Baptizandos esse parvulos nemo dubitat
Office du Baptême Public des Enfants, selon le rit de l'Eglise d'Angleterre. " Nous vous invoquons en faveur de cet enfant, afin que, venant à, votre saint Baptême, il reçoive la rémission de ses péchés par la régénération spirituelle." — " Il est certain que les enfanta qui sont baptisés, et qui meurent avant de commettre aucun péché actuel, sont sauvés." — Office du Baptême en particulier. " Voyant maintenant que, par le Baptême, cet enfant est régénéré et enté dans le Corps de l'Eglise de Jésus-Christ . . ." — Office de la Confirmation. " Dieu tout-puissant et éternel, qui avez daigné régénérer vos serviteurs ici présents par l'eau et le Saint-Esprit, et qui leur avez accordé le pardon de tous leurs péchés." — Voyez aussi les Homilies, 2 liv, iii. et 2 liv. iv. 1. — Hooker, Ecclesiastical PolitT/, liv. V. chap. Ixii. 5. " Nous naissons de nouveau par le Baptême." — Pearson, Exposition of the Creed, Art. x. p. 368. — Waterland, Régénération stated and explained, Œuvres, t. vi. p. 356, — Bethell, General View of Régénération in Baptism, London, 5^"*® éd.
^ Mason, De Ministerio, v. 12. " Minister est efficax Dei instrumentum ad remissionem efi&ciendam, et prseco ad promulgandam . . . Ministri tanquam viva Dei instrumenta Deo cooperantia piùmo animas ad credendum et pœnitendum perducunt, deinde iisdem peccatorum remissionem ex officio idque secundum Christi institutum annunciant. Quod munus quoties quâ decet reverentiâ praestatur, singularis benedictio a Deo exspectari potest."
3 S. Ambros. De Cain et A bel, ii. 4. *' Remittuntur peccata per officium sacerdotis sacrumque ministerium."
S. Hieron. Ad Esai. iii. " Secunda post naufragium tabula Pœnitentia est." — Voyez la formule d'Absolution dans l' Office de la Visite des Malades.
Homily on Common Frayer, p. 330. Ed. 1822, "Selon ce qui est promis, l'absolution confère le pardon des péchés."
Jevvel, Apologia Ecclesiœ Anglicanœ, ii. " Sententiam quamcumque ministri ad hune modum tulerunt, Deus ipse comprobat."
Cranmer, On the Power of the Keys, Catechism, p, 202, ''Dieu a donné aux Ministres de l'Eglise les clefs du Royaume du Ciel, et
Part. I.
Lévit. xiii.
xiv. 2.
S. Matth.
viii. 4.
S. Luc, xvii.
l'autorité de pardonner les péchés. Et lorsque le ministre m'absout, je dois croire fermement que mes péchés me sont véritablement pardonnes." — Comp. Cranmer, Œuvres, t. iv. p. 283. Ed. Jenkyns, Oxford, 1844.
Sparrow, Eationale, p. 14. Ed. 1704. " Si notre confession est sérieuse et sincère, cette absolution produit son effet, comme si Dieu la prononçait du haut du Ciel. C'est ainsi que s'expriment la Confession de Saxe et celle de Bohême, et la Confession d'Augsbourg (xi. xii. xiiL) ; bien plus, c'est ainsi que parle saint Chrysostôme dans sa Cinquième Homélie sur Isaïe : Le Ciel attend que le Prêtre ait prononcé sa sentence ici-has vwr la terre ; et tout ce que le serviteur lie ou délie justement sur la terre, le Seigneur le confirme dans le Ciel. ...Saint Augustin, et saint Cyprien, et l'antiquité Chrétienne en général, expriment la même opinion." — Voyez aussi Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. VI. chap. iv. 14 ; VI. vi. 8.
Montagne, Âppello Cœsarem, 25. " Les Protestants soutiennent que les Pz'êtres ont le pouvoir, non-seulement de prononcer, mais encore d'accorder la rémission des péchés " {c'est-k-dire au Nom de Jésus-Christ, et aux conditions indiquées ci-dessus].
Chillingworth, Serm. vii. Œuvres, p. 409, *' Venez à votre médecin spirituel, non-seulement comme à un homme, instruit, expérimenté dans les Ecritures, et qui peut vous adresser des paroles rassurantes, mais encore comme à celui qui a l'autorité que Dieu lui-même lui a déléguée, pour vous absoudre et vous remettre vos péchés."
^. Quels sont les effets produit3 par TAbsolution, à l'égard de la relation qui existe entre la personne absoute et l'Eglise visible ?
3^. D'abord, c'est un effet déclaratif, car, bien que le péclieur pénitent puisse être véritablement pardonné par Dieu sans l'absolution, cependant il n'est pas considéré comme s'il l'était aux yeux de V Eglise sans une déclaration sacerdotale à cet égard ; absolument comme les lépreux chez les Juifs n'étaient pas considérés, lorsqu'ils étaient guéris, comme nets, ni rendus comme tels à la société, avant que le Prêtre n'eût prononcé qu'ils étaient nets.
^. L'Absolution ne produit-elle pas quelque autre effet visible ?
H. Oui. Lorsqu'une personne soumise à la cen- 9°^^;^^^; sure de l'Eglise se repent, et se trouve ensuite réconciliée avec l'Eglise au moyen de l'Absolution, elle est réadmise à la participation à la Sainte Communion, et aux autres moyens de grâce de l'Eglise, qui est la dépositaire et la dispensatrice de la grâce^ en même temps que la maison de la discipline^
1 Voyez plus haut, p. 33, 34.
^ S. August. De Disciplina ChHst. vi. p. 977. " Dicente Scripturâ, Accipite disciplinam in domo disciplinœ " [où le Livre de l'Ecclésiastique li. 31, 36, est appelé Scriptura, bien que ce ne soit qu'un livre ecclésiastique ; — voyez phxs haut, p. 59]. — " DiscipUnœ domus est Eccleda Christi." — S. August. De MoHhibs Eccl. i. 1146.
Voyez la citation empruntée h, Pierre Lombard, dans Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. VI. chap. vi. 8. "Bien qu'un bomme soit déjà, absous devant Dieu, cependant il n'est pris pour tel li la face de l'Eglise, qu'en vertu de la sentence du Prêtre, que l'on peut également considérer comme liant en imposant la satisfaction [et, par des censures qui forcent les pécheurs à amender leur vie, il fait plus que déclarer et exprimer ce que Dieu a opéré, Ecclesiastical Polity, liv. VI. chap. vi 5], et comme déliant en admettant à la Sainte Communion,
^. Voilà les effets visibles ; mais quelle influence l'Absolution exerce-t-elle sur la relation de l'homme avec l'Eglise invisible ?
30i, Les effets visibles conduisent à des résultats invisibles, qui, comme nous l'avons vu, sont la conséquence du juste emploi des moyens de grâce dans l'Eglise ; mais, outre la grâce transmise par ces moyens, le vrai pénitent, dont l'Absolution avait principalement en vue l'avantage, en retirera à un haut degré une consolation et une assurance spirituelles.
^. Sous quels rapports ? f^^^J' "'•
îd. D'abord, en obéissant à Dieu, en faisant usasse f:i^uc,xxiv.
Part. I.
du moyen de grâce que Dieu a établi pour son bien. Ensuite, il se sentira aidé et encouragé dans les supplications qu'il adresse personnellement à Dieu pour en obtenir le pardon et la grâce, en voyant la coopération qu'il trouve dans les prières du Ministre du Seigneur et de son Eglise/ qui ont pour but le pardon de ses péchés et la confirmation de sa fidélité ; il se sentira de plus délivré'^ de ses scrupules, et sa foi, son espérance et son amour à l'égard de Dieu s'accroîtront par Vassurance du pardon de Dieu, qui lui sera donnée par son ambassadeur,' ayant reçu l'autorisation et l'ordre d'agir en son Nom. Et ainsi il est reçu de nouveau ouvertement et effectivement, au moyen de l'Absolution, dans le Eoyaume du Ciel.
^ S. Ambros. De Pœnitentiâ, ii. c. 10. "Fleat pro te Mater Ecclesia, et culpam tuam lachrymis lavet. — Amat Christus ut pro uno multi rogent."
Tertullian. De Fœn. c. 9.
2 Hooker, FcclesiasticcU Polity, liv. VI. chap. vi. 14 et 17. " Notre propre esprit est le dernier à être satisfait par le repentir, et quelquefois le plus difficile à, convaincre à, cet égard. Ne sommes-nous donc pas tenus à, reconnaître avec un cœur plein de gratitude la bonté infinie de Celui qui s'est plu à ordonner, pour la consolation spirituelle des hommes, des personnes consacrées, qui, en vertu d'un pouvoir et d'une autorité donnés par le Ciel, peuvent en quelque sorte, comme si le Seigneur parlait par leur bouche, rassurçr les esprits timides et incertains, les délivrer de leurs scrupules, leur rendre la paix de l'âme, et la confiance en la miséricorde de Dieu ? "
3 Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. VI. chap. vi. 5. "Possédant d'abord les promesses de pardon faites en général par Dieu à tous les pécheurs qui se repentent, et ayant, pour gage de notre sincérité, le témoignage infaillible d'une bonne conscience, et ensuite la sentence du ministre et vice-gérent de Dieu, nommé pour approuver la valeur de nos actes, et, comme jugeant de son tribunal, pour nous absoudre de tout crime, je ne vois pas pourquoi nous ne compterions pas avec la plus vive assurance sur le pardon et la grâce d'un Dieu miséricordieux."
Chap. XV.
CHAPITEE XV.
Intercession et Bénédiction Sacerdotales.
^» Outre les avantages que nous avons déjà considérés, et qui ont rapport à la doctrine, aux Sacrements et à l'exercice du pouvoir de lier et de délier, quels sont ceux que nous recevons encore de Dieu par le ministère de l'Eglise ?
i^. Ceux de Y Intercession (ei/revf iç) et de la Bénêrdiction (evXoyta) sacerdotales.
^» Vous parlez de V intercession sacerdotale ; qu'entendez-vous par ces mots ?
^» Je veux parler de cet acte du Ministre priant pour les fidèles, et présentant leurs prières à Dieu.^
1 Potter, On Church Government, ch. v. " Présenter les prières des fidèles k Dieu, et intercéder auprès de lui pour qu'il les bénisse, sont des actes qui ont toujours été considérés comme une partie essentielle des fonctions sacerdotales."
^. Sur quelle autorité nous fondons-nous pour croire que les prières de certaines personnes spéciales, comme celles des Ministres Chrétiens, ont une efficacité particulière auprès de Dieu ?
'M, Sur l'autorité de la Parole même de Dieu et les exemples qu'elle nous offre des Dispensations * Patriarcales y Mosaïques et Chrétiennes.
1 Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. V. chap. xxv. 3. " Comme le lieu consacré k la prière publique nous ofiFre une circonstance qui dans une forme extérieure est importante pour nous exciter k la dévotion, la Personne k laquelle se joint le peuple de Dieu dans cette
^ ^^^^' ^' ^ action, a encore une bien plus grande influence, car c'est elle qui se tient devant Dieu et qui parle pour les fidèles en sa présence. . . L'autorité de ses fonctions est d'un grand secours ; car si Dieu lui a donné des marques éclatantes de sa faveur, au point de lui confier, par l'imposition des mains des hommes, la mission de bénir les fidèles en son Nom, et d'intercéder auprès de lui en leur nom, lesquelles fonctions Dieu a sanctifiées de ses plus gracieuses promesses (Nom. vi. 23), promesses qu'il a ratifiées par des actes manifestes, lorsque (2 Chron. XXX. 27) d'autres dans une position semblable en ont agi autrefois de même ; l'Ordination même du Prêtre n'est-elle pas comme un gage pour nous, que ce même Amour Divin qui a choisi l'instrument pour accomplir son œuvre, efiectuera par ce même instrument la chose pour laquelle il l'a consacré, en bénissant son peuple, et en exauçant les prières que son serviteur offre à Dieu pour ce peuple ? "
^» Pour parler d'abord de l'efficacité de Vïntercession sacerdotale au temps des Patriarches ; pouvezvous m'en citer quelques exemples tirés de la Sainte Ecriture ?
3^. Oui. Dieu dit à Abimélech qu'il le guérirait, Gen. XX. 7, lorsquc Abraham aurait prié pour lui, parce quil est Job xiii. 8 ; prophète. Il dit aux amis de Job : Job. mon servïteur priera pour vous, car je le regarderai favorahU- Gen. xxii. ment} Abraham et Job, dans l'économie patriarcale, étaient non-seulement Pères, mais encore Prêtres, la prêtrise appartenant dans cette dispensation au premier-né de chaque famille en succession héréditaire.^
1 Andrewes, Sermon sur S. Luc, xi. 2. Œuvres, t. v. p. 355, 356. Oxford, 1843. "Il est une opinion très-erronée qui consiste à croire que les Apôtres de Jésus-Christ et leurs successeurs ne nous sont utiles que pour la prédication ; au lieu que, comme il n'est pas moins difficile de bien prier que de bien prêcher, le peuple recueille autant d'avantages de Vintercession que ses Pasteurs font continuellement à Dieu, en particulier et en public, que de leurs prédications, . . . C'est pour ce motif que l'on dit des Prêtres que ce sont eux Is. IxiL 6. qui font souvenir le Seigneur, parce qu'ils appellent l'attention de Dieu sur son peuple, priant continuellement le Seigneur de le
SACEEDOTALES. 143
secourir et de le bénir en lui accordant les choses nécessaires ; car 2^^- ^^'^• Dieu a plus^d'égards pour les prières de ceux qui sont chargés d'une fonction spirituelle, que pour celles des hommes qui se trouvent dans la condition commune. Ainsi le Seigneur voulut qu'Abimélech traitât bien Abraham, et lui rendît sa femme, parce qu'il est prophète, et il priera pour lui, afin qu'il vive. Ainsi le Seigneur dit aux amis de Job : Mon serviteur priera pour vous^ et je le regarderai favorablement."
2 Bilson, Perpétuai Government of Christs Chwrch, chap. i. p. 37. Ed. 1842. "Dieu consacra à son service, comme saints, les premiers-nés de leur famille pour être Prêtres dans son Eglise."
Scultet. In Job, \. 4. '^ Saci'ificàbat Job tanquam Primogenitus, et Pater familias ut ante Legem fieri solebat." — Voyez Patrick et Mercer, sur Job, xlii. 8. Jobus sacerdos a Deo eligitur. — Voyez aussi Gen. xiv. 18 ; xviii. 19 ; xx. 7 ; xxi. 33 ; xxvi. 25 ; xxxiii, 20 ; Ps. cv. 22; Héb. vii. 7; 2 S. Pier. ii. 6, 7 ; S. Jude 14.
^» Trouve-t-on aussi de nouvelles preuves de l'efficacité de l'intercession sacerdotale dans la dispensation Mosaïque f
<Cl. Oui ; Aaron le Prêtre^ se tint debout entre les morts et les vivants (comme Moïse le lui com- Nom. xvi.
manda par l'ordre de Dieu), et la peste cessa. Le Jok, ii. ir, Seigneur dit par le Prophète Joël ; Que les Prêtres, i itois, xiii. Ministres du Seigneur, pleurent entre le portique et V autel, et quils disent : Pardonnez h votre peuple, 0 Seigneur, . . . et alors le Seigneur aura pitié de son peuple.
1 Andrewes, Sermon sur Ps. cvi. 29, 30. Œuvres, t. v. p. 230, 231. " La prière est bonne, et cette prière de Phinéès. Phinéès était Prêtre ; il était fils d'Eléazar, et petit-fils d' Aaron. De même qu'il y a une vertu dans la prière, de même il s'en trouvait aussi chez la personne qui pria, chez Phinéès lui-même. . . . Chaque Prêtre étant pris d'entre les hommes, et établi pour les hommes dans les choses qui concernent Dieu, afin qu'il offre des prières ; les prières qu'il offre, il les offre en vertu de son of&ce, et ainsi, même sous ce rapport, on trouve en elles, cœteris parïbus, plus de force et d'énergie, parce qu'elles viennent de celui dont les fonctions sont
^ ^^^^' ^' ' ^® ^®^ ofifrir, que dans celles qui viennent d'une autre personne qui n'a pas pour mission d'agir ainsi."
^. Possédons-nous quelque preuve de l'efficacité
de l'intercession sacerdotale sous la dispensation
Chrétienne 9
s. jacq. V. <El. Oui ; saiut Jacques dit : Quelqu'un est-il malade
Act. vi. 4 ; parmi vous f QuHl appelle les Anciens de l'Eglise,
coi.iv.*i2. et quils prient pour lui. . . . Et la prière de la foi