‹ Théologie pastoraleChapitre 40 sur 209 · D, LA PERSONNE DE JÉSUS-CHRIST · texte numérisé non relu

D, LA PERSONNE DE JÉSUS-CHRIST

1 . Sa dignité. — Il ne décline pas les marques d'honneur que lui donne le lépreux. « Soyez guéri, je le veux, » lui dit-il; Théol. past. I. 8

et le lépreux fut guéri. Il accepte le profond abaissement du centenier, et conlirme sa foi à sa toute-puissance par un acteproportionné à cette foi. Il déclare que c'est précisément cette foi-là qu'il cherche en Israël, et il reproche au peuple de ne la point trouver. Il décide du sort des nations , et prononce cette puissante parole d'un législateur : « Pour moi je vous dis, etc. » Il guérit de loin, et la maladie lui obéit. Il commande aux vents et aux flots, et le calme renaît. 11 commande aux esprits, et ils vont. Il fixe ce qu'ils doivent détruire, et ils le craignent comme leur juge. C'est donc à lui que les esprits, les hommes, les animaux, l'air et l'eau obéissent.

2. Sa bonté. — Il accorde sur-le-champ la prière du lépreux ; il accède à la première et à la seconde demande du centenier; afin de pouvoir beaucoup donner, il captive la confiance par les louanges et les reproches dont il est l'objet ; il rend, le soir même, la santé à tous ceux qui la lui demandent ; dès qu'on implore son secours, il rétablit le calme, et délivre les hommes des esprits qui les tourmentent.

Pour dessiner la figure incomparable de Jésus- Christ, l'historien se contente du simple exposé des faits, sans ajouter une seule parole d'exagération à sa louange, sans la moindre déclamation, sans aucune réflexion, sinon qu'il fait allusion aux livres sacrés ; il a une manière de raconter qui n'embellit ni ne ménage, concise, simple, claire, sobre d'expressions, sans art, sans épithètes ayant pour objet d'exprimer le jugement de l'auteur. — Pour le comprendre parfaitement, on n'a qu'à lire, et le faire dans cette intention, le chapitre vm de saint Matthieu.

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