‹ Théophraste Renaudot et ses "innocentes inventions"Chapitre 4 sur 26 · AVANT-PROPOS. IX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. IX

la maison fameuse du Grand-Coq, les fremières conférences scientifiques, une sorte d'académie des sciences au petit pied ^ réputée^ même pai- ses ennemis^ « Vune des plus belles et des plus utiles institutions qu'ail eût faites », et dont les Mémoires, aujourd'hui encore, sont lus avec intérêt.

Voilà ce que Renaudot appelait naïvement ses innocentes inventions. Je ne sais pas si Von trouverait dans notre histoire beaucoup d'hommes à qui Von en doive autant et de si diverses, et de si éminemment utiles, et, ajouterai-je, de si désintéressées, car, après tout cela, Renaudot est mort, de Vaveu même de son plus cruel ennemi, « gueux comme un peintre y) .

Et qu''a-t-on fait pour reconnaître tant de bienfaits? Rien, absolument rien, pas plus dans son pays natal que dans son pays d'^adoption.

On pourrait s'étonner de ce déni de justice si Von ne savait quelles longues traces laisse derrière elle cette arme terrible des envieux, la calomnie. Or, jamais homme ne fut plus outrageusement calomnié que Renaudot. C'est que, dans sa marche vers le progrès, il se heurta fatalement au mono-

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