DEUXIÈME TABLEAU
Décor. — Le théâtre change. La partie supérieure avoisinantles frises représente, sur une coupe transversale, une silhouette de la ville de Hameln, semblable aux vignettes collées sur les boîtes d'eau de Cologne. Des tours, des clochers, des donjons se détachent sur les tons clairs du ciel. Aspect gothique, comme dans la promenade des bourgeois de Leys. Fortes voûtes de terrains superposés, comme dans les plans géologiques. Cette masse est traversée par le Puits, aboutissant à la place publique de Hameln, qu'on aperçoit coupé en deux comme dans une coupe architecturale. Chaos de rochers, de couches de filons, de minerais, etc. Plateau souterrain où aboutit le Puits, sur une nappe d'eau sombre où scintille une étoile bleuâtre de lumière, et se tient une belle femme aussi nue que possible, la Vérité avec son miroir. Seaux de bois, cruches et urnes, jetés çà et là, au bout de leurs chaînes et de leurs cordes. A droite, sur un immense arc de rochers surbaissés, s'ouvrent des perspectives du Pays vert, en camaïeu du céladon le plus tendre, au vert de l'émeraude : tout est vert, le ciel, l'eau, le terrain, les édifices, et mieux, les figures.