appuie smr le sol pour pousser sOn corps eti avaùt, eti remplaçant dans leur action les os des membres , ainsi que je le ferai voir un peu plus bas.

Pour que ces mêmes côtes pussent ftinSi inhnt se fnouvoir et appMyer suf le sol, il ft (blltl qfu'ellès fussërit libfes à letir

extrémilé, et non fixées k an sterDom, qui eût génë el même empêché leur monvemeDt; aussi I'Intelligehcb

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