‹ Théologie pastoraleChapitre 96 sur 209 · CONCLUSION PAR ANALOGIE · texte numérisé non relu

CONCLUSION PAR ANALOGIE

Quand nous voyons ce juge inique, dont le cœur est dépourvu de toute crainte de Dieu et de tout amour des hommes, rendre cependant justice à une veuve à cause de son importunité, comment croire que Dieu, qui est tout amour, ne procurera pas le salut à ses enfants, s'ils crient vers lui nuit et jour? Si l'importunité d'hommes méprisés a tant de pouvoir sur des hommes cruels et insensibles, que ne pourra pas auprès de Dieu, qui est tout miséricorde, la prière de ses élus, la prière incessante de ses enfants qui dans leur besoin crieront vers lui nuit et jour, la prière confiante de ses bien-aimés ?

Application immédiate aux justes qui sont opprimés. — « Je vous dis en vérité que Dieu ne tardera pas à les venger. »

Cette vengeance, Jésus-Christ la promet d'abord à ses disciples, puis à tous ceux qui croiront à sa parole, quand les châtiments éclateront sur Jérusalem, et, à la fin du monde, sur toute la terre. C'est là ce que montrent : 1° ces paroles : « Bientôt il les vengera ; » 2° cette question : « Pensez-vous que le Fils de l'homme, lorsqu'il viendra, trouvera de la foi sur la terre? » 3° la description du bouleversement qui existera alors, description

qui se trouve dans le chapitre précédent {Luc, xvn, 26-37). Application de cette promesse à tous les justes, qui, en quelque circonstance quils se trouvent, mais particulièrement dans les combats de l'Eglise militante , souffriront persécution pour la vérité et la justice, et prieront avec foi et persévérance , selon l'esprit de Jésus-Christ. — Le texte ne parle, il est vrai, que des nécessités de quelques justes en particulier ; mais le sens de ce texte est général, comme le prouve une parabole de saint Luc (xi, 4-13), analogue à celle-ci, et qui finit par ces mots : « Demandez, et vous recevrez ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et Ton vous ouvrira. »

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