SCÈNE VI
Le magicien, à la vue cTHermann, fait signe aux Kobolds de lui laisser la liberté de ses mouvements. 11 lui dit qu'il approuve fort ce beau zèle, mais qu'il est décidé à disputer Vanda à son galant par tous les moyens possibles : s'il veut dégainer cette rapière terrible avec laquelle il a embroché le rat dans les jupes de Vanda, il est prêt à prouver qu'il ne joue pas moins bien de l'épée que de l'archet; il lui demande de quelle blessure il lui serait agréable de mourir ; que pour lui la place lui est indifférente; il n'a qu'à indiquer la porte par où son âme préfère s'échapper. Duel grotesque entre Hermann et le musicien fantastique. Les lames des épées frétillent à tous les chocs et jettent des lueurs électriques; autour des combattants se massent en groupes variés les nymphes et les Kobolds. Vanda glisse à demi pâmée survies coussins du trône, tremblant pour Hermann dont l'infériorité est visible. Le magicien le touche à la poitrine, la blessure se met à flamboyer comme une touche de feu.