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CHALEURS SPÉCIFIQUES DES GAZ

nature du gaz. La valeur numérique de ces constantes est, pour la première

C„ = -R = ergs = 2,97 calones

et pour la seconde

Cp = - R = 4,96 calories.

Le rapport des chaleurs spécifiques doit avoir la valeur invariable

(Ses prévisions sont bien confirmées par Texpérience. Ainsi, pour l'argon, la chaleur spécifique moléculaire sous volume constant a jbien la valeur 2,07 à toute température. Pour les gaz monoatomiques suivants on a obtenu les valeurs de y écrites en regard :

Vapeur de mercure 1,666

Argon 1,667

Krypton 1,666

Hélium . . 1,662

22. Gaz parfaits polyatomiques. — Si les molécules ne sont plus des sphères homogènes élastiques, si de plus elles peuvent exercer des actions à distance les unes sur les autres, la chaleur que Ton communiquera au gaz sous volume constant ne servira plus uniquement à accroître rénergie cinétique de translation des molécules : une partie pourra se convertir en énergie cinétique intramoléculaire, ou encore en énergie potentielle.

Dans le cas particulier d*un gaz parfait polyatomique,

on supposera qu'il n'y a pas d'actions à distance entre

molécules, et que les chocs sont élastiques.^ La chaleur,

..^.. , ^oogle

fî6 THÉORIE CINÉTIQUE DES GAZ

lors de sa disséminatioii par les chocs, ne pourra alors se répartir qu'entre l'énergie cinétique de translation et l'énergie intramoléculaire : l'énergie potentielle intermoléculaire sera nulle.

Soit dQ la quantité de chaleur, évaluée en unités d'énergie, nécessaire pour élever de dT la température d'une molécule -gramme du gaz sous /volume constant. On posera, d'après ce qui précède

dQ = dQi-f-dQ„

en désignant par dQ^ la chaleur convertie en énergie cinétique de translation et par d Q , celle qui se transforme en énergie intramoléculaire.

L'expression de dQ,, déjà calculée ci -dessus, est

dQ^=:^ndT,

L'expression de dQj est inconnue, mais elle est évidemment proportionnelle à <ZT et l'on peut admettre que le coefficient de proportionnalité est une simple fonction de la température*. Nous poserons

3Ea

d% = odQi =. —^dT,

en désignant par a une fonction inconnue de la température. La chaleur moléculaire du gaz sous volume constant devient, d'après cela,

1. En effet l'énergie moyenne accumulée à l'intérieur d'une molécule, par suite des chocs, ne peut pas, en régime permanent, dépendre de la fréquence des chocs (pression), mais seulement de leur intensité (température).

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