AVERTISSEMENT DES TRADUCTEURS
Clebsch, comme on sait, né à Kœnigsberg le 19 janvier 1855, est mort, généralement regretté, à Göttingue le 7 novembre 187:2, ou dans sa quarantième année. Diverses notices ont paru sur sa vie si courte et si bien remplie, une, entre autres, en une brocbure de 1875, publiée à Leipsig sous le titre Alfred Clebsch, Versuch... Essai d'une exposition et d'une appréciation de ses œuvres scientifiques, par un de ses amis, et aussi Zum Andenken... A la mémoire de R. Fr. A. Clebsch.
Son livre, dont nous donnons la traduction, a été édité en septembre 1802, lorsqu'il était âgé de vingt-neuf ans , après un Cours professé en 1861 à Carlsruhe. Il offre toujours un grand et actuel intérêt. Mais, quelques travaux dont il n'a pas eu connaissance avaient été faits sur le même sujet; d'autres, plus nombreux, ont paru depuis, la plupart en de courts extraits ; et la rédaction ultérieure de quelques-uns encore inédits a donné ouverture à des idées nouvelles.
Nous avons donc cru devoir accompagner notre publication de Notes nombreuses et étendues, dont quelques-unes forment des sortes de traités sur plusieurs points, dont on sentira, nous le croyons, l'importance.
Parlons d'abord d'un changement opéré dans un grand nombre de formules afin de les rendre applicables aux solides tels qu'ils sont presque tous.
Les formules du livre de Clebsch n'ont été dressées (excepté au £ 11) comme sont celles de Kavier, Lamé, Poisson, etc., que pour les corps dont la matière est complètement isotrope ou d'égale contexture et d'égale élasticité dans tous les sens autour de chaque point.
Cette sorte de contexture n'existe presque jamais.
Si, en effet, dans les corps prismatiques, employés comme matériaux de construction, l'on peut assez ordinairement supposer l'élasticité sensiblement égale suivant les divers sens transversaux, ou, au moins, ne faire entrer dans les calculs, pour ces sens, qu'une élasticité et une résistance moyennes, il n'en est nullement de même pour le sens de la longueur; car.;
lion G = äjr~, - qu'il démontre, à la fin du g 5, pour les corps complè-