‹ Théologie morale à l'usage des curés et des confesseurs (volume 4)Chapitre 17 sur 112 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

De la notion el de ^institution du sacremenl de Confirmation.

124. La raison pour laquelle le nom de Confirmation est donné au second sacremenl, c'est que le chrétien reçoit un nouvel accroissement de forces, lorsque l'évéque lui donne l'onction du saint chrême en pronon-

(I) De ConGrmatioiiis sacramenlo. § 1".

çant ces paroles : Je le marque du signe de la croix, cl je te confirme par le clurme du salut , au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Les saiub Pères désignent encore ce sacrement sous d'autres noms : ils rappellent Vimposilion des mains, te chrême du salut, le sacrement du chrême, le sceau de la cie étemelle, le sceau de l'onction spirituelle, la perfection, la consommation. On définit la Confirmation : un sacrement de la loi nouvelle, qui nous communique la plénitude du Saint-Esprit, nous rend parfaiis chrétiens, et nous donne la force de combattre les ennemis de notre salut, de confesser courageusement la foi de Jésus-Christ, même au péril de notre vie. « In eodalur Spiritus sanclusad robur, dit le pape Eugène IV, » sic us datas esl Apostolis in die Pentecostes, ut videlicet chrislianus au- » dacler Chrisli eoulileatnr nomen (1). »

\-2.i. La Confirmation esl un vrai sacrement. Aussi, conformément à l'Écriture sainte, à la tradition apostolique, à la pratique générale et constant à l'Église catholique, le concile de Trente a condamné, comme hérétiques, les novateurs du xvie siècle qui oui osé soutenir que la Conlirnialiou n'est point un véritable sacrement. « Si qiiis dixerit, conlirmationein » bapti/.aiorum oliosam caeremoniam esse, et non polius verum et pro- » prium sacraineuium aul nihil aliud fuisse; quam caieehesini quamdam, » qua adolescente proximi lidei su;e raliouem exponebant; anathema » sil 2). )> Suivant le même concile, ce sacrement a été, comme les autres sacrements d • la nouvelle alliance, institué par Noire-Seigneur Jésus- Ghrisl (•">). Il a élé promulgué par les Apôtres, qui l'administraient euiîncnics à ceux qu'ils avaient baptisés (i).

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