‹ Theophilus anglicanusChapitre 40 sur 91 · DE L'EPISCOPAT · texte numérisé non relu

DE L'EPISCOPAT

la. Saint Paul dit à Tite qu'il l'avait laissé en .^°*f' ^- Crète, afin qu'il achevât de régler les choses que lui Tite, i. 5. (saint Paul lui-même) avait laissées incomplètes.^

^ S, Hieron. Ad Tit. c. i. "Reliquit Titum Cretœ, ut rudimenta nascentis Ecclesise confirmaret, ^'ut ea quœ deerant corrigeres." Omne autem quod corrigitur imperfectum est. Et in Grseco prsepositionis adjectio quâ scribitur iiriSiopdwai^s non id ipsum sonat quod 5top- Odcrrjs corrigeres, sed super corrigeres; ut quse a me correcta sunt nedum ad plenam veri lineam retracta a te corrigantur et normam œqualitatis accipiant."

^. Ce pouvoir de surveiller et de gouverner, résidant en un seul individu, se montre-t-il dans quelque autre partie de l'Ecriture ?

iR» Oui ; dans l'Apocalypse de saint Jean, où chacune des Eglises Asiatiques est représentée comme ayant un pasteur en chef, que le Saint-Esprit appelle Y Ange de cette Eglise.^

^ S. August. Ep. xliii. " Divinâ voce laudatur sub Ângeli nomine Prsepositus Ecclesise." — (S. August, ?) In Apocalyps. Hom. il " Ecclesiae et angeli Ecclesiarura intelligi debent Episcopi aut Prsepositi Ecclesiarum."

Saravia, De Minist. Eccl. p. 29, fait observer que l'Esprit blâme quelques-uns des Anges des Eglises, mais qu'il ne les blâme jamais par cela seul qiCils sont Anges. Il les reconnaît, au contraire, comme les gouverneurs des Eglises, auxquelles il s'adresse par leur intermédiaire. Voyez Wordswortb, Lectures on the Apocalypse, p. 83 — 103, et p. 490. 2^ éd. — Grotius cité plus haut, p. 99.

^. Mais pour remonter plus haut, les pasteurs en chef, en succédant aux Apôtres, semblent-ils avoir reçu leur autorité directement de Jésus-Christ ?

îK.. Oui. Le gouvernement épiscopal de l'Eglise fut à l'origine ^n^é dans lo. personne et dans Yo-fflce de notre adorable Seigneur lui-même.

^. Comment établissez-vous ce point ?

vZl^JJl/ i^» Ainsi qu'il suit : Jésus-Christ étant envoyé

J^éb^ii. 1,2. par son Père,^ pour être le grand Apôtre, Evêque et

Act X 38 P^-steur de l'Eglise, comme l'Ecriture l'appelle, et

s^ Luc, iii. étant visiblement consacré pour ces fonctions par le

Saint-Esprit, envoya ses Apôtres comme son Père

l'avait envoyé. Il leur donna le Saint-Esprit comme

son Père le lui avait donné ; et il leur donna la mis-

s. Jean, xx. siou do remplir les mêmes fonctions apostoliques,

21, 22; xvii. . . , ru»

18- . .. épiscopales et pastorales, en leurs propres personnes

* et en celles de leurs successeurs, pour gouverner son

Eglise jusqu'à son second avènement, promettant

xxvî^^î's— d'être avec eux toujours, mêmejusqua la fin du monde.

^ Sanderson, Post-scriptum à son Episcopacy not prejudicial to

Hegal Power, p. 137, 140. Ed. 1673.

^» L'Ecriture nous ofPre-t-elle quelque acte accompli par les Apôtres avec l'intention de continuer leur propre succession ?

^. Oui ; leur premier acte après l'Ascension de

Act. i. 20— Jésus-Christ eut pour objet de nommer une personne

Ps. cix. 8. pour prendre part au ministère de l'Apostolat (eTr^-

a-Koirr]), dont Judas était déchu par sa transgression,

et dont les fonctions (iTria-KOTry) devaient être prises

par un autre.

(Bi* On dit avec juste raison que le meilleur commentaire d'une loi c'est la pratique, spécialement une pratique^ contemporaine, universelle et non-interrompue. Comment la pratique de l'Eglise affecte-t-elle la présente question concernant l'institution, l'autorité et l'obligation de l'ordre épiscopal ?

3^. .La pratique universelle de l'Eglise de Jésus- Christ, depuis sa fondation pendant une succession non-interrompue de plus de^ quinze cents ans, montre

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