‹ Théorie cinétique des gazChapitre 43 sur 63 · CO · texte numérisé non relu

CO

Air.

Les nombres de chocs par seconde effectués par une molécule se déduisent de la formule (23). Ce sont les inversée des nombres de Tavant-demière colonne.

Les durées des libres parcours moyens s'obtiennent par la formule {24)Len divisant les libres parcours moyens l par les vitesses moyennes v. On obtient ainsi le complément suivant au tableau qui précède.

Natukb du gaz

T. 10*0 sec.

Hydrogène H«

Oxygène 0«

Azote ^N«

Argon Ar

Hélium He

Oxyde de Carbone CO . .

Gaz carbonique CO* . . .

Air

66. Constantes électroniques. — Il est intéressant de compléter les tableaux précédents par quelques constantes qui s'y rattachent et qui interviennent à chaque instant dans les théories moléculaires modernes de l'électricité.

Nous avons déjà signalé page 108 que la constante d'Avogadro est liée d'une manière intime à la valeur de l'atome d'électricité ou électron, dont l'existence a été reconnue dans un très grand nombre de phénomènes physiques. Cette charge élémentaire est celle qui est transportée par tous les ions monovalents dans l'électrolyse. C'est aussi celle de tous les ions gazeux et do toutes les particules constituant les rayons cathodiques, les rayons p du radium, etc.

On sait qu'un ion gramme monovalent transporto dans l'électrolyse une quantité d'électricité de 96 500 coulombs. Ce nombre F est désigné souvent sous le nom de constante de Faraday. Il est évidemment lié* au nombre d'Avogadro N et à la charge élémentaire e par la rela- -tion

F = Ne. r- î

Si Ton prend pour N la valeur numérique 65 . 10" admise ci -dessus, on en déduit

F c = — = 4,46. 10~*° unités électrostatiques.

Parmi les déterminations de N dont il a été question ci-dessus, quelques-unes sont en réalité des déterminations de e, ce qui, d'après la relation qui vient d'être rappelée, revient au même.

Les particules chargées négativement qui constituent les rayons cathodiques ont la charge précédente. Par contre, leur masse est plus faible que celle des atomes les plus légers, et elles représentent rélément ultime de matière, qui entre dans la constitution de tous les atomes. On les appelle électrons ou corpuscules. L'expérience a permis de déterminer avec précision, par plusieurs méthodes qui concordent au moins au centième, le

rapport — de la charge à la masse d'un corpuscule. Le

nombre obtenu est

— = 1,766. 10"*^ unités électromagnétiques.

Par rapprochement avec la valeur de e, on en déduit la masse d'un électron '

m = 8,4.10"** grammes.

En se reportant au premier tableau ci- dessus, on voit

que cette masse est la fraction — - de celle de l'atome le

plus léger, l'atome d'hydrogène.

Donnons enfin la valeur du quantum d'action h de Planck. Cette valeur, déduite de l'étude du rayonnement ou de celle des chaleurs spécifiques, est

h=Q,^, 10-" unités C. G. S.

57. Constantes numériques intéressant la théorie cinétique. — Nous réunirons dans les tableaux suivants un certain nombre de constantes mesurées expérimentalement et pouvant servir à la vérification des diverses théories exposées précédemment.

Tableau J.

Variation du coefficient de viscosité des gaz avec la pression (d'après Kundt et Warburg).

P Air aux pressions inférieures à une atmosphère :

Pressions en mm. Coefficient de viscosité

de mercure. à 15^,

2® Gaz carbonique aux fortes pressions :

Pressions en Coefficient de viscosité

atmosphères. à 32%6.

__ gle

Tableau II.

Variation du coeffleient de viscosité de l'azote avec la température (Bestelmeyer).

Pemp^ature centigrade.

— observé.

calculé (formule de Sutherland).

Tableau III.

Relation entre le coefficient de viscosité, le coefficient de conductibilité thermique et la chaleur spécifique sous volume constant (form. 34 bis), d'après Eucken.

{Tem/pérature 0^).

Gaz

He.

Ar.

co. .

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