SIFFLET
Son aigu ; marque (Timprobation.
L'origine du sifflet au théâtre vient de ce
qu'anciennement le machiniste qui voulait fai baisser la toile à la fin d'un acte ou d'une piè se servait d'un sifflet. Le public depuis l'a i en cela , que lorsqu'un acteur ou une pièce déplaisent , il siffle pour le prouver. H arrL jadis que, dans un moment où une pièce n' tenait pas de succès, un plaisant se mit à siSL le garçon de théâtre croyant que c'était le chiniste, baissa la toile; aussi depuis cet aventure on sonne pour faire baisser le ridea
SOCIÉTÉ (de Comédiens). —
Réunion; Assemblée.
En 1767 on disait encore au conseil d'éta--^ dû Roi , dans le préambule des règlemeos d^^ ^ la comédie française : Troupe des comédien^-^^^ français.
On s'est servi ensuite du mot compagnie ^^ *' comme plus relevé et plus décent.
Le Sage diten plaisantant dans Gil-Blas : « ne faut point dire la troupe; il faut dire compagnie. On dit bien une troupe de bandits, une troupe de gueux , une troupe d'auteurs -^ mais on doit dire une compagnie de comédiens. »
Plus tard on a dit : société des comédien^ français; cette locution est réservée maintenanc
MANUEL THÉATKAL. 4l$
^ux théâtres royaux; on se sert encore du mot ï*o«pe pour tous les autres théâtres de Paris et l«s départemens.
liinguet, dans le cours de ses Annales^ plai- ^sinte beaucoup les comédiens sur leur gravité ia.ns leurs noms , leurs délibérations > leurs comités , leurs arrêtés , etc. , etc.
On rapporte l'anecdote suivante, arrivée' Biux comédiens français , en députation auprès du parlement. Dancourt était l'orateur : il se Servit plusieurs fois dans son discours du mot compagnie ; le premier président dit à la fin <iu discours : la troupe du parlement remercie la compagnie des comédiens.
Il faut dire à l'honneur des comédiens , qu'aujourd'hui ces plaisanteries seraient déplacées; Pintérieur de leurs sociétés s'est amélioré comme toutes les autres choses , et il s'amélio^ rcra de plus en plus .