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qui s'est passé aux jours de Noé et de Lot, se renou- f ^im^'iv 'f' vellera à son second avènement, dont il compare aussi l^^^^^- "• les circonstances aux calamités endurées à la prise de ^^^^\ Jérusalem. Saint Paul a parlé de la même manière de ternes périlleux pour l'Eglise. Bien qu'il doive toujours y avoir de bon grain sur l'aire de l'Eglise, cependant la balle peut quelquefois le cacher presque complètement ; bien qu'il doive toujours se trouver de pur froment dans le champ, cependant il peut quelquefois être étouffé presque complètement par l'ivraie. C'est pourquoi, bien que l'Eglise entière de Jésus-Christ ne puisse périr, cependant iine Eglise particulière, et même l'Eglise représentative (c'està-dire l'Eglise représentée par des Conciles) peut tomber dans l'erreur.^
1 S. Hieron. In cap. 2. Sophon. "Veruntamen veniens Filius hominis, putas, inveniet Fidem supra terram ? Non mirabitur de
40 DES ERREURS DANS L'eGLISE.
Part. I. ^ externâ Ecclesiœ vastitate, quod régnante AnticTiristo redigenda sit in solitudinem?" — S. Ambros. In S. Luc. xxi, 25.
S. August. De Civ. Dei, xx. 8. "Antichristi tempore Diabolus solvendus; et proinde gravier erit illa persecutio, quanto crudelius potest saevire solutus quam ligatus." — Idem, Tract, in S. Joann. xxv. p. 1966.
2 XXXIX Articles, Art. xix. "De même que les Eglises de Jérusalem, d'Alexandrie et d'Antioche sont tombées dans l'erreur, l'Eglise de Rome est aussi tombée dans l'erreur, et cela non-seulement quant aux mœurs et à la forme des cérémonies, mais encore en matière de foi." — Laud, Conférence with Fisher, sect. 21, p. 114 ; sect. 25, p. 134; sect. 31—33, p. 185. Oxford, 1839.— Beveridge, Discourse upon the XXXIX Articles, Art. xix. et xxi.
^. Mais si l'Eglise représentative est sujette à l'erreur, à quoi bon les Conciles Œcuméniques ou Généraux ?
ifl. Ils sont d'une grande importance : d'abord, bien que l'Eglise représentative puisse tomber dans Terreur,^ cependant il n'est pas à présumer qu'elle y tombe ; il est à présumer, au contraire, qu'elle n'y Voyez plus tombcra point ; nous savons d'ailleurs que de tels erpiùsioin, Conciles sont d'institution Apostolique, et qu'ils ont chap.ix. été très-utiles pour le maintien de la vérité, et pour la suppression de l'erreur ;^ et bien que, à priori, il soit admis que tout corps d'hommes réunis en société puisse tomber dans l'erreur, cependant, à posteriori, il faut croire que tout ce qui a été décrété et promulgué par les Conciles de l'Eglise dûment convoqués, et basant leurs décrets sur la Sainte Ecriture, et que tout ce qui, après avoir été ainsi décrété, a subséquemment été reçu dans l'Eglise Universelle, n'est point erroné, mais vrai; comme, par exemple, les canons des quatre premiers Conciles Généraux, qui ont rapport à la doctrine. Et bien que l'on pût penser
qu'ils sont dans l'erreur, cependant, jusqu'à ce qu'il ^ff^ soit clairement démontré qu'il y a erreur contre l'Ecriture,' toute opinion personnelle doit céder le pas à l'autorité publique, fondant ses décisions sur la Parole Divine, pour finir ou éviter les débats,* et par amour pour la paix et l'unité de l'Eglise. Quant aux points controversés, nous devons nous en rapporter à la détermination de l'Eglise, à moins que, comme nous l'avons dit, il ne soit clairement démontré qu'il sont en opposition avec l'Ecriture.
1 XXXIX Articles, Art. xxi.
2 Voyez Hooker, Ecclesiastical PoUty, liv. V. chap. liv. 10, sur les services éminents rendus par les quatre premiers Conciles Généraux.
^ S. Athanas. De Synod. c. 6. " rj ypa(pr} -Kcurœv a-vvoSav KpelrTœv.'* S. Hieron. In Epist. Galat. *' Spiritûs Sancti doctrina est, quœ canonicis literis est prodita, contra quam si quid statuant Conciliaf nefas duco."
^ Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. II. chap. vii. 5. " Il n'est pas impossible qu'elle se soit trompée." — Voyez sa Préface, chap. vi. 3, où, en parlant de questions controversées sur la Discipline de l'Eglise, il s'exprime ainsi : " Vous répondrez peut-être qu'étant déjà, convaincus de la vérité de votre cause, vous ne devez vous soumettre à aucune sentence. Vous répondrez encore que les hommes, bien plus, que les Conciles peuvent tomber dans l'erreur, et Gai. i, que, à moins que le jugement prononcé ne donne satisfaction à vos esprits, k moins qu'il ne soit de nature à ce que vous ne puissiez lui opposer aucun argument, en un mot h. moins que vous ne le considériez et ne le reconnaissiez vous-mômes comme étant en harmonie avec la Parole de Dieu; vous y soumettre, sans l'approuver, ce serait pécher contre vos propres consciences.
"Nous ne désirons pas que les hommes fassent rien de ce que dans leur cœur ils sont persuadés qu'ils ne doivent point faire, mais cette persuasion (disons-nous) devrait être profondément établie dans leur cœur, savoir que dans des questions litigieuses et controversées d'une telle nature, la volonté de Dieu est qu'ils fassent tout ce qui sera déterminé par la sentence qui exprime la décision judiciaire et finale; lors même que dans leur opinion personnelle elle semble