TROISIÈME PRINCIPE
La foi en l'excellence et en la destinée finale de la nature humaine, pourvu qu'elle soit et reste vivante, pourra, en toute
situation, vous rendre content de Dieu^ et donner à votre âme la piété, la paix et le bonheur.
L'homme, en effet, ne Toublions pas, n'est pas une plante qui ne puisse réussir que dans certains climats et prospérer que sur un sol déterminé. Il vit sous toutes les zones ; il se plie à toutes les températures, à tous les états, à toutes les vocations.
Tout homme est capable d'avoir la vraie religion et la vraie vertu, lesquelles consistent en ce que Thomme, fort de la Force même, bon delà Bonté même, sage de la Sagesse même, s'adapte à toutes les situations, se fait à tout et accepte tous les fardeaux L'homme n'est point un oiseau de passage qui ne reste chez nous qu'en printemps et en été, et qui, le froid venu, émigré dans des contrées plus bienfaisantes.
Aussi, si nous voulions dépeindre l'homme selon toute son excellence, nous serions obligés de dire : Ne succomber à aucun fardeau, car Dieu qui est en lui est plus puissant que tous, voilà ce qu'est l'homme.
La puissance de l'homme est en proportion rigoureuse avec sa foi en Celui par qui il peut tout, et qui vit en lui.
La foi est sa puissance, et sa devise, aussi grande que vraie, est : Omnia possum in eo qui me confortât ^ je puis tout en celui qui est ma force.