‹ Théologie dogmatique (volume 2)Chapitre 2 sur 74 · II PRÉFACE DES TRADUCTEURS · texte numérisé non relu

II PRÉFACE DES TRADUCTEURS

» combat les catholiques d'un génie et d'une doctrine » plus puissante. Il a voulu aussi, en avertissant les D jeunes gens et en leur montrant les besoins de » l'Eglise, les rendre plus ardents à l'étude, afin de » venir avec courage à son secours. » But noble et louable que l'auteur s'est efforcé de remplir avec une persévérance de travail qui accuse Fliomme de patience, de dévouement et d'énergie, le profond théologien, le philosophe érudit, qui s'est à bon droit occupé de toutes les branches de la science humaine.

Dans r ouvrage que nous avons traduit, le Père Perrone n'a exposé que la Théologie dogmatique, laissant la Théologie morale à celui qui en est chargé ex professa. Sans doute sa tâche était déjà assez vaste. Toutefois, il nous semble qu'il y aurait à faire sur la Théologie morale un travail scientifique analogue à celui que l'auteur a fait sur le dogme et tout aussi important, surtout à cause des éléments nombreux que fourniraient aujourd'hui les sciences de l'organisation. Ce travail même mènerait à une démonstration plus complète du dogme dont la morale est inséparable. En outre, il nous semble prouvé que c'est bien à tort qu'on est sorti de la voie du grand saint Thomas, en scindant l'enseignement de la théologie en deux parties distinctes, qui 'levraient n'en faire qu'une. C'est continuer, pour ainsi dire, en théologie, la môme scission malheureuse qui s'est introduite et se perpétue encore dans la science,, malgré les efforts des génies les plus puissants, en séparant la physiologie de l'anatomie. Il y a, nous le croyons du moins, dans les deux méthodes de graves inconvénients et des désavantages pour la force de la démonstration.

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