XX INTRODUCTION
la vérité et de l'unité catholique;" "qu'elle a toujours enseigné la vérité, annoncé le salut," et " conservé la pureté de la doctrine céleste j" ''qu'elle a toujours été et sera toujours le rempart de la vérité et de la justice ;" lorsqu'on aura lu le résumé rapide mais complet, et appuyé de preuves et même de textes cités en note, des hérésies soutenues par les Papes, des fraudes manifestes inventées pour établir leur domination et maintenues jusqu'à ce jour pour la perpétuer, du témoignage et de la pratique de l'Eglise primitive qui, durant les six premiers siècles, ignora si bien la prétendue suprématie de l'Evêque de Rome sur tous les autres Evêques du monde, qu'elle ne la lui reconnut même pas sur tous les Evêques d'Italie ? Comment les Ultramontains oseront-ils parler du Pape comme étant " le chef de l'Eglise et souverain de l'Eglise," comme tenant "sur cette terre la place de Jésus-Christ ;" — comment oseront-ils mettre en avant leur '^ arche de salut," leur " religion faite et instituée par Notre- Seigneur Jésus-Christ," quand on aura entendu le Divin Fondateur du Christianisme réprouver d'avance en ces termes solennels la souveraineté réclamée par ceux qui se disent les successeurs de saint Pierre : Les princes des nations les dominent . . . mais il n^en sera pas ainsi parmi vous;^ et établir en un grand nombre de] passages, à la place de cette souveraineté, l'égalité parfaite des Apôtres et de leurs successeurs ?
Enfin comment Pie IX lui-même pourrait-il dénoncer comme des "apostats," des "impies," "parlant au nom de Satan," et "s'efforçant de déchirer la robe du Christ," ceux qui rejettent la suprématie papale, revendiquent les droits inaliénables de l'épiscopat, et "proposent et conseillent des Eglise»
1 S. Luc, xxii. 25. 26.