‹ Théorie analytique de la chaleurChapitre 11 sur 287 · CHAPITRE I. - a · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. - a

changement. Il en serait de même d'une multitude d'autres corps, n, p, q, r, dont chacun serait mis séparément en contact parfait avec la masse M ; ils acquerraient tous la température constante a. Ainsi le thermomètre étant successivement appliqué aux différents corps m, n, pt q, r indiquerait cette même température.

L'effet dont il s'agit est indépendant du contact, et il aurait encore lieu , si le corps m était enfermé de toutes parts dans le solide M , comme dans une enceinte , sans toucher aucune de ses parties. Par exemple, si ce solide était une enveloppe sphérique d'une certaine épaisseur, entretenue par une cause extérieure à la température a, et renfermant un espace entièrement vide d'air, et si le corps m pouvait être placé dans une partie quelconque de cet espace sphérique, sans qu'il touchât aucun point de la surface intérieure de l'enceinte, il acquerrait la température commune a, ou plutôt il la conserverait s'il l'avait déjà. Le résultat serait le même pour tous les autres corps n, p, q, r, soit qu'on les plaçât séparément ou ensemble dans cette même enceinte , et quelles que fussent d'ailleurs leur espèce et leur figure.

De toutes les manières de se représenter l'action de la chaleur, celle qui paraît la plus simple et la plus conforme aux observations , consiste à comparer cette action à celle de la lumière. Les molécules éloignées les unes des autres se communiquent réciproquement à travers les espaces vide*.

d'air ; leurs rayons de chaleur, comme les corps éclair transmettent leur lumière.

Si dans une enceinte fermée de toutes parts , et entt par une cause extérieure à une température fixe a , pose que divers corps sont placés sans qu'ils tou< cune des parties de l'enceinte , on observera Jt.s férents ] suivant que les corps introduits dans vide d'air sont plus ou moins échauffés. Si l'on i un seul de ces corps, et qu'il ait la tempérai l'enceinte, il enverra par tous les points de sa de chaleur qu'il en reçoit du solide qui l'en cet échange de quantités égales qui le m premier état.

Si l'on introduit un second corps do soit moindre que a, il recevra d'abord . vironnent de toutes parts sans le tou< chaleur plus grande que celle qu'il de plus en plus , et il perdra par sa qu'auparavant La température ini lement, s'approchera sans cesse en sorte qu'après un certain tem| insensible. L'effet serait contra même enceinte un troisième coi rait plus grande que a.

Tous les corps ont la proj leur surface; ils en envoient échauffés ; l'intensité des rayo ment avec l'état de la superhV

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