ADMINISTRATION DES SACREMENTS
Part. T. ^ 2 g. August. De Civ. Dei, xx. 10, et sur le Psaume xciv. p. 1465,
' Tertullian. De Baptism. 17. "Dandi baptismum jus habet summus sacerdos, qui est Episcopus, dehinc Presbyteri et Diaconi non tamen sine Episcopi auctoritate." — Tertullian. De Coron. 3. ** Eucharistise sacramentum non de alîorum manu quam prœsidentium sumimus." — Voyez S. Jérôme plus loin, p. 97.
Tertullian. De Prœscript. Hœret. 39, sur la pratique des assemblées catholiques en tant qu'opposées à celles des hérétiques : " Ordinationes eorum temerarise, levés, inconstantes. Itaque alius hodie Episcopus, cras alius ; hodie Diaconus qui cras Lector : hodie Presbyter qui cras Laicus."
S. Optât. Ad Parmen. ii. 25. " Quatuor gênera sunt in Ecclesiâ, Epiacoporum, Preshyterorum, Diaconorum, et Fidelium."
* S. Hieron, Âdv. Lucif. c. 8. — S. Chrysost. Ad \ Cor. xiv. 16. — Ordinal de l'Eglise d'Angleterre. " Il y aura un Sermon déclarant .... combien l'Ordre des Prêtres est nécessaire dans l'Eglise de Jésus-Christ." — Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. III. chap. xi. 18. '' Nous soutenons que le clergé de Dieu est un état qui a été et sera (tant qu'il existera une Eglise sur la terre) nécessaire, par la Parole explicite de Dieu lui-même, un état auquel le reste du peuple de Dieu doit être soumis dans les choses qui concernent la santé de son âme." — Voyez plus loin, p. 86, 87, 92.
^» Yous avez parlé de personnes légitimement appelées et envoyées ; qui sont-elles ?
3^. Ce sont celles " qui sont éprouvées, examinées " et reconnues comme possédant les qualités qui sont "exigées pour leurs fonctions, et qui aussi, par la "prière publique et l'imposition des mains, sont " approuvées et admises à ces fonctions par l'autorité "légitime."'
1 Préface de rOfftwa? de l'Eglise d'Angleterre. — XXXIX Articles, Art. xxiii. — Canons de 1603, xxxiii. xxxiv. xxxv.
^. Vous voulez donc dire qu'aucun homme ne peut entreprendre de Im-même les devoirs du Ministère Chrétien ?
sa. xiix. 1. i^» Oui Personne ne jpeut s'attribuer à sot-même
cet honneur,^ excepté celui qui est a'ppeU de Dieu, comme 9"^^-^^^^^; le fut Aaron. Aaron et ses fils furent établis par II]' ''^"'' Dieu pour remplir les fonctions de Prêtre ; et l'étran- Héb. v. 4. ger qui s'en approchait devait être mis à mort. Un xxvui. 1.
T , . . , . , Nom. iii. 10 ;
nomme ne peut rien recevoir a moins que cela ne xviu. 3—6. lui soit donné d'en haut. Celui qui n entre pas par ^.3e&n,:L.i. la porte dans la hergerie des brebis, mais qui y monte par un autre endroit, est un larron et un voleur. Les fils de Scéva, qui s'arrogèrent les fonctions Aposto- Act. xix. h. liques, furent vaincus par l'esprit malin. Et l'on trouve un avertissement terrible contre une pareille assomption dans l'histoire de Coré, Dathan et Abiron, Nom. xvi. qui furent détruits par Dieu pour avoir usurpé les xviii. 3. fonctions du Prêtre, et dans celle du Eoi Ozias, qui 2 chron. fut frappé de la lèpre pour en avoir agi ainsi. Bien plus, Oza fut frappé par Dieu pour avoir touché 2 sam. vi. c. l'Arche (ce qu'il ne pouvait faire légitimement, n'étant xiii. 10. point Lévite), bien qu'il y eût porté la main avec la bonne intention de la retenir.
^ S. Cyprian. De Unit. Eccl. p. 111. *' Hi sunt qui se prsepositos sine ullâ ordinationis lege constituuut, qui nemine Episcoporum dante, Episcopi sibi nomen assumunt."
S. Cyprian. Bp. 69, p. 182. " Quomodo Pastor ille vocari potest qui, manente vero Pastore et in Ecclesiâ Dei ordinatione succedaneâ prœsidente, nemini succedens, et a se ipso incipiens, alienus sit et Dominicao pacis ac divinaî unitatis inimicus?"
Baiiow, Necessity of a Lawfal CalL to the Ministry. Remains, p. 613. Quant à la véritable signification des mots " appelés et mus intérieurement," voyez Sanderson, Serni. 1 Cor. vil. 24.
®» Mais si Aaron fut appelé par Dieu, pourquoi une personne, qui croit être l'objet d'une vocation divine, ne peut-elle pas s'attribuer cette fonction ?
<Cl. Parce qu'un homme peut se tromper, en se xxviii. supposant appelé par Dieu. Aaron fut non-seulement 1— se!^"''
86 ADMINISTEATION DES SACEEMENTS
vj^i^^dix appelé par Dieu, mais, d'après le commandement xiv. To-.^^^^*^' exprès que Dieu donna à Moïse, il fut visiblement Rom. X. 15. ordonné par lui. Et saint Paul demande : Comment prêchera-t-onj si Von n'est pas envoyé ? ^
1 XXXIX Articles, Art. xxiii.
Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. IIL chap. xi. 18. " li admission, solennelle à des fonctions dans l'Eglise est d'une telle nécessité, que sans cela il ne peut exister de gouvernement ecclésiastique."
Leslie, Discov/rse on the Necessity of an Outward Commission.
(Bi, Le Nouveau Testament fait-il ressortir la nécessité d'une mission ou envoi convenable et visible 1 is.xiviii.i6; 3^* Oui. Jésus-Christ même ne se glorifia pas s?Matth. m. d'être fait Souverain Pontife. Il ne prit pas possess.Luc,iv. sion de ses fonctions, avant d'en avoir reçu le mandat s.'Matth. iv. visiblement et à haute voix lors de son Baptême. Et XV. 24. ' ' c'est de la même manière que les douze Apôtres et 32; vi.Vo'. les soixante-et-dix Disciples furent choisis, appelés et s.L*uc,x.i. envoyés par lui.i
^ S. Ambres. Fpist, xliy.
^. Ceci ne ressort-il pas encore des titres assignés par l'Ecriture aux Ministres de Dieu ?
s 'j'™n"' ^' ^* ^^* -^P^*^® ('Attoo-toXoç) uc siguific pas une 8r^y^43. personne qui vient, mais une personne qui est envoyée 2 s^ Pier. par lin autre. Ainsi les Ministres sont appelés dans 2 Cor. V. 20. l'Ecriture KrjpvKe<;, c'est-à-dire hérauts, et Upéa^ecç, ambassadeurs ; ce qui signifie que ce sont des personnes qui ne se présentent pas de leur propre autorité, mais qui viennent avec un mandat qui leur est jér. xxiii. 21, publiquement donné par d'autres;^ et le Nouveau Testament donne à leur charge les noms de SiaKovla, \enovp<y[a et olKovofJbia, c'est-à-dire ministère, service i Cor. iii.'5 • et intendance, et non pas une fonction indépendante.
1 S. August. iv. 1375. "Dixit Christus (Joh. x. 8), ' Omnes qui Çhap.vIIT. veneriint fures sunt et latrones;' id est qui venerunt sua sponte, a me xii. 5; xvi. non missi, qui venerunt sine me, in quibus ego non fui." 2 Cor. v. 18.
S. August. In S. Joann. xlv. "Non prœter Christum sed cmto Col.iv. 17. Illo Prophetœ venerunt. Venturus Christus illos prsecones misit" ^ Tim". iv. 5." —Contra Faust, xvi. 12. f Cot ^ ^17
Theophilact. in loc. cit. >S /oawîi. X. 8. "«Aeirroi koX KriaroL — Eph. iii. 2. Z<Toi ^\dov, ovx oo'oi âv€ffrd\7ja-ap, oi fihv yàp irpo^ïjrai cJtto- 2 Cor.ix. 12. (Tra\4ures trapeyçpovTo, oî Se ipevSoirpo<prjrai oîoi Koï oî pr}9évT€S (rraa-iaaraï nrfSevàs àiroffT iiXavros -^Kdov, àià ^laarpo^-^ rwv àiraT(i)ij.év(i}V."
S. Hieron. Proœm. in S. Matth. " In venientibm est prsesumptio temeritatis, in missis est obsequium servitutis."
^. Puisqu'un homme ne peut pas s'arroger ce ministère, mais qu'il doit le recevoir visiblement de la part de quelque autorité légitime, quelle est donc cette autorité légitime ?
3^» D'abord, au commencement, celle de Jésus- Christ lui-même, et, après lui, celle de ceux que s.jean.xvii.