IV. UNE MORT CHRÉTIENNE EST AUSSI LE FRUIT DE LA CRAINTE DE DIEU
Siméon, ayant yu le Salut du monde, ne pouvait plus craindre la mort. Cette vue avait adouci son voyage de l'éternité. Il ne pouvait plus craindre la mort; car il avait vu raccomplissemenl de la parole du Seigneur. A une vie innocente succéda une mort paisible, parce qu'il avait vu le salut de Dieu. Siméon mourut consolé et triplement heureux : sa vie avait été irréprochable devant Dieu, ses désirs avaient été accomplis par le Saint-Esprit, et le salut du monde s'était révélé à ses yeux.
Par là nous apprenons que, pour faire une mort heureuse, il faut, comme Siméon, s'efforcer de marcher saintement devant le Seigneur, mettre toute sa confiance au Sauveur du monde, et faire succéder aux désirs la foi vivante et active au Salut du monde.