DU MYSTÈRE DE L'INCARNATION
334. Il n'en est pas du mystère de l'Incarnation comme du mystère de la sainte Trinité : celui-ci est inhérent à la nature divine, étemel et nécessaire comme Dieu, puisque la Trinité n'est autre chose que Dieu même, existant nécessairement comme Père, Fils et Saint-Esprit; tandis que l'incarnation du Verbe s'est opérée dans le temps : c'est un acte libre de la part de Dieu ; c'est le chef-d'œuvre de sa sagesse^ de sa bonté et de sa miséricorde; c'est tout à la fois un prodige et un mystère d'amour. K Dieu a tellement aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, "■ afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la « vie éternelle : Sic enimDeus dilexit mundum, ut Filium suum « unigenitum daret, ut omms gui crédit m eurHy non pereat, sed « habeat vitam œtemam (l). »