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INTRODUCTION LOGIQUE

Nos parents et la société nous ont donné dès notre premier Age, et inévitablement par voie d'autorité, un enseignement sur Dieu, sur nos devoirs et sur notre destinée. La faiblesse intellectuelle de notre enfance et la propension naturelle qu'ont les jeunes intelligences humaines à croire ce qui leur est annoncé avec amour ou sérieusement nous ont rendu cet enseignement facile et fécond. Nous avons tous accepté l'aliment religieux qui nous était ainsi oQ'ert.

Mais lorsque, par suite du développement de notre I intelligence, nous sommes parvenus à saisir une

j vérité d'une manière scientifique , nous faisons une

i espèce de mouvement spirituel pour embrasser par

■ la science tous les objets de notre foi.

iO THÉOLOGIE NATURELLE.

Nous ne tardons pas, ii est vrai, à nous apercevoir qu'une grande partie des propositions auiquelles nous avions adhéré de confiance gardent pour nous, après ce mouvement, le caractère de vérité que notre croyance leur avait naïvement prêté. Aussitôt qu'au lieu d'y croire comme jadis, en enfants bien nés, il nous a été donné d'y penser en hommes, ces propositions se sont transformées , dans notre esprit ravi, en objets de science.

Mais, qubique nous y ayons réfléchi mûrement, tous les objets de nos anciennes croyances ne se sont pas transformés ainsi pour nous en science de la vérité qu'on leur attribue.

S'il peut se trouver des erreurs dans le nombre des propositions qui ne deviennent pas scientifiques lorsque nous y pensons en philosophes, il peut s'y trouver aussi des vérités qui ne paraissent telles qu'à

la suite d'une démonstration qu'il faut connaître.

Or, la logique étant l'ensemble des règles de toute démonstration, il convient d'en rappeler les lois. •— Mais les esprits qui n'ont jamais étudié d'une manière régulière les lois de la logique montrent presque tou-

LOGIQUE. il

jours qu'ils en possèdent naturellement une connaissance suiBsante. Il serait donc inutile de placer le traité complet de ses lois, d'ailleurs très-répandu, en tête de cet ouvrage. Toutefois, et ne fût-ce que pour nous rappeler la valeur de nos afQrmations, nous ferons ici la critique de nos divers moyens naturels de connaître.

Les moyens naturels de connaître que possède rhumanité sont :

Les témoignages de la conscience ;

Les jugements de la raison ;

Les témoignages des sens ;

Les témoignages de nos semblables, de l'histoire et de la tradition ;

L'induction ;

L'analogie ;

L'hypothèse , . Et la déduction.

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