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CHAPITRE III

DIVERS ANIMAUX , POUR LES METTRE PARTOUT EN HARMONIE d'action AVEC LES ORGANES ESSENTIELS DE CETTE FONCTION , AFIN QUE CELLE-CI SOIT PARTOUT EXERCÉE AVEC LA MÊME EFFI- CACITÉ. Chez les Mammifères, c'est l'inspiration qui a été rendue active par les effets des contractions du diaphragme , secondé par les mouvements des côtes ; et Texpiration est passive par le simple retour de ces organes k leur disposition primitive.

Chez les Sauriens et les Ophidiens, c'est encore l'inspiration qui est active ; mais par Teffet des mouvements des côtes seulement, devenues ses organes essentiels, de secondaires qu'elles étaient , le diaphragme ayant disparu chez ces animaux.

Dans la Classe des Oiseaux , où il n'y a également plu^ de Diaphragme , les mouvements respiratoires se font de même au moyen des côtes ; mais c'est l'expiration qui est active et Tinspiration au contraire passive.

Enfin chez les Batraciens et les Chéloniens , ni l'un ni l'autre de ces moyens n'est plus employé. Les premiers étant à la fois privés de diaphragme et de côtes ; et les seconds également pour la raison de l'absence du diaphragme, et par la fixité des côtes. Mais la fonction est maintenue en Y employant l'appareil hyoïde et ses muscles, en préludant DÉJÀ PAR LÀ AUX moyens MÉCANlt^UES MIS EN USAGE

CHEZ LES Poissons, ainsi qu'on le verra un peu plus loin.

L'appareil respiratoire que je viens de décrire chez les Batraciens , comme étant anatomiquement analogue à celui des Mammifères , est accompagné chez ces animaux d'un autre formé par les BranchieSj complètement distinct du premier, et dont la fonction est de faire respirer le sang au moyen de l'oxygène en dissolution dans l'eau , milieu dans lequel ces animaux vivent ; moyen qui constitue ainsi une respiration aquatique.

Ce second appareil , accessoire du poumon , n'existe toutefois d'une manière permanente que dans quelques genres

5i4 THÉOLOGIE DB LA NATURE.

4'Urodèles , tel& que les AxolotUj les Strm , etb^ , foiinant le passage à la Classe des Poissons ; tandis que chez les autres., comme les Tritons ^ les Salamandres y àibsi que dans les Grenouilles et les Crapauds^ qiii sdbissenî une métamorphose, ces branchies , qui existent d*abord, disparaissent, et la respiration , changeant de ttiodè , est exercée exdttsivemeat par des poumons*

Ces Branchies consistent en de petites excroissances , eu forme d'arbuscules , d'une chair fort délibate, placés de chaque côté sur le cou ^ et dans les téguments desquelles ui^e partie du sang venant du cœur vient à circuler.

, Squs cette première forme ces animant obt; comme h Tétât adulte, un seul cœur, composé d*un Ventricule ei d'Une Oreillette , où le sang veineux du cotps aririve et se trouve poussé par une Aorte commune dans tout le corps ; et une principale branche se rend dans les branchies pod'r y faire respirer une partie du sang qui revient ï l'oreillette ^ar iihe Veine "pulmonaire uniq^ùe , en y mêlant le sang qui a nouvellement respira avec celui qui y affilie de toutes les parties dii co^ps, pour être de nouveau lancé dank tobt l'or^aDiâine.

. Daps Içs BATRàCiENs k branchies permanentes, ainsi que chez les Têtards des autres , le ventîricule produit eii outré un tronc particulier ou Artère -- branchiale qui se rend dans les branchies poui'y faire respirer le sang par TeaU; et les veines bfanchiales qui reviennent de ces organes se réunissent de nouveau d'abord en une branche unique pour chaque côté ; et plus loin en un seul tronc impair qui va se coptinuer avec l'aorte postérieure, sans revenir au cœur. . ,Lors de la métamorjphose, dont il serïi eticok*e parlé ailleurs, les branchies disparaissant, les vaisseaux qui s*} rendent et ceux qui en viennent s'oblitèrent , et l'aniiàal he respire plus que par les poumons.

C'est ainsi que dans ces animaux de transition, laProvi-

DRNCE CHÉ\TR1CE INTRODUIT CB NOUVEAU MODE DÉ RESPIRA- TION PAR Branchies y qui doit remplacer plus loin» chez

CHAPITRÉ III. 5tS

LÈS I^OIsàoNS, CeLcI Wr POUMOnS, en AibbîAÎST l'appà- RklL ÛÙl EN REMPLIT LÉS f Ot^CTIONS ; b'ÀléoRD feÔMslfe SiMPLfe ACCESSOIRE TEMPOR.llRÊ ; Ptîs COMMk ÀGcIséoiTlE PERilANEN^

DANS fcÎES Batraciens btibiifeLÉs iNFÉÂïteuk , Et cdNSisRVÉ isN-

FIN CE SECOND APPÂÂeIl SÉbL CÛlE^i LES POlSSÔNS , AFIN i)E NE PAS PASSER BRUSQtikMiSNT 1 tlA NOUVEAU MODE bk RESPlRÂttON.

Dans là CLÂssk si sitiglillère 'des (CnkLONiENé , âiiimdùi très-voisins des Reptiles ; les laiêilies foii'cUotis de la (iiglestioii , de la circUîàtîoil 'él de la tës))it*àtloli ne présetitetat aucune différence holabl'é avléc cèlfes dié ces derniers, si ce n*efei (jlie feeà lahîmatax élâtit , coriiiAie lés Oiseàiii , coteplélfemebl pHv'ëâ dé (lëiils, biit aussi comide beux-bi lisurs deux m&clibilrés jgdrhiDé d^tili bièc cbrbë qbi en tient lieu ; niais du resté, leur canal ibléàtirial , lebirs sysi&bieé de circulation et d'ab^brjptibn ; àibsi tjûé ra|)pai*eil i^espir^tolire , sont au fond les ihtêbié's que dabs les tté^tilés; leâ poubibns oiîrabt ; cbihih'e cfiei les SAufeifeN^ , dé ^rirides ciavehifes au cehlrfe , où aboutissent les brbnbhes ; et & la périphérie, des cbllules surcomposées cÔmtUUiii^uàbt avec ces càv'erbes.

Oûant ii l'actb nlécânique d'e \i respiration , il à lieu ; ainsi que je viens de le di'rfe ; àii ilibyeH tt'uiîë espècb de dégluiitîob de Tair; cbikittié chb2 leS Batraciens ; ttiaîà , Jiar là raisoii contraire, cellfe de là grandëtti* fel dé l'iiniiïbbilltë des côtes.

Nous arrivons ici à là Classé des POissbS^, là dernière des Veïitébrés ; àhimàui bft les divers appàk-éils et systètoe organique de la gràtade fbta'ctibn de Tassiihilalibn ont ^ûbt des n&odificatiôkis tr^s-botàbleâ , pour les knettt-e k la fois eki harmonie avec là vib essebUellehient aquatique if^onr laquelle lié ont été créés , et l^étàt ôû ils èô trouvent j^ar Tefibl de la 16i de gradation q^ie tbîiâ Ibs Àniihaiix suivent dans Tehsemble de toute rébhelle i^ôbliogiqUé ; bbnditibns ôû se montre encore la siiMiïne sagessb dé rihtblligence suprénie qui a tout ôrdoiltté.

Nous avons déjà vti ailleurs avec quelle profonde connaissance de la mécanique tiranscendànte , le corps des Pôissohs

a été formé pour faciliter a ces animaui les mouvements de locomotion au milieu des eaux, où ils sont obligés de vivre ; hais la Sagesse divine n'a pas dA borner là les SOINS avec lesquels elle a conformé ces êtres essentiellement DESTINÉS À VIVRE DANS L'EAU; TOUTES LEURS AUTRES FACULTÉS ONT DÛ ÊTRE ÉGALEMENT MODIFIÉES EN CON- SÉQUENCE DE CETTE GRANDE CONDITION, AFIN QUE L* EXIS- TENCE DE CES ANIMAUX FÛT POSSIBLE.

Les membres ayant été considérablement réduits, tant par l'effet de la dégradation générale qu'ils ont subie que dans leur forme de simples nageoires accessoires qu'elles ont reçues, ne pouvant pas servir k ces animaux k combattre , k saisir et k dépecer les objets dont ils peuvent se nourrir; la Sagesse divine a remédié à ce défaut de

MOYENS, EN RENDANT CEUX-CI INUTILES, DONNANT AUX POISSONS LA FACULTÉ DE POUVOIR SAISIR DIRECTEMENT AVEC LEUR BOU- CHE LES CORPS DONT ILS SE NOURRISSENT , ET DE LES AVALER

d'une seule pièce ; faculté qu'elle a également accordé à tous les animaux qui , par une raison quelconque , se trouvent de même dans l'impossibilité de dépecer et de màcber leurs aliments. C'est ainsi que certains Poissons vivent exclusivement de petites particules de matières nutritives disséminées autour d'eux dans l'eau ; que d'autres se nourrissent de végétaux dont ils peuvent facilement arracher des parcelles ; et d'autres encore d'animaux plus ou moins grands, et souvent d'un volume si considérable qu'une extrémité sort pendant longtemps encore de leur bouche, tandis que l'autre, arrivée au fond de l'estomac, y digère, en attendant que le reste puisse peu k peu y arriver ; ainsi que cela a souvent lieu chez le Brochet. Pour cela, les espèces qui se trouvent dans cette dernière condition sont généralement DE bons nageurs , afin de pouvoir facilement atteindre leur proie ; k moins que par un moyen quelconque , dont elles ONT été pourvues , ellcs puissent s'en rendre maîtres. Par cela même que les Poissons n'ont aucun organe spé-

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