‹ Théologie morale à l'usage des curés et des confesseursChapitre 36 sur 105 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

De la Justice

287. La justice, prise dans son acception générale, consiste, aux termes de l'Écriture sainte, dans l'accomplissement des devoirs que nous avons à remplir envers le Créateur et envers nos semblables. Sous ce rapport, elle comprend : 1° la vertu de religion , par laquelle nous rendons à Dieu le culte qui lui est dû ; 2° la piété filiale , qui nous impose l'obligation de respecter et d'aimer d'une manière particulière nos père et mère, auxquels, après Dieu, nous devons tout ce que nous sommes; 3° l'obéissance, qui nous fait respecter l'autorité de nos maîtres, de nos supérieurs , de ceux que la divine Providence a placés au-dessus de nous, soit dans l'ordre spirituel , soit dans l'ordre temporel ; 4° l'obligation de respecter la personne, la réputation et les biens d'autrui (l).

La justice proprement dite , dont il s'agit ici, est une vertu morale qui nous porte à rendre à chacun ce qui lui appartient. C'est la définition que nous en donne saint Augustin : « Justitia ea virtus «est quœ sua cuique distribuit(2). « Saint Ambroise la définit comme l'évêque d'Hippone :« Justitia suum cuique tribuit; alie- « num non vindicat (3). » Ce qui a rapport à la justice sera expliqué sur le septième commandement de Dieu.

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