L ORDRE ET LA FORME. — LE RELIEF, LA COULEU.R
17. L'idée usuelle de la/orme correspond à toutes les formes naturelles, ouvrées ou inventionnelles , qui ont trcMs dimensions. Par extension, on appelle du nom de forme T espace plan délimité, la figure ou Fà-plat terminé par des contours, et par suite, ces contours eux-mêmes, c'est-à-dire les lignes ou délinéations . Cette figure est la représentation, T image om le dessin d'une forme naturelle ou ouvrée, ou bien est purement une figuration inventionnelle.
18. L'idée de V ordre préside à l'arrangement des parties constitutives d'une forme, de telle sorte que, sous la forme abstraite ou dépouillée de ses attributs réels ou sensibles, on conçoive un diagramme ou le plan de disposition du type purejnent intelligible de la forme réelle.
L'idée de Tordre est plus particulièrement Tidée de l'arran gement des différentes parties, disjointes ou discontinues ou seulement distinguées par l'analyse, qui constituent la disposition dans les formes esthétiques et l'ornement , et Yordon nance dans l'art monumental.
19. La notion de la forme prend deux acceptions principales : celle de la forme abstraite, figurative ou géométrique \ et celle de la forme concrète, expressive ou esthétique.
Toutes les formes particulières sont définies ou décrites
I® par leurs caractères géométriques ou par des termes qui, tirés de la géométrie , participent de son exactitude ; 2® par leurs caractères pittoresques pour la définition desquels on emploie des métaphores nombreuses et arbitraires qui peignent, par la parole, les formes très-diversifiées de la nature et de Tart.
L'idée de la forme abstraite, d'abord exclusivement géométrique, contient aussi les points de vue particuliers : i*^ de la forme matériale, -substantielle et corporelle ; 2® de la formeenveloppe, idéale et configurative, qui embrasse les points les plus proéminents d'une forme matériale, organisée ou bien ouvrée.
La notion de la forme concrète, d'abord matériale, contient aussi les points de vue particuliers de la forme organisée, de la forme ouvrée, enfin de la forme esthétique.
Le tableau suivant coordonne les différentes acceptions de la notion de la forme et indique, autant que la chose est possible parce moyen, leur ordre de dépendance mutuelle.