‹ Théologie pastorale (volume 2)Chapitre 105 sur 172 · LES CHOEURS · texte numérisé non relu

LES CHOEURS

Dieu saint !

Dieu immortel !

Ayez pitié de nous ! »

Quel dommage que le sens profond de ce magnifique chant choral ne puisse aller au cœur, étant si rarement chanté de cœur et si peu compris des auditeurs I

72. Le Samedi saint sera }:eiidant rollice public un véritable sabbat spirituel pour les fidèles^ si le prêtre célèbre avec eux, dans un même esprit, le repos de Jésus au tombeau, et si, à Toffice du soir, entonnant ce vieux cliant de l'Église :,Ze Christ est ressuscité, il le chante avec les fidèles de tout son cœur, comme le veut saint Paul.

73. Si, pendant la semaine sainte, Jésus-Christ apparaît comme la victime offerte pour les péchés des fidèles, le jour de Pâques, et pendant tout le temps pascal, il se révèle comme le sauveur du genre humain ressuscité de la mort.

Ce que le Sauveur disait à Jean [Apoc., i. M], il le redit, à chaque fête de Pâques et à tous les saints temps de Fannée, à , toute la communauté des fidèles.

« Je suis le premier et le dernier ; je suis la vie. J'étais mort et voilà que je suis vivant; je vis de toute éternité; j'ai les clefs de Tenfer et de la mort. » Celte parole du Christ : « J'étais mort, et voilà que je suis vivant, et désormais je ne mourrai plus; « ceJLte parole, répétée par le prêtre, entendue et redite par les fidèles: « Oui; il revit et ne mourra plus, » cette confession publique et en commun : « Celui qui est mort pour moi vit et ne mourra plus, » transformera la fête de Pâques en une fête de la vie éternelle.

Cette vie éternelle en Jésus-Christ ressuscité, nous pouvons surtout l'envisager de deux manières : comme un fait et comme un gage. Comme un fait, en nous arrêtant à la résurrection de Jésus- Christ ; comme un gage, en apprenant à voir notre résurrection préfigurée, promise et accordée dans celle de Jésus - Christ.

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