SACERDOTALES
autorité et son commandement, doit être considérée dans un certain sens, comme son acte et son intercession.^
1 S. August. Ep. Parmen. ii. 16.
2 Cotelier, In Const. Âpost. II. xxv. p. 240. — Waterland, Œuvres, t. vii. p. 349. " Les Ministres revêtus d'autorité remplissent les fonctions de vrais Prêtres Evangéliques dans le Service de la Communion, de trois manières : — 1°. Par une commémoration ; 2°. comme remettant, si l'on peut s'exprimer ainsi, les prières et les services des Chrétiens à Jésus-Christ, Notre-Seigneur, qui, comme Grand Prêtre dans le Ciel, les recommande dans le Ciel à Dieu le Père ; 3°. comme offrant à Dieu tous les fidèles confiés à leurs soins et à leur ministère, et qui sont sanctifiés par le Saint- Esprit. Sous ces trois rapports les fonctionnaires Chrétiens sont Prêtres ou Ministres du peuple dans un but excellent fort supérieur à ceux qui sont légaux, dans un sens bien digne d'être poursuivi avec le zèle et l'assiduité les plus grands."
Baxter, Christian Directory, p. 714. Ed. in-fol. 1673. "Les Ministres du Christ doivent être les guides de leur troupeau dans le Culte Public, et se tenir entre lui et Jésus-Christ dans les choses qui concernent Dieu, comme étant subordonnés à Jésus-Christ dans ses fonctions sacerdotales, et par conséquent élever vers Dieu, pour le peuple et en son Nom, les prières et les louanges de l'Eglise. Il est de leur devoir d'administrer aux fidèles, au Nom et à la place de Jésus-Christ, son Corps et son Sang; de servir humblement Jésus-Christ, spécialement dans ses fonctions sacerdotales, et d'être leurs agents quand ils s'offrent eux-mêmes à Dieu."
^. Vous avez parlé de la hênédiction sacerdotale; qu'entendez-vous par ces expressions ?
i^. Je veux parler de l'acte de l'Evêque ou du Prêtre présentant les personnes à Dieu au moyen de la Prière^ (ce qui constitue un acte d'intercession, dont nous avons déjà parlé), et implorant et prononçant sa bénédiction sur elles.
1 s. August. Epist. cxlix. 17. "Interpellationes [ivrei^eis, intercessions, 1 Tim. ii. 1, texte qu'il commente] fiant cum populus benedicitur ; tune enim Antistites velut advocati susceptos suos per
Chap. XV.
- ^*"^' ^' . manûs impositionem misericordissimae offerunt Potestati." — S. August. De Baptùm. iii. 1 6. " Quid aliud est impositio manûs nisi oratio super hominem ? "
Hooker, Eccîesiastical Polity, liv. V. chap. Ixx. 1. "Prier pour les autres, c'est bénir ceux pour qui l'on prie, parce que la prière leur procure la bénédiction de Dieu, spécialement la prière de ceux que Dieu honore pour leur piété et leur zèle sous ce rapport, ou parce qu'il considère que leur position et leur vocation les astreignent plus que tout autre à ce devoir, comme cela arrive et pour les pères naturels et pour les pères spirituels." — Voyez Hooker, plus loin, p. 149.
®» Certaines personnes ont-elles donc le pouvoir spécial de transmettre aux hommes les bénédictions de Dieu ?
jCl. Oui. Il a plu à Dieu que certains individus, agissant comme ses Ministres,^ pussent, en vertu de leurs fonctions et du mandat qu'il leur a donné, ainsi que par l'effet de la grâce ordonnante du Saint-Esprit, communiquer ses bénédictions qui sont accordées par lut, au moyen du ministère de XJiomme, à tous ceux qui par leur foi et leur amour ont la faculté de les recevoir.
* S. Chrysost. ii. p. 222. Ed. Savile. " Iv rf iKKXriaia. ô vpoiffrèas didwcriv eîpt^vTjv, Kal rovro Xpiarov rivos àarl' /col 5et ynerd irdaris avTfjv Se'xea^at riis irpodv/xias."
Taylor, Préface to Apology for authorized and set forms of Liturgy. Œuvres, t. vii. p. 307. " Les bénédictions de la religion descendent sur nous d'une manière toute spéciale de nos pères spirituels, et cela au degré le plus abondant. Et dans la religion du monde entier, nous voyons que les hommes doivent une très-grande partie de leurs bénédictions à la bénédiction particulière et solennelle du Prêtre."
^. Pouvez-vous nous prouver qu'il en est ainsi par des exemples tirés de Y Ancien Testament ? iM'a!'^' ^' C)ui ; Melchisédecli, type de Jésus-Christ, bénit
SACEEDOTALES. 147
Abraham. Le Seigneur parla à Moïse, disant : Parle 2l!lZ^^^ à Aaron et à ses fils, disant : Vous hénirez ainsi les 5S; ^"" ^ enfants d^ Israël, et vous leur direz : Que le Seigneur Lo?!' vous bénisse et veille sur vous ; que le Seigneur fasse h 2qT^\^ ^^ luire sa face sur vous, et ait pitié de vous ; que le Seigneur tourne son visage vers vous, et vous donne la paix. Et ils invoqueront mon Nom sur les enfants d Israël; et je les bénirai. — Nous trouvons encore dans 5; xxvu. h. la Bible le passage suivant : Les Prêtres, les enfants xxiu. 13. de Lévi, s"* approcheront ; car le Seigneur votre Dieu les a choisis pour bénir au Nom du Seigneur.
(B,. Pouvez-vous nous donner des exemples analogues tirés du Nouveau Testament ?
H» Oui. Notre-Seigneur parla ainsi en s'adressant à ses Apôtres et à ses soixante-et-dix disciples : Dans ^- ^^^"^- ^^ quelque maison que vous entriez, dites d'abord: Paix à g- ^^^^ ^> cette maison. Et si V enfant de la paix s'' y trouve, ^^;^^ ^^ votre paix restera sur elle, sinon votre paix vous retour- \^i^^l' l^' nera à vous, Jésus-Christ dit aussi : Je vous laisse xS" n^.' ^ ' ma paix ; je voies donne ma paix. Et, conformément à ipi'. ^^2. ces paroles, les Apôtres du Seigneur accordèrent leur 23^^^^^' ^' bénédiction aux Chrétiens en particulier et aux Eglises ]^,^^^^' "'' Chrétiennes, non-seulement de vive voix, mais encore 2 Tim.' i' 2. dans leurs lettres.-^ PhSém.^3.
1 S. Chrysost. Ap. Damascen. Par. Sac. ii. p. 514.
Herbert, Country Parson, chap. xxxvi. " Le Curé de campagne s'étonne que l'usage de donner la Mnédiction au peuple soit si peu répandu parmi ses frères, car il pense que c'est une chose qui est non-seulement imposante et vénérable, mais encore avantageuse. Ce que les Apôtres ont mis en pratique dans leurs écrits, bien plus, ce que Notre-Seigneur lui-même observait, S. Marc, x. 16, ne peut être ni vain ni superflu. Mais ceci n'appartenait en propre ni à Jésus-Christ, ni aux Apôtres, pas plus que le titre de père spirituel ne leur appartenait exclusivement Mais le Curé estime d'abord le
Part. I. ^ jon, et ensuite il enseigne à ses ouailles à l'estimer. On doit aussi observer cet usage en écrivant des lettres."
^. Par quelle action significative la communication de la grâce et de la bénédiction spirituelles aux individus en particulier a-t-elle toujours été accompagnée dans l'Eglise ?
1R. Par l'imposition des mains sur la tête de la personne qui reçoit la bénédiction.^
^ Voyez les citations à l'appui de la question suivante.
^. Dans quelles cérémonies et dans quels offices de l'Eglise la donne-t-on de cette manière ?
31. Dans la confirmation^ de ceux qui ont été baptisés, où l'on donne des armes spirituelles à ceux qui se sont enrôlés comme soldats de Jésus-Christ à leur baptême ; dans la réconciliation avec l'Eglise des pécheurs^ pénitents ; dans l'ordination des Diacres et des Prêtres, et dans le sacre des Evoques.^
^ Voyez pour la Bénédiction, Gen. xlviii. 14; S. Matth. xix. 15; S. Marc, s. 16; pour Y Ordination, Nom. viii. 10, 20; xxvii. 18; Act. xi. 6 ; xiii. 3 ; 1 Tim. iv. 14 ; v. 22 ; 2 Tim. i. 6 ; pour la Confirmation, Act viii. 17 ; xix. 6.
S. Hieron. Adv. Lucif. 4. " Ad eos qui longe in minoribus urbi- . bus per presbytères et diaconos baptizati sunt, Episcopus ad invocationem Sancti Spiritûs manum impositurus excurrit." — Voyez Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. V. chap. Ixri. — Hammond, De Confirmatione, iv. p. 851. — Taylor, ^(plcris reXeiwriKT^, xi, p. 215. — Comber, Companion to the Temple, t. iii. p. 451.— Bingham, Origines Eccleùasticœ, liv. XII. c. ii.
Parmi les manuels préparatoires de la Confirmation, on peut recommander spécialement celui qui a pour titre : Catechesis, or ChHstian Instruction preparatory to Confirmation and First Communi(yn, par Monseigneur Charles Wordsworth, Evêque de Saint- Andrews. London, 1849.
2 s. Hieron. Adv. Lucif. 11. 173. "Recipio pœnitentem per manûs impositionem et invocationem Spiritûs Sancti."
ConcU. Niccen. S, 9.—Antioch. 17. 22. — S. August. ix. p. 267.
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Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. VII. chap. vi, 5. Chap.XV.
3 Concil. Nie. c. 19. — Chalced. c. 15.
S. Hieron. In Esai. c. 58. '' x^'po''''""'"^ ^^ ^^^» ordinatio clericorum non solum ad imprecatiouem vocis sed ad impositionem impletur manûs; ne scilicet vocis impreoatio clandestina clericos ordinet nescientes."
Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. V. chap. Ixvi. 1. " Simultanément avec les prières qui accompagnent la bénédiction spirituelle et personnelle, on a eu coutume dans tous les âges d'employer l'imposition des mains, comme une cérémonie qui montre que nos désirs sont restreints à la personne que nous présentons à Dieu au moyen de nos prières."
Fuller, Modération ofthe Church of England, chap. viii. § 9. " Notre Eglise suppose avec juste raison que ses Ministres ont reyu le mandat spécial de prier pour le peuple de Dieu et de le bénir ; de même que le Prêtre avait mission, sous le règne de la loi, de bénir le peuple au Nom de Dieu, Nom. vi. 22 ; Deut. x. 8 ; 1 Chron. xxiii. 13. Cette pratique n'avait rien de cérémoniel en soi, ni de particulier h, la loi Judaïque. Ainsi Jésus-Christ posa ses mains sur les petits enfants et les bénit, S. Matth. xix. 13, et il ordonna à ses Apôtres et à ses Ministres de bénir son peuple, S. Matth. x. 13 ; S. Luc, X. 5. Et, sans contredit, celui qui reçoit la bénédiction est inférieur à celui qui la donne, Héb. vii. 7. C'est pourquoi, pour la dignité des fonctions épiscopales, l'Eglise délègue spécialement ce ■pouvoir à ses Evoques, pour la Confirmation, avec l'imposition des mains, ainsi que dans l'Ordination, Et nos Kois ne refusent pas les bénédictions des Ministres de l'Eglise h, l'époque de leur couronnement."
^. Vous avez parlé de la bénédiction sacerdotale des personnes ; trouvons-nous aussi dans les Ecritures l'autorisation de bénir des choses en particulier ?
i^» Oui. Saint Paul dit : Le calice de hênédîctîon que nous hémssons n est-il pas la communion du Sang i Cor. x. le de Jésus- Christ ? C'est pourquoi dans la Sainte Communion le Prêtre pose la main sur les éléments sacramentels^ au moment où il offre la prière de la consécration.
1 s. August. iii. p. 2290. " Accedit verbum ad elementum et fit sacramentum." Les paroles de Notre-Seigneur : Hoc est corpus Meum,
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Part. I. ^ quand il institua l'Eucliaristie, ont la force de la consécration. — S. Chrysost. Hom. 1. De prodit. Judœ. ii. p. 384. "toûto rà ^rjfia ixçra^pvdiii^ei rà irpoKeiixeya k.t.\." — S. Ambros. De Sacr. iv. c. 4. " Sermo Christi hoc confecit Sacramentum."
®. Vous nous avez donné des exemples tirés de l'Ecriture qui montrent l'efficacité de l'intercession et de la bénédiction sacerdotales ; cette efficacité ressortelle encore de la nature et de la constitution de l'Eglise de Jésus-Christ ?
3Cl. Oui. l'Eglise Chrétienne est un corps spirituel (p. 3), et puisque les membres en sont unis dans ce corps unique, tous leurs actes publics solennels doivent se ressentir de ce caractère d'unité ; et l'un de ces actes les plus importants consiste à faire connaître leurs besoins à Dieu, j'entends celui de la prière ; un autre de ces besoins c'est celui de la réception de sa grâce, au moyen de la bénédiction. En conséquence, s. Matth. V. Jésus-Christ lui-même a déclaré qu'il y a une effica-
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