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STRUCTURE DISCONTINUE DE LA MATIÈRE HYPOTHÈSES FONDAMENTALES

La théorie cinétique deê ^ kz n'est qu'un rameau, — le plus parfait et le plus développé, — de la théone moléculaire de la matière. D'après celle-ci, la continuité de la matière, solide, liquide ou gazeuse, n'est qu'une appalence due à l'insuffisance de nos moyens d'observation, et masque une discontinuité réelle. La. matière, sous tous pes états, est formée par une agglomération de particules distinctes et très petites, dont les liaisons mutuelles et les mouvements dépendent de la température et de la pression, et dont l'assemblage simule un milieu continu. Dans les solides, les particides n'ont que des oscillations relativement faibles autour de leurs positions d'équilibre moyennes. Dans les liquides, les mouvements sont plus ainples et donnent lieu à des glissements faciles des particules les unes par rapport aux autres : leurs actions mutuelles maintiennent encore une cohésion d'ensemble, et, par suite, un volume à peu près constant, mais non plus une forme invariable comme d^-n» les solides. Dans

Bloch. — Théorie cinétique des gaz. cl

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les gaz enfin, les particules échappent presque entièrement à leurs actions mutuelles, la cohésion devient faible ou nulle et, dès lors, les mouvements presque reotilignes dont les particules sont animées ne sont troublés que jMir leurs chocs incessants contre les autres particules on contre la paroi du vase qui les contient. Ces derniers chocs sont l'origine de la pression que le gaz exerce sur la paroi ; la liberté des mouvements moléculaires explique d'autre part la diffusion du gaz dans tous les espacée vides qui lui sont offerts ou dans un autre gaz. X La théorie des gaz est plus facile à développer que les autres : Tabsence presque totale des forces de cohésion, dont la loi inconnue joue un rôle essentiel dans les états condensés de la matière, et l'écartement relativement grand des molécules que l'on peut, en première approximation, assimiler à des points matériels, apportent dans les raisonnements et les calculs de larges simplifications. Nous nous y arrêterons longuement, et ne parlerons qr v cessoirement de la théorie des liquides et des y^ifidos.

Au point de vue physique, le trait essentiel de la théorie est que la chaleur n'y est plus considérée comme une variété d'énergie distincte de l'énergie mécanique. C'est l'agitation moléculaire ou, d'une façon plus précise, l'énergie cinétique des molécules, qui représente la majeure partie de la chaleur contenue dans le gaz. Le surplus est représenté par l'énergie potentielle due aux attractions intermoléculaires. On voit donc que le principe de l'équivalence de la chaleur et du travail est, en quelque sorte, matérialisé dès le début par la conception même que l'on se fait de la chaleur. De là le nom de théorie .mécanique des gaz que l'on donne quelquefois à cotte doctrine. * x

D'autre part, comme l'expérience directe no permet pas d'atteindre les molécules et leurs mouvements indi-

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