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CHAPITRE V

Du sujet du sacrement de baptême.

o45. Comme Dieu veut le salut de tous les hommes, et que le baptême est Indispensablement nécessaire au salut, il s'ensuit que tous les hommes, les enfants comme les adultes, sont capables de recevoir ce sacrement.

ARTICLE I

De la nécessité du baptême.

646. Le baptême est nécessaire au salut, nécessaire pour tous, pour les enfants comme pour les adultes. Cette proposition est de foi : « Si quelqu'un dit que le baptême est libre, c'est-a-dire , non «nécessaire au salut, qu'il soit anathème (1). >■ Calvin prétend que le baptême n'est point nécessaire aux enfants nés de parents chrétiens; mais cette erreur a été condamnée par le concile de Trente : « Si quelqu'un nie qu'il faille baptiser les enfants nouvel- « lement nés, même ceux qui sont nés de parents chrétiens; ou « dit qu'à la vérité ils sont baptisés pour la rémission des péchés, " mais qu'ils ne contractent rien du péché originel d'Adam qui « ait besoin d'être expié par l'eau de la régénération pour obtenir " la vie éternelle ; d'oîi il s'ensuivrait que la forme du baptême « pour la rémission des péchés serait fausse et non véritable; « qu'il soit anathème (2) ; car ce que dit l'apôtre, que le jiéché est « entré dans le monde par un seul homme, et la mort par le pé- « ché; et qu'ainsi la mort est passée dans les hommes, tous « atjant péché dans un seul , ne peut être entendu d'une autr<

(l) si quis dixerit baptismuro liberum esse, hoc est, non necessarium ad sa- Jiitem ; anathema sit. Sess. vu, du Baptême, can. v. — (2) si quis parvulos récentes ab uteris matriim baplizandos negat, etiam si fuerint a baptizatis parentibus orl;; aut dicit in remissionem quidera peccatornm 3os baptizari, sed niliil ex Adaiic traliere originaiis peccati, quod regeneralionis lavacro necesse sil expiari ad vitara aeternam consequendam ; unde lit cousequens, ut in eis forma baptisniatis, in remissionem peccatorum, non vera, sed falsa intelligatur; anathema sit. Ibidem, sess. v, can. iv.

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« manière que l'a toujours entendu l'Église catholique répandue « partout. Et c'est pour cela, et conformément à cette règle de foi, « selon la tradition des apôtres, que même les petits enfants, qui " n'ont pu encore commettre aucun péché personnel, sontcepen- « dant véritablement baptisés pour la rémission des péchés, afin » que ce qu'ils ont contracté par la génération soit purifié par la « régénération ; car quiconque ne renaît de Ceau et du Saint- « Esprit ne peut entrer dans le royaume de Dieu (l). » Ce décret, comme on le voit, s'appuie sur l'Écriture sainte et la tradition.

647. En effet, quand le Seigneur i dit qu'il faut renaître de l'eau et du Saint-Esprit pour entrer dans le royaume de Dieu , il n'a excepté personne, pas même les enfants, dans quelque position qu'ils soient : Utique nullum excipit, non infanlem, non aliqua prœventum necessitate ; ce sont les paroles de saint Ambroise(2). Saint .Tustin (3), saint Irénée (4), Tertullien (ô), Clément d'Alexandrie (6), Origène (7), saint Cyprien (8), saint Cyrille de Jérusalem (9), saint Grégoire de Nazianze (îO), saint Basile (il), saint Augustin, étendent la nécessité du baptême à tous les hommes. Écoutez le Docteur de la grâce : « Si vous voulez être catholique, « ne croyez point, ne dites point, n'enseignez point que les enfants « qui meurent avant d'être baptisés peuvent obtenir la rémission « du péché originel (12). » Et ailleurs : « Quiconque dit que lesen- « fants eux-mêmes sont vivifiés en Jésus-Christ lorsqu'ils sorten- « de la vie sans avoir participé au sacrement de baptême, va di- « rectement contre ce que les apôtres ont prêché ; il condamne toute « l'Eglise, où l'on s'empresse de baptiser les petits enfants, parce que « l'on croit que ces enfants ne peuvent autrement avoir la vie eu • Jésus-Christ (13). » Ça toujours été d'ailleurs la pratique de l'Église, de baptiser les enfants immédiatement après leur naissance;

(1) Ibidem. — (2) Liv. u, sur Abraham, c. xi. — (3) Apologie ii. — (4)Liv. m, contre les hérésies, c. xvii. — (5) Liv. du Baptême, c. xiii. — (6) Liv. i, du Pédagogue, c. VI. — (7) Homélie xiv, .sur .saint Luc. — (8) Lettre lxxii. — (9) Catéchèse ni. — (10) Discours sur le Baptême (11) Discours xiii. — (12) Noii

credere, nec dicere, nec docere infantes, autequam baptiîwntur, morte prœventos, pervenire posse ad originalinni indulgentiam peccat •Tum, si vis esse calholicus. Liv. m, de l'Origine de l'âme, c. ix. — (13) Qnisquisdixerit quod in Cliristo vivificabuntur etiam parvuli , qui sine sacramenti ejus participatione de vita exeunt, hic piofecto et conira apostoiicam praeriicationem *ciiit, et totam coudemnat Ecciesiam, nbi propterea cum baptizandis parvulis festinatur et curritur, quia siii»; duhio credilur aliter eos in Christo omnino vivificari non pos»e. Lettre clxvi

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pratique qui était invoquée par saint Augustin au commencement du cinquième siècle, et par Origène, mort en 253 : « Secundum a Ecclesiœ observantiam , dit ce dernier docteur, etiam parvulis a daiur baptismus (l). " On a donc toujours cru, dans l'Église, que les enfants ne peuvent entrer dans le royaume des cieux, hors le cas de martyre, à moins qu'ils n'aient été régénérés par le baptême ; et que ce sacrement est nécessaire, non pas seulement d'une nécessité de précepte, mais d'une nécessité de moyen. Non, à partir de la promulgation de l'Évangile, on ne peut passer de l'état de péché originel à l'état de grâce sans le sacrement, ou du moins sans le vœu du sacrement de la régénération : sine lavacro regenerationis aut ejus voto (2).

Nous avons dit, d'après le concile de Trente, à partir de la promulgation de l'Évangile : post promulgatum Evangelium. Or cette promulgation n'a pas été simultanée, mais successive : la loi du baptême n'a donc pu être obligatoire en même temps pour tous les hommes , ni comme précepte , ni comme moyen de régénération; car une loi ne peut devenir une règle de conduite que pour ceux qui la connaissent , un moyen de salut que pour ceux à l'égard desquels on peut l'employer. « Comment l'invoqueraient-ils, dit ' l'Apôtre, s'ils ne croient point cr lui? Et comment croiront-ils en « lui, s'ils n'en ont point entendu parler? Et comment en entend/ont- " ils parler, si personne ne leur prêche (3) ? - Sur ce principe, le baptême est devenu nécessaire pour les Juifs avant que de l'être pour les Samaritains, pour les Samaritains avant que de l'être pour les gentils ; et les gentils n'ont pu y être astreints que par la prédication des apôtres et de leurs successeurs. Si le baptême eût été, du temps même des premiers disciples de Jésus- Christ, nécessaire à tous indistinctement, aux païens comme aux Juifs, le salut fût devenu dès lors impossible pour un gr;md nombre, du moins pour les enfants morts avant l'âge de discrétion, parmi les peuples qui n'ont connu l'Évangile que plus tard; et la plupart des hommes eussent été de pire condition après la venue du Messie qu'auparavant. Car, avant l'Evangile, les nations avaient des moyens de salut pour les

(1) Homélie viii, sur le Lévitique. — (2) Quae qiiidem transklio (ab eo stani in quo Iiok,^ nascilur filins primi Adae in slatiim gratiae), post Evangelium promul^aluni, sine lavacro regenerationis aut ejus voto, fieri non potest ■ uisi quis renatus fuerit ex aqua et Spiritu Sancto, non potest iutroite in regnum Dei. Concile de Trente, sess. vi, c. iv. — (3) Quomodo ergo invocabunt, in quem aon crediderunt? Aut quomodo credent ci, quem non audierunt? Quomodo au • tem audient sine praedicante? Épitre aux Homnins, c. x, v. 14

enfants comme pour les adultes (1). C'était la foi plus ou moins altérée au Rédempteur promis, laquelle se manifestait par des sacrements ou signes syml)oli{|ues 5 et cette foi et ces sacrements ne sont devenus insuffisants que par la promulgation du baptême; ils n'ont commencé, dit saint Bernard, à perdre leur vertu que du moment où les hommes ont pu connaître le sacrement de la régénération : « Ex eo tempore tantum cuique cœpit antiqua obser- « vatio non valere , et non baptizatus quisque novi praecepti reus * existere, ex quo prœceptum ipsum inexcusabiliter ad ejus potult

'< pervenire notitiam Tamdiu credendum est antiqua va-

« luisse sacramenta, quandiu palam interdicta non fuisse constl- « tcM-it (2). «

G-JS. Quoique le baptême soit nécessaire au salut, il peut cependant être suppléé par la charité parfaite, accompagnée du désir de recevoir ce sacrement. Le concile de Trente, que nous avons cité un peu plus haut, ie suppose, et le pape Innocent III le décide formellement (3). C'est aussi la doctrine de saint Cyprien (4), de saint Ambroise (5) , de saint Augustin (6) , de saint Bernard (7) , et des autres Pères qui ont traité du baptême. D'ailleurs, la charité parfaite réconcilie l'homme avec Dieu ; elle est incompatible avec le péché mortel, quelque grave qu'il soit. La proposition contraire, avancée par Baïus, a été condamnée par saint Pie V, Grégoire XIÏI et Urbain VIII. La charité parfaite doit, II est vrai, renfermer le désir ou le vœu du baptême ; mais il n'est pas nécessaire que ce vœu soit explicite , formel ; le vœu implicite , tel qu'il se trouve dans la disposition sincère de faire tout ce que Dieu a prescrit, suffit, du moins dans ceux qui n'ont pas connaissance du baptême (8).

649. Le baptême peut encore être suppléé par le martyre, qu'on appelle baptême de sang, même dans les enfants qui n'ont pas encore atteint l'âge de raison. Celui qui perdra la vie pour moi la trouvera , dit Jésus-Christ : Qui percHderit aniniam suam propter me, inveniet eam (9). De là l'Église honore comme saints tous ceux qui ont été mis à mort pour la cause de la religion , ceux même qui n'ont pu recevoir le sacrement de baptême , ce qui est d'ailleurs conforme à l'enseignement des anciens doc-

(1) Voyez, ci-dessiis, le n* 575, etc. — (2) Lettre lxxvii, ou Traité du baptême, c «I. — Voyez, aussi ce que nous avons dit au tome I, n° 914, eJc. — (3) Décrétai., liv. iv, lit. xmi, c. 11. —(4) Lettre Lxxiii. — (5) Sur la mort de A^•l-

lentinien. — (6) Liv. iv, du Baptême, c. xxii. — (7) Lettre lxxv» (8) Voyez

ce que nous avons iit au tome I, n° 916. — (9) Saint Matlliieu, c. x, v. 39.

leurs, parmi lesquels on remarque Tertullien (1), saint Cyprien (2), saint Cyrille de Jérusalem (3), saint Augustin (4), saint Jean Chrysostome (5), saint Léon (6) et saint Bernard (7). Nous avons dit, dans la Théologie morale^ la manière dont le martyre opère dan? les enfants et dans les adultes (8).

ARTICLE IL

Du baptême des enfants. *

650. Le baptême étant nécessaire au salut pour les enfants comme pour les adultes , il s'ensuit qu'on peut et qu'on doit les baptiser le plus tôt possible, moralement parlant. Par le baptême ils sont mis au nombre des fidèles, et il n'est jamais permis de les rebaptiser lorsqu'ils ont l'usage de raison. Telle est la décision de rÉglise, dont on ne peut s'écarter sans tomber dans l'hérésie : <■ Si quelqu'un dit que les petits enfants, parce qu'ils n'ont pas la « foi actuelle , ne doivent pas être comptés parmi les fidèles, même « après avoir reçu le baptême, et que pour cela on doit les re- « baptiser quand ils sont parvenus à l'âge de discrétion ; ou qu'il « vaut mieux différer leur baptême que de les baptiser dans la foi « seule de l'Église; qu'il soit anathème (9). » Aussi, les enfants qui ont été baptisés sont-ils obligés, quand ils ont atteint l'âge de raison, d'accomplir les promesses qui ont été faites en leur nom par les parrains et par les marraines (lO).

651. On ne doit point conférer le baptême aux enfants des Juifs ou d'autres infidèles , contre le gré de leurs parents, à moins que les enfants n'aient l'usage de raison, et qu'ils ne demandent à être baptisés. On ne pourrait baptiser les enfants des infidèles, malgré

(1) Liv. du Baptême, c. xvi. — (2) Exhortation au martyre, c. xu; et lettre Lxxiii — (3) Catéchèse m. — (4) Liv. de l'Ame, etc., c. ix ; lettre xxviii, etc

— (5) Homélie m, sur différents endroits de saint Matthieu. — (6) Sermon sur l'Epiphanie. — (7) Sermon sur les Innocents. — (8) Voyez la Théologie morale, loin, n, n° 78. — (9) Si quis dixerit, parvulos, eo quod actum credendi non habent, suscepto baptismo inter fidèles computandos non esse, ac propterea, cura ad annos discretionis pervencrint, esse rebaptizandos ; aiit prœstare omitti eorum baptisma, quam eos non actu propi io credentes baptizari lu sola fide Ecciesiae; aiathema sit. Concile de Trente, sess. vu ; du Baptême, can. xni.

— (10) Si quis dixerit, hujusmodi parvulos baptizatos, cum adoieverint, interrogandos esse, an ralum habere velint, quod patrini eorum nomine, dum baptizarentur, polliciti sunt ; el ubi se nolle responderint, suo esse arbitrio relintiuendos.... aiialhema sit Ibidem, can. xiv.

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les pères et mères , sans méconnaître le droit que la nn^'ire donne aux parents sur leurs enfants. D'ailleurs , il serait dangereux de baptiser les enfants des infidèles, parce qu'ils seraient exposés à abjurer la foi à la persuasion de leurs parents, à raison de l'affection naturelle qu'ils ont pour eux(l). Pour les mêmes raisons, nous pensons qu'on ne doit point baptiser les enfants des apostats et des impies , sans le consentement exprès ou présumé des parents (2).

ARTICLE III

Du oaptême des adultes

652. Tous ceux qui ont suffisamment l'usage de raison sont obligés de recevoir le baptême : négliger de le recevoir, ce serait aller contre l'institution de ce sacrement, contre la volonté de Dieu, qui l'a institué comme moyen de salut pour tous les hommes. Mais on ne doit l'administrer qu'à ceux qui s'y sont préparés convenablement. La première disposition dans les adultes, disposition nécessaire pour la validité du baptême , c'est qu'ils demandent ou du moins qu'ils consentent à être baptisés. La seconde disposition, requise non pour la validité du sacrement, mais pour le recevoir avec fruit , c'est qu'ils connaissent suffisamment les principales vérités de la religion , et qu'ils soient animés des sentiments de foi, d'espérance, de contrition, et d'un commencement d'amour de Dieu, comme source de toute justice (3).

653. Dans les premiers siècles de l'Église, les adultes n'étaient admis au baptême qu'après y avoir été préparés comme catéchumènes. On les appelait ainsi , parce qu'on leur enseignait , par forme de catéchisme ., les premiers éléments de la religion de Jésus-Christ. Celui qui demandait à devenir chrétien devait d'abord renoncer à son ancien genre de vie ; puis il était fait catéchumène par l'imposition des mains de l'évêque ou du prêtre commis de sa part, qui le marquait au front du signe de la croix. Les catéchumènes assistaient aux instructions publiques; ils avaient d'ailleurs des catéchistes qui étaient chargés de les instruire en particulier, et de les préparer au baptême. Le catéchuménat était ordinairement de deux ans ; mais il se prolongeait ou s'abrégeait, suivant les pro-

(1) Saint Thomas, Som., part, m , quest. 68, art. 10. — (2) Voyez ce que nous ivons dit dans la Théologie morale, foui, ii, 7J"81. — (?) Voyez, tidessus,le n''ô44,etc

grès et les dispositions des catéchumènes. On distinguait parmi eux les avdileurs, les priants on prosternés, et \&i compétents. Sous le nom d'auditeurs on comprenait tous ceux à qui on enseignait la doctrine chrétienne. Ils pouvaient être admis à l'Église pour y entendre les catéchèses , mais ils étaient obligés d'en sortir immédiatement après la lecture de l'Évangile ; il était défendu, par la loi du secret, de les admettre à la célébration dej saints mystères. Les prosternés ou priants restaient à l'Église après le sermon ; mais ou les tenait éloignés du sanctuaire, et on leur faisait l'imposition des mains avec certaines prières , tandis qu'ils étaient à genoux. Venaient ensuite les compétents, c'est-àdire ceux qui , étant plus instruits et paraissant sincèrement convertis , se préparaient prochainement au baptême. On les appelait aussi élus, parce qu'après plusieurs examens, connus sous le nom de scrutins , ils étaient choisis , en présence des fidèles , par l'évêque ou par celui qui le remplaçait. En attendant la cérémonie du baptême, qui ne se faisait régulièrement que la veille de Pâques ou la veille de la Pentecôte, on faisait sur eux les exorcismes, et on pratiquait certains rites qui s'observent encore aujourd'hui dans l'administration solennelle de ce sacrement.

654. Le catéchuménat était, comme on le voit, non-seulement une préparation au baptême, mais encore une épreuve jugée nécessaire pour ne point admettre dans la société chrétienne des sujets indignes, des néophytes mal affermis, capables d'abandonner la foi , de la renier au moindre péril , et de trahir le secret des mystères qui s'observait dans les premiers siècles de l'Église.

655. Aujourd'hui, comme autrefois, si le catéchumène ou l'adulte qu'on instruit tombe dangereusement malade , on se contente du désir qu'il a témoigné de recevoir le baptême, joint à la foi implicite aux dogmes révélés; et on le baptise sans délai, dans la crainte qu'il ne soit privé de la grâce du sacrement (i).

I*) Voyeï la Théologie morale, tom. n, n" 91

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