Phrases trop entortillées
Quel que soit le degré \ où un grand nombre , l "g grâce à une attention \ | soutenue et à une pra- \ § tique fréquente, I
aient porte l'art | En quoi?
de donner à leur con- ) îj duite fausse et dissimu- ? g, lée )<
un certain air | Quoi?
delnaturel et vérité. | De quoi?
Plus les expressions comment, en quoi, quoi, de quoi sont fréquentes dans une phrase démesurément longue, plus le langage est embarrassé.
40. Un beau chapitre de psychologie. Le fond de l'âme est parfaitement saisi, et présenté sous des expressions sensibles, lesquelles, toutefois, sont encore étrangères à un lecteur non exercé.
44. La particule F, sans substantif, est énoncée trop rapidement pour être comprise du peuple. S'il est facile au lecteur de suppléer le substantif, il n'en est pas de même pour l'auditeur.
TIIÉOLOGTE PASTORALE.
du cœur humain. Nous aimons trop nous soustraire a cette lumière vive et pénétrante de la vérité, afin de n'être point obligés de lui sacrifier nos vues et nos inclinations cachées (12). Nous sentons secrètement dans notre âme l'incommodité et le tourment de la contradiction (13) , et nous comprenons fort bien que nous n'avons pas la volonté d'être tout-àfait ce que nous sentons que nous devrions être. Voilà pourquoi nous en éloignons soigneusement notre attention; voilà pourquoi nous nous donnons tant de peines pour trouver des faux fuyants et des excuses : — c'est afin de (14) justifier les infidélités de notre conscience à demi faussée ; voilà pourquoi nous tâchons, autant que possible, de nous persuader que nos faibles efforts, notre torpeur dans la vertu suffisent aux yeux de Dieu.
Cette infidélité intérieure à la vérité, qui consiste en ce que nous nous insurgeons (15) intérieurement contre sa domination exclusive, en ce que nous ne voulons pas nous soumettre sans restriction à ce que nous prescrit notre conviction d'accord avec notre conscience ; cette déloyauté secrète, nul homme ne saurait, à proprement parler, la voir et la juger; celui-là seul le peut, qui sonde les cœurs. Il connaît celui qui résiste ainsi secrètement à la lumière et cherche à l'éviter, de même qu'il connaît celui qui préfère à tout la vérité et la justice, et qui obéit fidèlement à leurs inspirations. Et comme il existe ici différents degrés (16), et que, dans la même circonstance, l'un peut avoir plus de connaissances, plus de motifs et des impressions plus vives, celui qui scrute les cœurs sait exactement quel est celui qui oppose le plus de résistance (17) à la conviction qui l'éclairé , et qui est par cela même plus coupable. Aussi, jamais il ne demande à quelqu'un au delà de ce que lui prescrivait la vérité reconnue par sa conscience ; et jamais la faute ou l'innocence ne sont appréciées d'après une autre mesure.
Dieu, qui voit tout, nous connaît donc sous tous les rapports. Il distingue l'homme vertueux de l'homme méchant non-seulement d'après les actes extérieurs, mais encore d'après
12. Se soustraire à la lumière, afin de n'être point obligés de lui sacrifier nos penchants. — Magnifique figure ! Ces deux phrases sont artistement reliées l'une à l'autre; seulement, pour comprendre cette figure et cet art, il faut être un peu artiste.