F. CARACTÈRE DU CENTENIER
Un tel caractère commande le respect. Il a une foi immense en la puissance de Jésus, une foi qui n'a pas sa source dans la présence corporelle du Seigneur. Grande es! la confiance
THÉOLOGIE PASTORALE. Mo
que lui inspire sa foi à la puissance qu'a Jésus-Christ de commander de loin à la maladie. Grande est son humilité, c'est-à-dire le sentiment, l'idée de son infériorité en présence de ce Nazaréen ; et ce sentiment se manifeste par ces paroles : Je ne suis pas digue, etc. Grande est sa charité pour son serviteur, à la guérison duquel il s'intéresse aussi vivement que s'il s'agissait de la sienne propre. Il n'y a pas jusqu'à son langage, qui signifie plus qu'il n'exprime, qui ne soit digne de ce grand homme : « Dites seulement une parole, et mon serviteur sera guéri. » C'est comme s'il avait dit : « De même que les soldats obéissent à mes ordres, ainsi la nature obéit à votre parole. » Ce dernier sens, il le donne seulement à entendre; mais le premier, il l'exprime positivement. Ainsi donc, ce qui fait si souvent défaut dans nos guerriers, se trouve réuni dans ce centenier : foi en Jésus-Christ, confiance en lui, humilité devant lui ; humanité envers les faibles, noblesse et modestie dans sa conduite, dans ses procédés et dans ses expressions.
g. caractère de deux hommes qui auraient volontiers désiré d'être disciples de jésus-christ, mais qui n'en avaient tas le courage.
L'un était effrayé de la pauvreté de Jésus, l'autre était occupé du soin de donner la sépulture à son père. L'un et l'autre ne savaient ce qu'ils voulaient.
H. CARACTÈRE DES GÉRASÉNtENS.
Il fallait qu'ils fussent bien grossiers et bien dépourvus d'iii* telligence, pour ne pouvoir pas comprendre que, pour la délivrance de deux hommes et pour le rétablissement de la sécurité d'un chemin, il fallait donner au delà de la valeur d'un troupeau de pourceaux; pour ne pouvoir pas comprendre que celui qui pouvait faire tant de bien, et le faire sans qu'on l'en priât, avait aussi le pouvoir d'épargner leur troupeau.