CHAPITRE PREMIER
De la ISolion du sacrement de Baptême cl de son Jnsiilution,
60. Le mot Baptême signifie ablvAion , immersion, du mot grec qui répond aux verbes latins lavo, ahluo^ tingo, immergo. Tous les peuples, dit Bergicr, ont compris que l'action de laver le corps était un s} mbole de la purification de l'àme.
(1) DeBaptisnii Sacramcnto, ^ 1
ZS DU BAPTÊME.
On définit le Baptême : un sacrement de la loi nouvelle , institué pour effacer le péché originel, et nous régénérer en Jésus-Christ.
En effaçant le péché que nous apportons en naissant , le Baptême efface, en même temps, les péchés actuels que les adultes ont commis avant d'être baptisés; et, en nous régénérant, il nous fait enfants de Dieu et de l'Église, d'enfants de colère que nous étions comme enfants d'Adam.
On distingue dans l'école trois Baptêmes : le Baptême d'eau , fluminis; le Baptême de itw. ^ flaminis ; et le Baptême de sang, sanyulnis. Le Baptême d'eau est le premier des sept sacrements institués par Notre-Seigneur Jésus-Christ; il est, dit le pape Eugène IV, la porte de la vie spirituelle , vitœ spirilualis janua{l). Le Baptême de feu n'est autre chose que le désir de recevoir le sacrement de Baptême, étant accompagné de la charité parfaite. Le Baptême de sang est ainsi appelé , parce qu'il consiste dans le martyre , dans l'effusion du sang que l'on verse pour Jésus-Christ. Ni le Baptême de feu, ni le Baptême de sang, ne sont des sacrements ; ils ne sont pas même de vrais Baptêmes ; on ne leur donne ce nom que par métaphore, parce qu'ils purifient l'âme de ses péchés, et qu'ils suppléent au sacrement dans ceux qui sont dans l'impossibilité de le recevoir.
61 . Il est de foi que le Baptême d'eau est un sacrement, et qu'il a été institué par Notre-Seigneur. L'Écriture, l'enseignement des saints Pères, la pratique générale et constante de l'Église, les décisions des Papes et des conciles , ne laissent aucun doute à cet égard. Mais on ne peut déterminer avec précision le temps où il a été institué. Saint Thomas (2) , d'après saint Grégoire de Nazianze et saint Augustin, pense que cette institution eut lieu lorsque le Sauveur sanctifia les eaux par l'attouchement de son corps en entrant dans le Jourdain, pour être baptisé par saint Jean. C'est aussi l'enseignement du Catéchisme du concile de Trente (3).