‹ Théorie analytique du système du mondeChapitre 10 sur 149 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

Théorie des Mouvemens planétaires.

La détermination des inégalités auxquelles peuvent être soumis les mouvemens des corps célestes, soit en vertu de leurs attractions mutuelles, soit par l’action de toute cause étrangère aux forces principales qui les animent, est sans contredit l’objet le plus important de la théorie du système du monde. Nous avons donné dans le second livre les inégalités indépendantes des excentricités et des inclinaisons des orbites, et celles qui dépendent de leur première puissance : ce sont en effet, en général, les plus considérables, et celles par conséquent auxquelles il importe principalement d’avoir égard. Cependant il peut arriver que parmi les inégalités qui dépendent des puissances des excentricités et des- inclinaisons d’un ordre plus élevé, et même parmi celles qui sont de l’ordre du carré des forces perturbatrices, il s’en trouve que Tome I U. i

a* THÉORIE ANALYTIQUE

quelque circonstance particulière rende sensibles, et auxquelles il soit par cette raison indispensable d’avoir égard. On ne doit donc regarder les résultats auxquels nous sommes parvenu dans le livre II que comme une première approximation des mouveraens planétaires, et elle ne suflirait pas aux besoins de l’Astronomie, dans l’état de perfection où cette science est aujourd’hui parvenue. Nous allons par conséquent revenir sur cet important objet, et nous donnerons dans ce livre l’expression analytique des principales inégalités planétaires provenant des diverses causes qui troublent les mouvemens elliptiques des planètes autour du soleil, de manière que ces formules étant réduites en nombres, les tables qui en résulteront puissent atteindre à toute l’exactitude qu’exige la précision des observations modernes.

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