RÉPERTOIRE
JËtat du nombre des rôles suspçkr un acteur; ^tcLt des pièces qui sont jouées prdinairejne,t^t, à ^^n théâtre^ et de celles quidçi^entY être jouées pendant une semaine . . .
Ce dernier répertoire devrait toujoujcs êjtre iayariable ; mais il est rare, qu!il eu soit àip^i , attendu le chapitre des indispositions,, dies rivalités, des amours-propres, etc., etc., etc.
La composition d^un répertoire serait une chose assez curieuse pour Tôbseçyateitr qui pourrait s'y trouver.
58o MANUEL THÉÂTRAL.
BÊPÉTinON.
Représentation (Tune pièce ancienne ou no uellej sans public j ou devant P auteur seuleme — Partie de représentation d hjus clos dl\ pièce déjà jouée.
Il serait nécessaire ^ ainsi que nous Favo: déjà dit , de répéter comme si Ton représ tait; cette règle est presque entièrement mi connue des comédiens, qui ne l'observent gu^ ire qu'aux dernières répétitions des pièces no^^u^ }'* velles.
Les répétitions sont ordinairement décousoLCS et lâches ; elles sont souvent l'occasion de ca».Tïséries très-étrangères à Tart théâtral.
Rien n'est si fort que l'habitude; et Ton sfiût ce qui arriva à une jeune actrice jouant daxis im opéra^comique , et qui s'amusait^ en répétant^ à ajouter des variantes à un coupl^"^ finissant ainsi :
. • . Un peu plus tard Si ma mère n'était yenue , J'ëtais • . . J'étais perdue.
Cette actrice changeait ordinairement <^^ dernier mot en im plus énergique et finissaï-* par la même rime » et elle eut le malheur do
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dire à la représentation. On peut juger de l'effet que cela produisit dans la salle.
En geEtéral, on ne devrait rien rabattre de ses moyens aux répétitions, excepté pour celles qui ont lieu le jour de la représentation même. Les comédiens ont aussi l'habitude de faire des premières répétitions les rôles à la main. Cest une mauvaise coutume; il ne faut répéter que lorsqu'on est en état de bien répéter.
Voici un mot plaisant que dit mademoiselle Clairon à une répétition de la Sémiranùs de Voltaire i
«Au troisième acte il y avait un tonnerre dans une scène où mademoiselle Dume^nil jouait le granid rôle> et un autre au cinquième. A la ^'épétition générale^ le gagiste, qui avait le département de la foudre , étant prêt à lancer le ^«irreau dans la scène de mademoiselle Clairon, ^t ne sachant s'il devait frapper un coup sec ^t brusque ou prolonger le bruit , s'avisa de ^X"îer du haut des nuages , à l'actrice : « Le '^auleZ'Vous long? — Comme celui de made^ ^^^iselle Dumesnilj répondit-elle. »
^^|iétlfion ^^ mots mf^xian$ ^m$ h mint tira^
Ott bans (4 mm^ ^^tû$e.
Lorsque Ton prononce deux fois le même mot, ou qu'on répète un membre de phrase, surtout par ironie , on doit graduer rénergiô de Texpression.
Un des exemples les plus frappans de ce principe , se trouve dans les imprécations de Camille (Tes HoracesJ , lorsqu'elle protiotice, devant son frère , les quatre vers suivaïis :
Rome l'unique objet de mon ressentiment ; Rome à qui vient ton bras d'immoler mon limintî Rome qui t'a vu naître et que mon cœur abhorrç^ Rome enfin que je haïs , parce qu'elle t*honore.
Ces imprécations sont une de celles les plds terribles qui existent au théâtre. Cest suJrtbUl dans des cas semblables à celui que nous citons , que les acteurs doivent ménager letirt moyens en commençant.