‹ Theorie de l'art du comédienChapitre 37 sur 131 · ORATEURS ROMAINS · texte numérisé non relu

ORATEURS ROMAINS

CATON le Censeur montra tout le beau des sentimens ; noble

fierté.

ClGÉfiON réunit toutes les qua-

lités qui avaient immortalisé les plus fameux orateurs; force de Démosthénes , abon.

dance de Platen , douceur d'isœrale.

l54 MA?<iU£L THÉÂTRAL.

ÉMOTtOM.

agitation , trouble ; moui^ement soudain qui s'empare tout d coup de Vdme.

Le public aime mieux être amusé cpt'insi' truit, et remué que convaincu. Lcbô^tt lé plus général des hommes rassemblés au théâtre^ est celui d'une émotion continuelle.

Saâ^ une émotion intérieure , il n'est jâmâîâ de grand talent,

n ti'y â tien (jui ne puisse être admindok quand une émotion intime y enttahiie ^ ntie émotion qui patt du centre de l'âme et doBune celui qui la reissdttt plus encore que Ctfltti t]lii eu est témoin.

il y a (kie^ \eû di^rentes nations une ÊiçiDn particulière de jouer la tragédie ; xaai$ réimpression de la douleur est toujours la même d'un bout du monde à l'autre : et depuis le sauvage jusqu'au ï*oi^ il y a ^i^iielque chose de semblable lorsqu'ils sont vraiment malheureux.

T^ttto émc^ioii s'âifFaiibli^t par k duciée^ 4^^sl pôuf Cêïà ijtt^il ne Ëiut jamais outrer l'e^pttèssion. Il ne faucéœismvoiir les spectatieii» «fâ'j»tant qu'ils veulent être émus; car il est un

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point au delà duquel l'expressioiï est trop dciti^ loureuse et devient fatigante.

Ile^t pluii aisé d'ébranler les nerd que d'émouvoir le oœûr; pour émouvoir fet fâvît tefe spectateurs^ il faut kur présenter des iiuagéis auxqniBlles ils ne s'attendent poitit) et vèfpté^ senter encore ces images. La musique qtii a tafit de pouvoir sur les hoiÉime^ tié paPtiéftt à ks îo)mhef que par des répétition; il ti^y ^ pas un air pathétique où Id même li^df liè nsTienne piusiours fois , et ic'est biniâi qu'il éaieut;

SDIPLOI^

ùenre dé râle (ju^Un comédien remplit. .

Aux théâtres royaux l'aptitude passe ^ mais l^mploi reste ^ il est à vie* Voilà un des abus des droits de l'ancienneté.

Il faut qu'un acteur sache deviner sa pllaçe ^ c'est un tact qui manque à beaucoup de gelDSv

On distingue ainsi les eûiplois dans les grands théâtres^j pour la tragédie : Pèl:«s vio* blés , premiers rôles ^ jeunes premiiers côlesâ^ deuxiràaes rôlc^» rois^ tiroi^àm^^ cô}^s^ grands'^coafidens^ coû.fidens^ utilités ^ acaessoires.

Pour les rôles de fcmmes j reines, premiers

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rôles, grandes princesses, jeunes premières, confidentes , rôles à récits , utilités.

Dans la comédie : premiers rôles , jeunes premiers, troisièmes rôles et raisonneurs, pères nobles , manteaux , grimes , premiers comiques, deuxièmes comiques , paysans, utilités, accessoires.

Pour les rôles de femmes ; premiers rôles , jeunes premières, amoureuses, ingénuités, caractères, soubrettes^ paysannes ^ utilités.

U fut un temps au Théâtre-Français, où le même acteur remplissait les rôles de rois, d'amoureux , de petits maîtres , de gascons et d'ivrognes ; tel était Salle qui mourut en 1707. Voilà ce qu'on pouvait appeler à la lettre un comédien , un homme qui jouait tous les genres; voilà ce que devraient faire tous ceux qui veulent être comédiens j mais reste à savoir si l'on serait bon ou mauvais cô^ médien; au surplus, on peut être comédien médiocre et cependant être un grand acteur:

Les acteurs jouant la comédie ne doivent parvenir à la tristesse , lorsqu'elle devient înr dispensable , que lentement , par degrés et comme des personnes qui s'y refusent. Si leurs rôles ne doivent pas faire rire , il ne faut pas qu'ils s'opposent , par un air sombre et ennuyé, à l'impression comique qui peut liaître des per-

sounages avec lesquels ils sont en scène ; mais si eux-mêmes ont à dîre des choses risibles , ils doivent employer tout leur art pour ne rien ôter à l'expression sans rien perdre de la no- v blesse. Ces principes sont applicables à tous les acteurs de comédie en général, mais particulièrement aux rôles d! amans.

L'emploi des caractères dans la comédie est le plus difficile du théâtre. Plus un rôle est marqué , plus il est malaisé de le bien rendre. On peut en lisant apprendre comment pensent les hommes suivant leurs différens caractères , mais ce n'est qu'en les voyant qu'on peut connaître la manière dont ils expriment leurs pensées.

n faut dans les caractères n'employer que des traits décidés et fermes j ce qu'on ne fait pas aisément lorsqu'on ne veut pas outrer la nature. •

Le genre des premiers rôles ^ deuxièmes rôles et caractères s'appelle haut comique, parce qu'il réunit à la fois le plaisant et la noblesse.

Les valets^ les paysans , les vieillards ridicules , les niais et les bouffons composent le bas comique. ^

Ces emplois sont plus faciles à remplir quie ceux du haut comique ; moins on est obligé

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d'avoif cle noblesse et do grâce dam la figure , de |43ta^se et de flexibilité dans la voix « plus le jçu devient facile. Ce sont n^ème des qualités dont on doit souvent se défaire quand cm jone le bas comique.

1^ plaisant est un point fort délicat , on s'y trompe souvent ; et si le goût naturel ne retient «in acteur dans le vrai ebemin , il revente au lieu de faire FÎre. Il faut remarquer qu'un eomique doit être plaisant , non-seulement lorsqu'i} est dans une situation gaie ; mais encore lorsqu^il se trouve dans une situation triste et qu'il parle de choses affligeantes j il y a très-peu d'e^eptions.

Il ne faut pas confondre Iç gei^e bouffon avec le genre comique.

Dans le premier genre celui qui charge le plus et qui est le plus ridicule est toujours le plus applaudi.

njiq«Le .QÙ J'QB rft^s^ijtje pliji3 «i^fiifteç;t.

On doit faire remarquer aux actMW, >à

rég^rji 4fi^^ «»pfe^ , que msi.^ qui geicroieiîttidestJip4^ fii ,\^f kâ )pri^iâiQit» j^lâs, jiQ Aqiiemm pas pour cela s'abstenir de jouer .d-abiwd inl ^s. (^j^gQiidAkô^ > lânignus d'ailleurs .knrs PPJffiPSi;!^ SQn^âeoAei^t.e^pcâK^ qn'iàtfeideisoyuKr

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emploi. Ce principe méconnu égare ^ et perd beaucoup de jeuiie9 commeoçans.

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