DEUXIÈME TABLEAU
Le texle reçu, Variantes recueillies dans Tous les - (celui d’Elzévir, 1624 ). manuscrits grecs réunis. {er ÿ, (Nulle différence.) 2e par ses prophètes. par les prophètes.
(Dans un seul manuscrit de Paris.) 3e, qui est né. qui à été engendré.
(Dans un seul manuscrit d'Upsal , et par le seul changement de 2 lettres.)
4e qui a été déclaré. qui a été prédéclaré.
(Dans un seul des 2 manuscrits de la bibliothèque Barberini.)
. de-J.-C; notre Seigneur, de J:-C. notre Dieu. (Dans un seul manuserit de Vienne.) :
5e... (Naile différence.)
6e ÿ. (Nulle différence.) 7e qui êtes à Rome, bien quiêtes dans l’amour de Dieu,
aimés de Dieu , appe- appelés.
lés (Un seul manuscrit, celui de Dresde ,) se à letlres onciales.) qui êtes à Rome, appelés.
(Deux manuscrits seulement, celui de
Saint-Germuin, à lettres onc iales, et un autre de Rome, à peliles lettres.
de Dieu notre père. de Dieu le Père.
(Un seul manuscrit d’Upsal.) 8e Premierement. Premièrement.
(La différence ne peut se rendre. Elle existe dans un Seul manuscrit.)
touchant vous tous. au sujet de vous tous.
(Douze manuscrits.)
On le voit : ces neuf ou dix leçons diverses sont sans importance par elles-mêmes ; et de plus, elles n’ont, en leur faveur, qu’un ou deux manuscrits entre les cent cinquante qu’on a pu consulter sur ces huit versets; si vous en exceptez la dernière (« au sujet de vous tous », au lieu de « touchant vous tous» }, laquelle compte pour elle douze manuscrits, dont quatre sont à lettres onciales (majuscules). |
Les différences qui existent entre Osterwald et Martin sont trois fois aussi nombreuses ; et d’ordinaire elles ont, quant au sens, une beaucoup plus grande importance. — Cette comparaison, si vous la prolongiez dans tout le Nouveau-Testament , porterait le même caractère, et deviendrait même beaucoup plus significative.
Cependant nous croyons être agréable à ceux de nos lecteurs qui sont demeurés étrangers à de telles recherches en leur offrant encore, dans un troi-
sième tableau, une nouvelle mesure de l'innocence des variantes, et de la nullité de l'objéction qu’on
eh tire.
Celui-ci comprendra tout l’ensemble des correc-
tions que le savant Griesbach, le père de la eriti-
que sacrée, a cru devoir introduire dans le texte de l'Epitre aux Romains, après les longues recherches auxquelles il s’est livré sur les manuscrits, et après toutes celles de ses prédécesseurs. Il faut être entré dans cette étude pour se faire une juste idée de l’immensité de tels travaux. Nous devons en même temps faire observer aux lecteurs de ce troisième tableau : | Premièrement, — que Griesbach est, en général, accusé par les savants (Matthéi, Nolan, Lawrence Scholz et d’autres) de s’être trop pressé d'admettre de nouvelles leçons dans l’ancien texte. La tentaüon s’explique par les habitudes du cœur humain. — Le savant Whitby avait déjà fait ce reproche, non sans quelque fondement, au docteur Mill, qui ne s'était cependant pas permis autant de corrections que Griesbach. | Secondement : observez encore que nous indiquons dans ce tableau, non-seulement les corrections que ce savant critique s’est persuadé devoir accueillir, mais aussi celles qu’il a dites n’être encore que douteuses à ses yeux, et ne devoir être pré-
* férées au texte sacré qu avec un reste de défiance.