‹ Théologie dogmatiqueChapitre 104 sur 135 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Du ministre et du sujet du sacrement de Vexlrême-onction,

953. Les évéques et les prêtres consacrés par l'imposition des mains de l'évêque peuvent seuls administrer l'extrême-onction. Cette proposition est de foi. « Si quelqu'un dit que les prêtres de « l'Eglise que saint Jacques exhorte à faire venir pour oindre le « malade, ne sont pas les prêtres ordonnés par l'évêque, mais que " ce sont les plus anciens en âge dans chaque communauté, et « qu'ainsi le propre ministre de l'extrême-onction n'est pas le seul « prêtre; qu'il soit anathème (2). » Ainsi, tout prêtre, par cela même qu'il est prêtre, peut administrer validement l'extrêmeonction ; mais les évéques et les prêtres seuls peuvent exercer ce ministère; ni les simples fidèles, ni même les diacres, ne sont capables de conférer ce sacrement (3).

964. Conformément à la pratique générale de l'Église, fondée sur le texte même de saint Jacques, Infirmatur guis in vobis, on ne peut administrer l'extrême-onction qu'aux fidèles qui sont dangereusement malades. « Il est marqué par ces paroles (de saint « Jacq-ues), dit le concile de Trente , que cette onction doit être « faite aux malades , principalement à ceux qui sont attaqués si « dangereusement , qu'ils paraissent être à l'article de la mort : « d'où vient qu'on l'appelle aussi le sacrement des mourants. Que si les malades, après avoir reçu cette onction, reviennent en . santé, ils pourront encore être secourus de nouveau par ce sa-

(l) Voyez la Théologie morale, à l'usage des curés, tom. ii, n° 619. — (2) S» quis dixerit, presbytères Ecclesiae, quos beatus Jacobiis adducendos esse ad iiifirmum iiuingendum hortatur, non esse saceidotes ab episcopo ordinales, sed aelate seniores in quavis communitate; ob idqiie propriiini extremae nnctionis ministnim non esse solum sacerdotem ; anatbema sit. Sess. xiv, sur l'extrême-onction, can. iv. — (3) Voyez, pour la pratique, la Théologie morale à l'usage des curés, tome ii, n" 620, etc.

nE l'extrAmk-onctior". 609

* creraent, quand ils retomberont dans un pareil danger de la

« vie(l). »

905. Le sacrement de l'extréme-onction est-il nécessaire au salut? II n'est point nécessaire de nécessité de motjen^ mais il l'est de nécessite de précepte divin pour tous ceux qui sont dangereusement malades. L'apôtre saint Jacques nous le fait entendre assez clairement, lorsqu'il dit : Quelqu'un iombe-t-il malade? qu'il appelle les prêtres de l'Église. « Il ne faut écouter en aucune façon « ceux qui, contrairement aux paroles si claires de saint Jacques, « publient qiie cette onction n'est qu'une invention bumaine, ou « un usage reçu des Pères, qui n'est fondé sur aucun précepte di- « vin (2). » Il n'y a que les malades qui ont perdu la foi, ou qui n'ont pas \e sentiment de leur position, qui soient indifférents à l'égard de ce sacrement, qui est le sacrement de Y espérance pour les mourants (3).

(1) Sess. XIV, sur re\trême-onction , ch. in. — (2) Concile de Trente, ibidem, ch. m. — (3) Voyez ce que nous avons dit dans la Théologie, morale, tome ii, W 625, etc.

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