‹ Theophilus anglicanusChapitre 39 sur 91 · INSTITUTION DIVINE DE L'EPISCOPAT · texte numérisé non relu

INSTITUTION DIVINE DE L'EPISCOPAT

CHAPITEE X.

ÉVEQUES.

Institution Divine de V Episcopat.

^. De qui les Evêques sont-ils les successeurs et chap. x. les représentants ?

i^. Des saints Apôtres.^

1 s. Iren. iii. 3. " Habemus enumerare eos qui ab Apostolis instituti sunt Episcopi, et successores eorum usque ad nos,"

Tertullian. Prœscr. Hœret. 32. " Edant [se. hseretici] origines Ecclesiaruni suarum, evolvant ordinem Episcoporum suorum ita ■per successiones ab initio decurrentem, ut primus ille Episcopus aliquem ex Apostolis vel Apostolicis viris habuerit auctorem et antecessorem."

S. Cyprian. Ejj. 66. "Episcopi sunt prœpositi qui Apostolis vicariâ ordinatione succedmit."

S. Hieron. Fj^. ad Evag. " Omnes Episcopi Apostolorum successores sunt" — Ad Marcellam, Ep. 5. " Apud nos Apostolorum Episcopi locum tenant." — S. August. In Ps. xliv. " Patres missi sunt Apostoli, pro Apostolis Filii nati sunt Ecclesise, constituti sunt Episcopi." — Epiphan. Hceres. 79. " ^l 'laKoifiov koI rûv itpoçip-Qjxivwv ^AirocTTâXtov Kar^cndQriffav 5ia5ox«^ iiruTKOTrœv Ka\ irpça^vTépuv."

^. Pourquoi donc ne sont-ils pas appelés Apôtres?

iR. Parce que, dans les premiers temps du Christianisme, le nom d'Apôtre désignait un homme qui avait été personnellement envoyé (àTroo-raKeU) par Jésus-Cheist LUI-MÊME : cc nom était donc réservé^ s. Matth. %

' ^ 5;xxvm. 19.

aux douze personnes nommées par lui lorsqu'il était s. Marc, sur la terre, et à saint Matthias, saint Paul et saint Barnabe, qui avaient été appelés d'une manière particulière ; saint Matthias étant désigné par le sort, Act. i. 26; saint Paul étant appelé par Jésus-Christ lui-même, 2 ;' xiv. u. '

Part. T.

P». cix. 8.

y-ft INSTITUTION DIVINE

^ ce dernier et saint Barnabe étant séparés pour leur œuvre par Tordre spécial du Saint-Esprit, et qui à cause de cette circonstance sont appelés Apôtres dans l'Ecriture Sainte.

* Voyez Théodoret, cité plus loin, p. 95.

^, Il paraît donc que les successeurs des Apôtres ne pouvaient pas prendre le nom d' 'Attoo-toXoç ; mais pourquoi prirent-ils celui d"E7rto-«o7roç ?

î^. Parce qu'il n'existait pas de terme mieux approprié que celui d^Episcopus, à cause de sa signification dont nous avons déjà fait mention (p. 90) ; et parce que ce terme d' èTricTKoiTrj^ avait déjà été employé dans les Psaumes de la version des Septante pour désigner l'apostolat de Judas, dont saint Matthias fut le successeur ; et parce que, dans l'âge Apostolique, 'ETTtcr/coTroç était le nom de l'ordre qui tenait le premier rang après celui des Apôtres. C'est pourquoi, depuis cette époque, le terme d"E7r/o-A:o7roç fut appliqué à un surveillant de (plusieurs) pasteurs, ayant signifié auparavant dans l'Eglise un surveillant d'un {seul) troupeau.^

^ Act. Apost. i. 21. — Ps. cix. 8. "tV 'Eirto-KOfl-Tj»' avrov xà^u* Irepos." — Comp. Isa. Ix. 17. "ScUo-w tovs âpxoprds aov èv eîpi^vrj Ka. rovs ^EiricrKéirovs ffov 4v SiKaiocrvur}." Comparez spécialement S. Clem. JSp. ad Cor. xlii. xliii. xliv.

2 C'est pourquoi saint Pierre écrit (1 S. Pier. v. 1, 2) : "irpea^v répovs TtapaKoKw ô (rvfi'irpea'^vrepos, iroifiavare ro iroifiulov, àiri- (TKOTrovvres fJ-rj àvay Kdarws."

^» Avant cette époque, les termes d'Evêque et de Preshyter avaient-ils donc signifié la même chose ?

1^. Non. Ils n'ont jamais signifié la même chose, bien qu'ils servissent quelquefois à désigner la même

DE l'episcopat. 95

personne^ qui s'appelait ^^irla/coiro^, en raison de ses vfl.t^!i fonctions comme inspecteur d'un troupeau Chrétien, i, 2!"^" "^' et Upea/Svrepo^, à cause de son âge et de sa dignité. '^'^' ~ '

1 s. Chrysost. Theodoret. et Œcumen. In Epist. ad Philîpp. c. i. "roès trpcafiuTépovs àiriaKÔ-Kovs èKaXecre."

Theodoret. Jw- 1 Tim. c. iiL "roùs avrohs tKdXovv irorï nrpefffivrépovs Kaï €Trt<TK6irovs, rovs Se pvv KaXovfxévovs èTritr/fo ttous 'AiroffroXovs ùvé/xa^oy' rov 5^ XP^^^^ irpoidvros r6 (xïv ttjs 'Airo- (Tro\r\s 6vojjLa roîs àXridws 'Avo(Tr6Aois KaréKivou, rà 5è rijs êiriaKoirij s toîs irdXai KaXov/x^uois 'AiroffrSXois èirédcffav' outo» 4»tAt7r7r7j<ri«i' 'AttScttoXos 0 'E'jra<pp6BiTos ^v." — Comp. Ad Phil. i. 1. Epaphrodite était Evêque de Philippes ; et ce fait explique pourquoi l'Epitre est adressée èin<TK6Trois koX SiaKéuois (ch. i. 1), car Epaphrodite, son 'AWo-toAos (comme saint Paul l'appelle) ou Evêque, était alors avec saint Paul (ch. ii. 25) ; et c'est pourquoi les termes èTriffKdirois Kol SiaKàvois (dans le ch. i. 1) doivent être traduits par Prêtres et Diacres.

®, Il parait donc que le même mot ''^'irl(TKoiro<; servait à désigner deux ministères différents dans deux éppques successives.

H. Pas tout à fait ; car même depuis le commence- 1 s. Pier.

ii. 25.

ment le mot Episcopus était appliqué à la plus haute Act. kx. 17, fonction de l'EgKse, bien qu'il vl exclût pas le second Tite, i. 5, 7.

-, -^ -^ 1 Tim. iii.

ordre. 1, 2.

^. Mais n'est-il pas un peu étonnant qu'un terme CETTtWoTToç) qui, à ce que vous dites, n excluait pas le second ordre dans le premier temps du Christianisme, ait été plus tard appliqué exclusivement au premier f

îK,. Non; il n'est pas plus surprenant qu'un inspecteur de pasteurs se soit plus tard spécialement appelé ^Eir la-KOTTo^, après qu'un inspecteur d'un seul troupeau eût été nommé ainsi auparavant, que de voir qu'Auguste et tous ses successeurs à l'empire Eomain

Part. I,

, se soient appelés Imperatores, après que, dans les temps qui l'avaient précédé, et même de son temps, tous les généraux victorieux, tels que Lucullus, Pompée et Marc Antoine, eurent reçu le nom dilmperatores ; ou bien qu'une réunion de nombreuses provinces soit appelée Diœcesîs par l'Empereur Constantin et après lui, tandis que, avant son temps, une seule province avait été nommée ainsi/

1 Bentley, Remarks upon a late Discourse of FreetMnTcing, Œuvres, t. iii. p. 379, 380. Loudon, 1838. " Ils [ces Evoques] n'eurent jamais la pensée qu'ils étaient, ainsi que leur ordre, les successeurs des 'Ett^- (TKoiroi de l'Ecriture, mais ceux des 'AiréffroXoi de l'Ecriture ; ils étaient didSoxoi rœv 'AirocrréKœv, les successeurs des Apôtres, et ils sont en cela d'accord avec toute l'antiquité. La question peut se résumer ainsi : Bien que des institutions nouvelles se forment, on n'invente pas des mots pour les désigner, mais on emprunte et on applique les anciens, 'EiriaKoiros, dont l'idée générale exprime un inspecteur, était un mot usité longtemps avant le Christianisme ; un mot universellement en rapport avec des sujets économiques, civils, militaires, navals, judiciaires et religieux. On adopta ce mot pour désigner les gouverneurs et les présidents de l'Eglise, comme on se servit de AidKovos (autre expression d'un usage ordinaire et général) pour en désigner les ministres.

" C'est pourquoi les Prêtres, tant que les Apôtres vécurent, étaient 'EiriarKoiroi, inspecteurs. Mais les Apôtres prévoyant que le temps de leur martyre approchait, ayant choisi et nommé leurs successeurs dans les diverses cités et communautés, comme saint Paul fit pour Tirnothêe à Ephèse, et Tite en Crète, en l'an de grâce 64, quatre années avant sa mort ; quel nom fallait-il donner à ces successeurs ? Ce n'était pas celui d' ^ hirôaroXoi, Apôtres ; leur modestie, à, ce qu'il paraît, fut cause qu'ils le refusèrent : ils voulurent réserver ce nom propre et sacré aux premiers messagers extraordinaires de Jésus-Christ, bien que réellement ils leur succédassent dans leurs fonctions, en due part et mesure, en qualité de gouverneurs ordinaires des Eglises.

'' Il fut donc convenu en même temps, sur toute l'étendue de la Chrétienté, dans la génération même qui suivit la mort des Apôtres, de leur assigner et approprier exclusivement le terme d' 'EirlffKimos ou Evêque. Depuis cette époque jusqu'à ce jour, cette appellation.

DE l'episcopat. 97

qui auparavant s'appliquait aussi au Presbyter, a été l'apanage spécial Chap. X. d'un ordre supérieur. Et il n'est rien en ceci qui ne soit ariivé dans toutes les langues, dans toutes les communautés du monde. Voyez les Notifia des Empires Grec et Romain, et c'est à peine si voua trouverez un seul nom de fonctions publiques qui dans le cours du temps ne se soit pas écarté de sa signification primitive. Il fut une époque où le commandant d'un simple régiment s'appelait Imperator : et tout ofi&cier de ce rang doit-il, aujourd'hui, avoir la prétention d'être Empereur ? "

^. Mais saint Jérôme ne dit-il pas que, même du temps des Ajpôtres, les Eglises étaient gouvernées par plusieurs Preshyteri, qui étaient aussi appelés Ej>îscopî, antequam instinctu diaboU studîa in religione fièrent, et dîceretur ! in populis, Ego sum Apollo, ego sum i cor. i. 12. Cephœ ; jpostquam autem unusquisque eos quos haptîzaverat suos esse putabat non Chrîsti, tum in toto orbe decretum est ut UNUS de Presbyteris electus superponeretur cœterîs, ad quem omnis cura Ecclesîœ pertineret, et scJiismatum semina tôlier entur?

3R. Oui, c'est vrai ; mais, dans un autre passage,^ il dit que les Evêques sont les successeurs ordonnés des Apôtres ; que saint Jacques était Evêque de Jérusalem, immédiatement après l'Ascension de Jésus- Christ ; que l'Episcopat est une institution Apostolique; que les Prêtres ne peuvent point ordonner; que la sûreté de l'Eglise consiste dans la dignité de son Evêque ; et l'assertion que nous venons de citer tend, lorsqu'on l'examine de près, à confirmer la doctrine de l'institution apostolique et divine de l'Episcopat.

1 S. Hieron, In Tit i. Ep, Ixxxv. Ad Evagrium. S. Hieron. (voyez la note de la première question de ce chapitre) De Scriptoribus Ecclesiasticis. " Jacobus qui appellatur frater Domini.— post passionem Domini statim ab Apostolis Hierosolymorum Episcopus ordinatus."

^*^^V^', s. Hieron. In Lucif. c. 4. " Ecclesise salus in summi sacerdotis dignitate consistit, cui si non exsors quaedam et eminens detur potestas, tôt in Ecclesiâ efficientur schismata quot sacerdotes, Inde venit ut sine Chrismate et Episcopi jussione neque Presbyter neque Diaconus habeat jus baptizandi."

S. B.ieron. In Evagr. IxxxY. "Quid enim facit, excepta ordinatione, Episcopus, quod Presbyter non faciat? — Voyez plus loin, chap. xi.

^. Quelle démonstration en donnez-vous ?

3^» Nous ne nions pas que dans l'âge des Apôtres on n'appliquât les noms à'Epùcopi et de Presbyteri aux mêmes personnes ; mais cependant il y avait aussi à cette époque des Evèques, dans le sens que nous attribuons à ce mot, c'est-à-dire les saints Apôtees eux-mêmes ; et, quelque raison que l'on allègue pour l'institution de l'Episcopat, nous n'avons à nous occuper que du fait et de Vêpoque de son institution. Eh bien, dans ce même passage saint Jérôme atteste qu'il fut toto oebe decretum UT UNUS cœteris superponeretur, ad quem omnîs Ecclesiœ cura pertineret. Or, ce qui fut décrété dans le monde entier (et c'est ce que Jérôme lui-même, dans le cas de saint Jacques, place, comme nous l'avons vu, immédiatement après l'Ascension de Notre-Seigneur) ne pouvait être de simple institution humaine, même si l'on en juge seulement d'après la règle de saint Augustin : ^ Id quod univeesa TENET EccLESiA [commc le dit saint Jérôme à propos de l'Episcopat] nec Conciliis institutum [et tous les QoucWq^ présupposent l'existence des Evêques, puisque ce sont eux qui les composent], sed semper retentum, non nisi AUCTOEITATE Apostolica traditum esse rectissimè creditur.

^ S. August. Cmtra Donat. De Bapt. iv. 24, et v. c. 23. " Quae

DE l'episcopat. 99

universa tenet Ecclesia, ob hoc ab Apostolis prsecepta bene cre- ^Ch^p. X. duntur."

Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. VII. chap. v. 2 ; liv. VII. chap. V. 8.— Barrow, De Eegimine Episcopali, iv. p. 24, et suiv. Ed. infolio, 1687. — Potter, On Churck Government, chap. iv. p. 193 — 197. — Pearson, Vind. Ignat. p. 177.

Grotius, iv. p. 272. " Episcopatum ab universali Ecclesiâ receptum fuisse apparet ex Conciliis Universalihus : apparet etiam ex collectione Synodorum aut nationalium aut provincialium. Patres omnes, iiemine excepta, Episcopalem eminentiam testantur, quorum is qui minimum Episcopatui defert est Hieronymus; hujus sufficit testimonium, "In toto orbe decretum," &c. Episcopatum initium Apostolicis temporibus habuisse testantur catalogi Episcoporum apud Irenœum, Eusebium, Socratem. — Episcopatum divino jure approhatum fuisse, irrefragabile argumentum preebet divina Apocalypsis." — Voyez aussi Grotius, Epist. p. 914. " Cum quaîritur an Episcopatus juris divini sit — satis est Christum in Apostolorum Collegio id dédisse exemplum: Apostolos id secutos et Ecclesiae Univers» consensum manifestissimum, si pauci et quidem nostri tantum sseculi novatores excipiantur." Comp. p. 923. C'est ainsi que s'exprime Grotius, bien qu'il fût Presbytérien de naissance et par éducation.— Voyez plus loin, à la fin du chap. xi.

Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. VII. chap. v. 8. " En tout ceci il n'est rien qui nous empêche de croire que saint Jérôme ne pensât que les auteurs du gouvernement épiscopal ne fussent les bienheureux Apôtres eux-mêmes, dirigés dans cette œuvre par l'action spéciale du Saint-Esprit, ce qui, comme on le sait, était l'opinion de tous les anciens qui ont vécu avant lui et en même temps que lui, et même la, sienne, comme il le prouve ailleurs dans ses écrits." — Voyez aussi Stillingfleet, Ecclesiastical Cases, I. p. 6.

Gibbon, Roman Empire, chap. xv. " Nulla Ecclesiâ sine Episcopo est un fait, aussi bien qu'une maxime, qui date du temps de TertuUien et d'Irénée ; après que nous avons traversé les difficultés du premier siècle, nous trouvons \e gouvernement épiscopal étahli partout, jusqu'au moment où il fut interrompu par le génie républicain des Réformateurs Suisses et Allemands." — Voyez plus loin, p. 102, 103.

^» Puisque donc, s'il se trouvait un surintendant individuel de pasteurs tel que vous venez de le décrire, il est à la fois raisonnable et probable qu'il dut s'appeler 'E7rto-/co7roç, pouvez- vous prouver d'après H 2

Part. I.

l'Ecriture qu'à la fin de l'âge Apostolique il y avait en réalité des surintendants individuels du Clergé et des laïques, sans compter les Apôtres ?

1^. Oui ; tels étaient saint Timothée et saint Tite. Bs n'étaient pas Apôtres} — n'ayant pas été les ob-

Tite, i. 5. jets d'une nomination directement Diviney comme tous les Apôtres, en comprenant parmi eux saint Matthias, saint Paul et saint Barnabe, — ils ne furent jamais appelés ainsi ; et cependant ils n'étaient pas de

\^^i^' simples Prêtres, car saint Paul leur commande ^ordonner, d^ exhorter, de réprimander les Prêtres,^ et de veiller sur la doctrine et la conduite tant des Prêtres

Tite, ii. 15. que des Diacres, et cela ^n^ç> phine autorité (fiera 7rd(T7j(i €7rLTajrj<;), mais, Par in parem non habet imperium.

1 Euseb. mst. Ecoles, in. 4 ; iii. 11—15, p. 148—176. Ed. Burton. — Voyez plus haut, p. 92.

* Bilson, Perpétuai Government of Christ* s ChurcTi, chap. v. p. 89.

1 Tim. i. 3. Oxford, 1842. " Ceux-ci furent chargés par saint Paul d^ exiger et

ii^'o* ^^ commander que les pasteurs et les prédicateurs s'abstinssent de

i. 5, 13. fausses doctrines, et de faire taire ou de rejeter ceux qui agissaient

19 20." ^ autrement; â! ordonner des prêtres selon la nécessité des endroits, de

Tite, ii. 15. recevoir les accusations contre eux ; de les reprendre vivement et

ouve^Hement s'Us péchaient, et cela avec pleine autorité. L'Apôtre

exige ardemment ces choses, et devant Jésus-Christ et ses Anges

élus, il charge Timothée et Tite d'en agir ainsi. Il est donc évident

qu'ils avaient le pouvoir de le faire ; car combien eussent été vaines

et frivoles toutes ces protestations faites par saint Paul, si Timothée

et Tite n'avaient eu que leur voix parmi les autres, et rien de plua

à faire que les autres ! "\

Câ. Vous dites qu'ils n'étaient pas Apôtres ; mais leur pouvoir était-il Apostolique ?

î^» Oui. Leurs fonctions étaient semblables à celles des saints Apôtres, et elles les remplaçaient. ;

^» Comment le prouvez-vous ? 4p^

Page 1