PARTAGE DU RÉCIT EN QUESTIONS ET EN RÉPONSES
vi. Non-seulement le récit doit, comme ensemble, être bien saisi par les enfants; mais il faut encore que ses caractères spéciaux soient compris et gravés dans la mémoire. Or, c'est là ce qu'on obtient au moyen des questions et des réponses.
Ce démembrement a encore un autre avantage -.celui de mettre dans un jour plus éclatant les questions principales, et de
les faire résoudre par les enfants. Car si le catéchiste doit réduire le tout en questions et en réponses, l'élève doit, de son côté, apprendre à résoudre ces questions.
vu. Cette réduction ne doit pas être purement logique, mais elle doit être accompagnée d'une explication suffisante, soit des mots, soit des idées, soit du sens.
Quand le catéchiste, semblable au Sauveur, qui bénissait les enfants et leur distribuait le pain de la vie éternelle, a fait son récit et Ta présenté dans un tableau propre à toucher l'imagination et le cœur des enfants, il fait entrer ce même récit dans leur intelligence au moyen de questions qu'il pose et qu'il résout.
exemple :
Première question. Pourquoi les mères amenèrent-elles leurs enfants à Jésus-Christ?
Réponse : Pour qu'il les bénît.
Deuxième question. Jésus-Christ avait donc le pouvoir de bénir les enfants?
Réponse : Oui.
Troisième question. Qu'est-ce que cela veut dire : Bénir les enfants?
Réponse : Cela veut dire : les recommander à l'amour éternel du Père céleste, et exciter en eux le sentiment de l'amour de Dieu.
Quatrième question. Jésus-Christ a-t-il donc réellement béni les enfants?
Réponse : Lorsqu'il les eut reçus dans ses bras, et embrassés, il les offrit à son Père céleste. Et, au moment où il leur imposa les mains, il excita dans leurs jeunes cœurs le sentiment de l'amour du Père céleste.
Cinquième question. Que signifient donc ces mots : C'est pour eux qu'est le royaume des cieux?
Réponse : Ils signifient que les enfants peuvent encore croire, espérer, aimer, qu'ils ne sont pas encore absorbés dans les af-
t aires de la terre, qu'ils ne sont pas encore esclaves des plaisirs des sens, comme tant d'autres plus âgés qu'eux. Ils peu vent donc croire en Dieu, espérer en lui, l'aimer.
Sixième question. Pourquoi donc les disciples voulurent-ils renvoyer les mères et les enfants?
Réponse : Leur Maître s'étant fatigué pendant toute la journée à faire du bien, ils auraient voulu qu'on le laissât un peu se reposer le soir ; il faut dire aussi que les disciples n'avaient pas à un aussi haut degré que le Sauveur, le vif sentiment des besoins de ces mères et de ces enfants.
Septième question. Quelle est la leçon que les enfants doivent tirer de cette histoire?
Réponse : Qu'il est certain que Jésus aime éxtraordinairement les enfants.
Quoi encore ?
Réponse : Que les enfants peuvent appeler Dieu leur Père, et Jésus-Christ leur aimable Sauveur ; qu'ils peuvent déjà croire à la parole de Jésus-Christ, mettre en lui leur confiance, et l'aimer.
Quoi encore?
Réponse : Qu'ils peuvent avoir part au royaume de Dieu, — s'ils le veulent.
Quoi encore? „
Réponse : Que Jésus-Christ a le pouvoir de les bénir, etc., etc.