‹ Theophilus anglicanusChapitre 46 sur 91 · cite^ spéciale dans la prière faite en commun : et, afin · texte numérisé non relu

cite^ spéciale dans la prière faite en commun : et, afin

Act.ii. 1. ... ^ ^ "^ ,. ,

de maintenir et de montrer en public cette unité

dans les assemblées sacrées de l'Eglise, Dieu a établi

certaines personnes qui doivent être ses orateurs pour

le peuple, et elles sont, pour ainsi dire, Angeli ascen-

dentes et descendentes^ des messagers montant jusqu'à

lui avec la prière de la part du peuple, et descendant

de sa part avec sa bénédiction jusqu'au peuple. Et

puisque l'unité est le caractère dont Dieu a marqué

l'Eglise, il bénira sans aucun doute les moyens qui

contribuent à maintenir cette unité, moyens qu'il a

institués pour l'acquérir et la conserver.

1 s. August. De Bapt. lib. ii. cap. 13. "Multùm valet ad propitiandum Deum fraterna concordia. Si duobus ex vohis, ait Dominus,

SACEEDOTALES. 151

c'onvenerit in terra, quicquid petieritis, fiet vobis. Si duobus homini- Chap. XV .^ bus, quantè magis duobus populis ! Simul nos Domino prosternamus, participamini nobiscum unitatem, participiemur vobiscum dolorem, et charitas cooperiat multitudinem peccatorum."

2 Andrewes, Sermon sur S. Luc, xi. 2. Œuvres, t. v. p. 355, 356. Ed. Oxford. "Ceci doit nous enseigner que les Prêtres sont Angeli Domini exercituum. Si ce sont des Anges, ils doivent donc nonseulement descendre vers le peuple pour lui enseigne» la volonté de Dieu, mais monter vers la présence de Dieu pour intercéder en faveur du peuple." — Hammond, Annotations on the Révélations, cb. i. v. 20. Œuvres, t. iii. p. 770. Ed. in-fol. ''Ils sont comme des Anges montant et descendant entre Dieu et son peuple, en gouvernant celui-ci, en lui remettant les messages de Dieu, ainsi qu'en transmettant ses messages ou ses prières à Dieu." — Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. V. cbap. XXV, 2. " Dieu a chargé le Prêtre de hénir le peuple en son Nom, et di intercéder auprès de lui au nom du peuple."

^. Vous dites que le ministère de l'intercession et de la bénédiction sacerdotales conduit au maintien de l'unité de l'Eglise ; comment en est-il ainsi ?

3Cl. Nous avons montré, en nous appuyant sur s. Matth. v. TEcriture, que la prière publique tire son efficacité de i9,'.2o." ' ce qu'elle est offerte dans un esprit d'unité, c'est-à-dire i cor.'xiu. i. qu'elle a lieu non-seulement dans un endroit spécial, mais encore en communion avec des personnes spéciales, et que Dieu a voulu que la prière publique fût Exod. xx. offerte, et que ses bénédictions fussent reçues de cette i, s. manière.^ Il s'ensuit donc que nous devons prendre 2 chron. vii. garde à ne nous séparer ni de ces endroits ni de ces personnes^ désignés, de peur que nous ne soyons Deut. xu. privés des avantages promis et accordés, en eux et par xxxi! lieux, au moyen de la prière et de la bénédiction, à ps. cyii. 32. ceux qui sont réunis au Nom de Jésus- Christ, c'est-à- s. Luc, ' dire dans un esprit d'amour envers lui et envers son Act. ii. 1*, Eglise. C'est ainsi que nous maintiendrons nousmêmes V unité de l'Esprit dans le lien de la paix;

152 INTEECESSION ET BENEDICTION

Part. I. ^ ri ohandonnant jpoînt nos assemblées, mais étant tous Héb. X. 25. réunis d'un commun accord dans un seul lieu ; et étant

artère pour ^

l'Unité. tous d'un seul cœur et d'une seule âme. unis dans un

rs. xxvii. 4; '

ixxxiv. 1, 2. saint et unique lien de vérité et de paix, de foi et de charité, nous glorifierons Dieu d'un seul esprit et d'une seule bouche.

^ Hammond, Practical Catechism, liv. iii. § 2 p. 200. " L'union de tant de cœurs doit l'emporter selon toute probabilité, et la présence de quelques hommes pieux doit faire descendre la miséricorde sur les autres fidèles, surtout si le service de la prière est célébré par une personne consacrée, dont la fonction consiste à s'approcher de Dieu, c'est-à-dire à lui offrir des prières &c., à être ambassadeur et messager entre Dieu et l'homme, ambassadeur de Dieu auprès du peuple, suppliant ce peuple à la place de Dieu de se réconcilier avec lui ; et ambassadeur du peuple auprès de Dieu, afin de lui offrir nos requêtes pour en obtenir la grâce, le pardon et la miséricorde." — Voyez aussi Hooker, Ecclesiastical Folity, liv. V. chap. xxiv.

^ Bingham, Origines Fcclesiasticœ, XVI. i. p. 5. " Le cinquième Canon [du Concile de Gangres] abonde dans le même sens : Si quelqu'un enseigne que la Maison de Dieu et les assemblées qui s'y tiennent doivent être méprisées, quil soit anathème. Le sixième interdit toute assemblée privée et irrégulière : Si quelqu'un tient en particulier des assemblées en dehors de V Eglise, et si, méprisant F Eglise, il veut faire célébrer les offices religieux sans un Prêtre autorisé par VEvêque, qiCil soit anathème."

^. Comment ce principe, qui a pour but de maintenir l'unité au moyen de ce ministère, était-il mis en pratique dans l'Eglise primitive ?

3CI» Dans les premiers âges de l'Eglise, la Chrétienté se composait, comme nous l'avons montré (p. 118, 117, 118), de provinces ayant le même rang, et celles-ci étaient subdivisées en ce qu'on appelle aujourd'hui diocèses, chacun desquels avait un Evêque comme son centre d'unité,^ les Prêtres du diocèse étant soumis et unis à leur Evêque, et le peuple étant en communion

SACEEDOTALES. 153

avec ses pasteurs^ respectifs. Comme l'Evêque était P^^^; ^^^ le centre d'unité/ clans le but de répandre la grâce snr tous, de les relier tous ensemble,^ et de les présenter tous unis à Dieu, de même la cathédrale^ était l'Eglise mère commune du diocèse entier ; et c'est ainsi que, par une communion personnelle et locale, les fidèles de chaque diocèse étaient unis comme un seul homme dans les offices du culte public, et participaient à ces grâces^ que Dieu promet spécialement à tous ceux qui demeurent ensemble dans V unité. J*^- «^^^^i"-

^ Bingham, Origines Ecclesiasticœ, XVL i. p. 6. *' La règle établie de l'Eglise Catholique était de n'avoir qu'un seul Evêque dans une Eglise comme centre d'unité."

2 S. Cyprian. Ep. Ixix. al. Ixvi. Ad Florent, p. 168. "Ecclesia est plebs sacerdoti adunata, et pastori suo grex adhœrens. Unde scire debes Episcopum in Ecclesiâ esse, et Ecclesiam in Episcopo."

S. Cyprian. Ep. xxvii. al. xxxiii. Ad Lapsos, p. 66. "Inde per temporum et successionum vices Episcoporum ordinatio et Ecclesise ratio decurrit, ut Ecclesiâ super Episcopos constituatur, et omnis actus Ecclesise per eosdem prœpositos gubernetur."

3 Gibson, Codex, p. 171. "L'Eglise cathédrale est V Eglise de paroisse de tout le diocèse."

^ S. Ignat. Ad Ephes. v. "et hès Ka\ devrépov -Trpoaevxrj Tavrrjv laxvv exe/, ttJo-^ fxâKXov î} t€ tov 'Ettiit kSttov Kal irda-ns rrjs 'E/ckàtjcrias." — Ad Magnes. " /xrj vfj-eîs /xrjSev a.v€v 'EiriaKéirov Trpdaaere, à\k' êirï To avrà /nia irpoa-evxVt H-'^^ Se'rjtrts." Sur ce passage, voyez

Hammond, Dissertatio de Ignatio. Œuvres, t. iv. p. 750. Ed. in-fol. London, 1684. "Palam est de unitarum Ecclesise Precum beneficio serraonem institui. Hanc inquit Unitatem in eo consistera ut omnes Episcopo morem gérant. Hic àvrbs tov QvcnaaT-ripiov €Îvai significat Unitatis illius potissimam partem, sic Episcopo ut Capiti concorporari, ut jirecum Ecclesiasticarum particeps fiât."

S. Chrysost. vi. p. 408. Ed. Savile. " ^Hx^crdai /xèu eVi t7}s îSias oÎKLas Bvuarov, ovtù) Se (ix^crOai âis èir] t^s àKK\7](Tlas àZvvarov, oTTov vrarepcav ir\rj6os roaovTov, ottov fiori npds ràv Qeàu 6iJ.o6vfj.a5dv àva'ïïçfj.TcçTai — êuravOa ydp ècm t\ irKeîov, olov r] ôfiôvoia, ?j <rv/j.(pct)via, Koi rrjS àydTrr]s ô cruvdeaiJLOs Kal at tQv iepéwv evxo.i" — Voyez aussi vi. p. 663.

154 FOEMES DETEEMINEES

^^"^^' ^' , Prière pour V Unité, dans le Service du vingt Juin, jour de l'avénement au trône de sa Majesté la Eeine Victoria.

Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. V. chap. xxxix. p, 1. " Si le Prophète David pensait que les hommes simplement en se réunissant, et en allant ensemble à la Maison de Dieu, rendissent le lien de leur amour indissoluble, et s'unissent dans une ligue d'amitié inviolable (Ps. Iv. 14), combien ne devons-nous pas juger plus raisonnable d'espérer que les mêmes effets se produiront dans chaque membre du peuple pour les autres membres, dans eux tous pour leur pasteur, et dans leur pasteur pour chacun d'eux, entre lesquels il se passe tous les jours et d'une manière réciproque, à la vue de Dieu lui-même et en présence de ses saints Anges, tant de célestes acclamations, accents d'allégresse, demandes, pétitions, hymnes de consolation, psaumes de louanges et d'actions de grâces, lorsque le pasteur se charge de leurs requêtes, et qu'eux-mêmes expriment d'une seule voix leur assentiment général à cet égard ! "

Sur ce chapitre et les deux qui le précèdent, on peut consulter Law, Three Letters to Hoadly, dans le Scholar Armed, t, i. p. 364. Voyez aussi t. i. p. 362, On Bénédiction; t. i. p. 368 — 370, On Intercession ; t. i. p. 382 — 391, 495, On Absolution; t. i. p. 500, On Excomr munication.

CHAPITEE XVI.

PEIVILÉGES DANS L'ÉGLISE.

Formes déterminées des Prières Publiques.

en. Quel autre avantage recevons-nous par l'intermédiaire de l'Eglise, outre la pure Parole de Dieu, l'administration des Sacrements, la discipline, l'intercession et la bénédiction ? (Chap. vi. — xv.)

<Kl» Celui des Formes pures et déterminées des Prières Publiques.

(^, Comment les recevons-nous par l'Eglise ?

DES PEIEEES PUBLIQUES. 155

iH, Parce que, si même l'Eglise pouvait exister ^fl!;^LII; sans elles, ces dernières ne sauraient exister sans l'Eglise; c'est-à-dire qu'elles ne pourraient exister sans que l'on réservât certains temps, lieux et personnes pour l'exercice du culte Chrétien.

^. Quelle autorité possédons-nous pour espérer recevoir des avantages spéciaux des Prières communes ou puhlîques ?

3Cl. Lorsque J^otre-Seigneur décrivit le Temple, il l'appela la Maison de- Prière : et Jésus-Christ lui- s. Matth.

Page 1