XV
19. Si, comme docteur, directeur des consciences et ami des malades, vous enseignez et opérez, vous devez, comme prêtre, sacrifier et immoler pour le salut du peuple ce que le Seigneur et TÉglise vous ont confié. Jamais l'ange n'apparaît plus magnifiquement dans l'homme que lorsque le prêtre exécute ses prières et ses fonctions sacrées, pénétré de sentiments de foi et de charité. Ce que saint Clément d'Alexandrie dit du juste, peut surtout s'appliquer au digne prêtre :
Une âme juste et sainte est un autel du Seigneur ; la prière est sa respiration.
Ov, si le prêtre qui remplit la mesure de son nom est dans toutes ses actions un autel du Seigneur, que doit-il être dans les plus beaux actes de son ministère, alors qu'il s'offre, lui et les
fidèles^ avec Jésus-Christ au Père éternel^ sinon le plus magnifique autel du Seigneur ? Et si la prière est, dans toutes ses actions^ la respiration de sa vie, comment cette respiration pourrait-elle Tabandonner alors qu'il est à Tautelde Dieu, debout devant le peuple ?
20. Si donc la prière est pour la vie de Tâme ce qu'est la respiration pour la vie du corps, vous trouverez que sans la prière et sans la force céleste, Thomme n'est au milieu des fidèles qu'un cadavre sans vie, ou, pour parler avec Jésus-Christ, qu'un sel affadi, qu'il faut jeter sur le fumier.
5< . Comme je parcourais les papiers d'un digne prêtre mort récemment, et dont j'avais été nommé exécuteur testamentaire, je trouvai, écrit à l'encre rouge, dans l'Écriture sainte, son livre favori, œ que je copie ici et dépose sur votre cœur :