‹ Théologie morale à l'usage des curés et des confesseurs (volume 4)Chapitre 3 sur 112 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

De la noiion et de l'institution des Sacrements.

2. Le mot de sacrement signifie une chose sacrée; de toutes les acceptions que les auteurs ecclésiastiques et profanes donnent à ce mot, il n'en est aucune qui n'ait quelque rapport plus ou moins direct à la religion. Mais il se prend ici pour un signe ou un rit symbolique, établi de Dieu, comme moyen de salut pour les hommes; ce qui convient aux sacrements anciens et aux sacrements évangéliques. Si on considère le sacrement tel qu'il est dans la loi nouvelle, on le définit, conformément à l'enseignement de l'Église : un signe visible et sacré, institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour la sanctification de nos âmes: « sacramenlum, dit le » Catéchisme du concile de Trente, est invisibilis gratiae visibile signum » ad noslrain justificationem institulum (2); » ou, ce qui revient au même, « sacramentum res est sensibus subjecta, qua:, ex Dei institution^ » sanctilalis et justitîse, tum significanda' tum efficiendai vim habet (ô). » En effet, les sacrements signifient quelque chose de caché, la grâce invisible qu'ils contiennent sous l'enveloppe des choses matérielles et sensibles. Ainsi, par exemple, lorsque, dans le Baptême, on verse l'eau sur le corps en prononçant les paroles sacrées, celte action sacramentelle signifie que, par la vertu du Saint-Esprit, le baptisé est intérieurement purifié des souillures du péché.

3. Le sacrement est un signe visible : il est nécessaire qu'un sacrement soit un signe extérieur, soit parce que c'est un des liens qui attachent les fidèles à l'unité, soit parce que, autrement, on ne pourrait distinguer les sacrements les uns des autres, ni de toute autre chose; soit, eufiu, parce

(0 De Sacramemiâ, § i«. — (î) Ibidem, § y. — (3) Ibidem, § i.

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