‹ Théopneustie; ou, Inspiration plénière des Saintes ÉcrituresChapitre 13 sur 44 · I. Que faut-il donc entendre par la théopneustie · texte numérisé non relu

I. Que faut-il donc entendre par la théopneustie

La théopneustie est la puissance mystérieuse exercée par l’Esprit de Dieu sur les auteurs de la sainte Écriture, pour la leur faire écrire, pour les y guider jusque dans l’emploi des paroles dont ils ont fait usage, et pour les préserver ainsi de toute erreur.

I. Qu'est-il dit de la puissance spirituelle qui s’exerçait sur les hommes de Dieu, pendant qu'ils écrivaient leurs livres sacrés?

Il est dit qu’ils étaient portés ou pousses (gspôuevor), non par une volonté humaine, mais par le Saint- Esprit; en sorte qu'ils proposaient alors les choses de Dieu, « non avec des paroles que la sagesse humaine enseigne , mais avec celles qu’enseigne le Saint-Esprit ! »,. — « Dieu, dit 1 Apôtre ?, à parlé « DANS LES PROPHÈTES à beaucoup de reprises et «en beaucoup de manières (rovpéoés xai rolurpôrëe) ; tantôt en leur accordant l'intelligence de ce qu'il leur faisait dire, tantôt sans la leur donner ; tantôt

(1) 2 Piers,r, 21.1 Cor.; it, 13,—(2) Hébaers 4

SUR LES POINTS PRINCIPAUX. 155 par des songes ! et par des visions ?, qu'il leur faisait ensuite raconter, tantôt par des paroles données intérieurement (57 ëdei6ers), qu'il leur faisait immédiatement proférer; tantôt par des paroles envoyées extérieurement (hy» rpoçopxw), qu'il leur faisait redire. |

IIT. Mais que se passait-il dans leur cœur et dans leur intelligence, pendant qu’ils écrivaient?

Nous ne saurions le dire. Ce fait, soumis d’ailleurs à de grandes variétés, ne saurait être pour nous un objet ni de science ni de foi.

IV. Cependant les auteurs modernes qui ont écrit sur cette matière n’ont-ils pas souvent distingué, dans les Écritures, trois ou quatre degrés d'inspiration (surveillance, elevaton, direction, suggestion) ?

C’est une vaine divination ; et cette supposition d’ailleurs est en contradiction avec la parole de Dieu, qui ne connaît qu'une seule espèce d’inspiration. Il n y a là de vrai que la suggestion.

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