‹ Théologie de la natureChapitre 96 sur 119 · LEUR BOUCHE A ÉTÉ GARNIE CONVENABLEMENT DE DENTS POUR · texte numérisé non relu

LEUR BOUCHE A ÉTÉ GARNIE CONVENABLEMENT DE DENTS POUR

SUPPLÉER A CE DÉFAUT ; et c'est daus cette classe d'animaux qu'on trouve les systèmes dentaires les plus complets et les mieux conditionnés pour servir a la préhension aussi bien qu'à la déglutition ; et chez certaines espèces seulement k la mastication.

Nous avons vq que les Mammifères n'avaient qu'une seule rangée de dents placées autour de chaque mâchoire ; que chez certains Reptiles, soit qu'ils aient, comme les Mammifères, des dents maxillaires, soit qu'ils en soient en partie privés, il en existait aussi au palais, mais généralement de petites en forme de crochets dirigées en arrière, pour mieux agir dans la déglutition.

Mais c'est dans la Classe des Poissons qu'on trouve les dentures les plus variées , tant sous le rapport des diverses parties de la bouche où les dents sont implantées, que sous celui du nombre, de la forme et de la disposition de ces organes.

Les uns, tels que les Ammocettes, les derniers et les plus dégradés de la classe, ayant déjk la forme générale des vers, n'ont pas de dents du tout, et sont réduits k sucer, pour se nourrir, les substances glaireuses adhérentes aux pierres. D'autres, comme les Carpes, n'ont point de dents aux mâchoires, mais bien au bord du gosier, où les os pharyngiens inférieurs sont garnis de grosses dents au moyen desquelles ces poissons pressent au passage les aliments contre une plaque très-dure placée au palais.

D'autres espèces encore ont des dents sur divers points du palais et de la langue ; et chez plusieurs toutes les parties de la bouche en portent k la fois.

Les dents varient ensuite également beaucoup quant à leur forme. Chez la plupart elles sont coniques et plus ou moins arquées en arrière. Dans certaines espèces elles sont

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simplement en tfi^erçpleg ^ri:()iidîf , {:^pprocbés cppme des P^vés; chez d^autres fincqr^, çille^ çpnt, ai; contraire;, p^ tites, grêles et serrées ep ppipbrç cpnsid^ra^lç, cq qui ^eur a fait donner le nom de dent$ er\ ^filo\f.r$, ÇnGn , chez beai)conp de ces anim^u^ la langue e^ |e palais ^p sopt eniièrepient recouverts. îcj les denjs fbrnuept , par leur rapprocha ment, de larges plaques osseps^s (|iy^rsfip[ient configurées dans leurs parties; dispositions qui sont surtout foft reoqarquables dans les divers genrçis de la fa|mil|e des Raies par la parfaite régularité des pièces gpi cpjpppsçflt ces plaq^ics. lofais de tous les systèmes (|ei;tai]fes çeliij des SquaUs^ et plus particulièremçpt celui des \.e\cl^e\^ çspèice voisine cjc^ l^equins, est le plus remarqua^i^e paf H^ngénieuse disposition Qp CES ORGANES QN'f REÇUE i LA MACHOIRE INFÉRIEURE. CONFORMÉMENT À LA VIE ÉMINEMMENT CARNASSIÈRE ET VORACE

DE CES ANIMAUX. Ccs dcuts out la forme de larges fers de lances triangulaires, ou de ciseaux dentés, disposées sur plusieurs rangs longitudinaux très-sei^r^s ; maj^ dpnt celles à^u premie|* ou de Texterne sont seples redressées pour ^gjr c^ans la mastication ; tandis que les autres sont repliées au-dessous contre la face interne (i|e la uf ^^oif e, en s'imb|[igua¥)| )e$ unes sur |es antres, dans i|ne disposition ^i^i r.appellqce||e des (^eii(8 venimeuses des serpenta Lan^oiti^^^rin^nale tranchante formant la couronne de ces dent^ est seule libre, tandis que la moitié bsfsilaire plus jargc formant {a racine es^ enfoncée dans la gencive, mais pon dap^ |*os m^ii)^ de |a ppâc^oire. Â la première rangée ces dents sont appljqj^^es cipntre ja face extérieure de cet os, et maintenues fixes par la gencive dans laquelle leurs racines sont enfopcées. Les dents de la

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seconde rangée , au çontrajre , son^ repvérsées en cfeqans contre la face interne de la mâchoire, avec leurs racines dirigées en haut, mais également contenues dans l.a gen^cive, en appuyant en dedans, contre ce||es de la rangée redressée, afin de les empêcher ^e fléchi^' vers rintéj;jeçir de la bouche , et contribuent ainsi à les maintenir droites. Dans cette dis*

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position , \^s de^ts ^e la ^fiçonidç cs^p^ée recouvreot ensuite les autres par leurs couronnes, pour les empêcher de se lever, en fti^iqe (egips qu'elles-méoies soqt maintenues , Oéchies par la pr^fni^rci rang^ çop^re laquelle leurs racines àrcboufen^

{lorsqu'une ou p|^siei|rs 4^8 dent$ de U première rangée viennent k disparaître, cel^çs de \^ seconde, qui leur cordesp^ndept, n*ayan{ p|i^^ d*obstaQle qui les empêcbe de se redresser, se relève;n^ ^!^.!^tâ^ ^^ (M^^nt la bascule sur le bord jibre de 1^ mâcboire , en venant appuyer, comme celles de la première, contre \e bord ç^tçrp^ do ce| os, où elles se consolident par la cicatrisation de la plaie, causée par l'arrachement des dents perdues; e| cel)§s do la troisième rangée remontent > sans se relever , pqpr remplacer celles de la seconde qui se sont dressées. Ces redoutables {poissons ont aji^si ^n vérj^a^le ^ag^sin de dents ss^qs nsage pour le mopçien| , ^es^né^s à remplacer ceUes qui fonctionnent lorsqu'elles viennent ^ disparaître.

l^es Poissons ne poiiyan^ SH^f ^ 4^P^Ç^r. leur nourriture » autrement qu'en l'écrasant simpIeiQÇitt» entant que possible, lorsque leurs dçj3ts le periqettent, l'avalent d'ordinaire 4*.pne pièce, cop^me 1^ fppt |e$ serpents. «qui se trouvent, soj^s ce rapport, dans les mêmes conijili^ns- Aussi ces animaux on^-ils un œsopli^ge d^une £|qipleur prodigieuse , suf- {oui ^ans les espèçqs carf^assi^res et très-voraçes , tels que es Brochets^ qui aya]e][^î S9jye^f <îes pojssons presque aussi ^raiiç^s qu'eux.' '" ' ' ,*

U^ppareij digestif (|§s f oissons ne pr^pfite, dp lîepte, aucune disposiiioq (|ui mérita ^^A^^P ^IS^^l^?. ^9^^^. P^^MÇP" îièrêmenj remarquable. C'est p^^ôut up E^lomcic plus op moins ample, suivi d'un tube inteslw^ |rès-yariable par« sa longueur, dans leqpej djyet;ses glapjle?, ^pjles que je toiç et les muqueuses versent leur sécrétion : q^ais llan^jqgue 4p Pancréas a disparu.

On retrouve (|e p}ème les C^ganes ;^^sorbants , le §{s-

tème circulatoire sanguin , et divers appareils d^épuration du sang.

Quant au Système sanguin et k Y Appareil respiratoire , ils diffèrent notablement de ceux des Vertébrés supérieurs ; le premier, par la disparition du Cœur gauche ou aortique , et le second , en ce qu'il constitue un appareil nouveau remplaçant les poumons qui ont également disparu.

Nous avons vu , en parlant des Reptiles , que , chez ces animaux, les deux cœurs commençaient d'abord par communiquer ensemble au moyen d'une ouverture percée k sa base Mans la cloison des deux Ventricules; que cette ouverture, devenant de plus en plus grande dans d'autres espèces, finissait par envahir toute la cloison chez les Grenouttlesy qui n'ont en conséquence plus qu'un seul cœur formé des deux confondus ; en même temps que les deux Oreillettes se confondent également en un seul sac , où aboutissent k la fois les Vaisseaux apportant le sang veineux du corps , et ceux amenant celui qui a respiré dans les poumons ; deux espèces de sang très-différents qui se mêlent ainsi entièrement dans ces deux cavités du cœur.

Nous avons vu aussi que les Batraciens avaient les uns dans leur jeune âge seulement, et les autres toujours, deux appareils de respiration fort différents ; des Poumons , pour la respiration de l'air, et des Branchies , pour la respiration de l'eau ; et que c'est chez ces animaux que se faisait ainsi la transition du premier de ces modes de respiration k l'autre ; les deux étant exercés simultanément chez le même animal. Chez les Poissons enfin , le premier appareil disparait , et le second y remplit exclusivement la fonction de la respiration , en soutirant k l'eau, et non plus k l'air, l'oxygène qui s'y trouve mêlé.

En effet , de même que chez les Batraciens , il n'existe plus dans ces animaux qu'un seul cœur ; mais qui au lieu d'être comme le leur, k la fois artériel et veineux , n'est que l'analogue du Cceur droite le gauche ou l'artériel ayant corn-

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