‹ Théologie de la religion naturelleChapitre 16 sur 51 · CE QUI CHANGE A C0M9IENCE A CHANGER · texte numérisé non relu

CE QUI CHANGE A C0M9IENCE A CHANGER

Un être n'a pu commencer à changer que parce qu'il était nécessaire à son essence de changer, ou parce qu'un être distinct de lui Ta fait changer, ou, enfin, parce qu'étant libre, il a voulu changer.

S'il était nécessaire à l'être changeant de changer, comme, dans ce premier cas, cet être n'a pas existé sans changer, il est sûr qu'il a commencé à exister, puisqu'il a commencé à changer.

Si, au contraire, la mutabilité n'était pas nécessaire à l'essence de l'être changeant, et qu'il

ait reçu d'un autre la propriété du changement, comme, dans ce deuxième cas, et avant de changer pour la première fois, cet être se trouvait dans l'espèce d'immobilité relative à son essence, et que son immutabilité ne lui était pas nécessaire, puisqu'on la lui a ôtée, il est certain que cette immobilité lui avait été octroyée. Or il est évident qu'avant tout changement, l'immobilité n'a pu étrei donnée à cet être qu'avec l'existence elle-même. Ainsi, dans cette nouvelle hypothèse comme dans la première, l'être changeant a commencé à exister ; seulement, dans cette deuxième hypothèse, son premier changement a été pour lui comme le lendemain de son jour de naissance.

Si, enfin, cet être a changé parce qu'il l'a voulu, il était aussi, avant de commencera changer, dans l'espèce d'immobilité relative à son essence. Maïs comme cette immobilité ne lui était pas nécessaire, puisqu'il a pu en sortir librement, il est certain que cette immobilité lui avait été donnée avec l'existence. Et, dans

ce dernier des trois cas possibles^ il a commencé à exister. D*où le

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